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Les histoires rocambolesques de Mme Marie-J. Sévigny un agent d'immeuble à la rencontre des esprits

Une info PUB par Céline Jacques 

Marie-J. Sévigny agent d'immeuble, a eu l'occasion de faire malgré elle la rencontre d'esprits occupant les lieux de certaines propriétés. J'ai eu un entretien avec elle tout à fait renversant sur les expériences surnaturelles hors du commun qu'elle a vécues.

Cette femme, pourvue d'une créativité exceptionnelle, aborde son travail avec sérieux et professionnalisme. Ses résultats sortent vraiment de l'ordinaire.

Sans plus attendre, voici tous les détails de son récit des plus rocambolesques.

Madame Jacques, si vous m'aviez dit qu'un jour je serais amenée à croire aux anges, aux esprits ou même à tout ce qui est d'ordre ésotérique, je vous aurais ri en pleine figure. Je vous avoue que les temps ont changé et que je n'ai plus cette étroitesse d'esprit, car « ils » se sont organisés là-haut pour croiser ma route afin de bien se faire entendre !

Voici, comment tout cela a commencé…

J'étais mariée et, comme beaucoup d'autres, ma vie de couple battait de l'aile. Nous avions acheté une propriété qui, en quelques mois, que dis-je, quelques semaines à peine, devint notre toute dernière demeure conjugale.

Mais avant tout cela, nous avions loué l'une de nos propriétés à un couple que nous croyions honnête. Malheureusement, ces derniers avaient tôt fait de cesser tout versement de loyer pour finalement nous faire parvenir un avis de faillite espérant se blanchir de leurs responsabilités financières à notre égard. Ils ont même été jusqu'à déménager durant la nuit. Par contre, comme tout se sait dans la vie, quelques jours plus tard, des connaissances sont venues nous révéler où ceux-ci se trouvaient.

Nous nous sommes aussitôt rendus à l'adresse indiquée, histoire de vérifier l'information, mais surtout dans le but de leur proposer une approche conciliante susceptible de parvenir à un quelconque consensus. Une fois sur place, je sonnai et je tentai de discuter avec eux, armée de la meilleure volonté du monde, mais en vain. Tout ce que j'y gagnai fut d'être confrontée à la colère de monsieur, particulièrement dérouté d'avoir été si facilement retrouvé. Désarmée, je vis ce dernier, survolté, sauter dans son super bolide et quitter les lieux en trombe en faisant crisser ses pneus.

 

 

 

 

Laissée ainsi en plan sur le pas de la porte, je remarquai alors que cette maison était à vendre par un agent. J'ai spontanément suggéré à mon conjoint mi-sérieuse, mi-amusée : « Et si on achetait la maison afin de les évincer et obtenir notre dû? » Et lui de me répondre : « Pourquoi pas? De toute façon, on a vendu l'autre maison et on doit se reloger. En plus, elle me plaît bien celle-ci. Appelle l'agent ».

C'est donc ainsi que nous sommes devenus propriétaires de cette « dernière » maison. J'étais toutefois bien loin de me douter de tous les tracas dont j'écoperais en ces lieux.

COMME SI LE MAUVAIS SORT S'ACHARNAIT DÉLIBÉRÉMENT

Imaginez-vous qu'à peine une semaine après avoir fait notre offre d'achat, nous avons appris, consternés, et le mot est faible, que son ancien locataire, celui-là même qui avait justement quitté les lieux en trombe avec son bolide, s'était tué sur le coup en s'écrasant de plein fouet contre une bétonnière. Au début, je fus très éprouvée et remplie de remords à l'idée d'être en partie responsable. J'ai cependant appris par la suite que sa conjointe venait justement, au moment précis de ma venue chez eux, de l'informer qu'elle avait un amant. Il n'était donc pas surprenant qu'il se soit montré sourd à toutes tentatives de discussions.

Nous avons malgré tout finalisé l'achat de la maison et emménagé au cours du mois suivant. Tout s'enchaînait à une vitesse folle puisqu'il s'agissait du même mois où des obligations professionnelles m'attendaient pour un congrès à Caracas au Venezuela. C'était à peine si j'avais eu le temps de poser les cartons que mon époux s'affairait à réparer, corriger, peindre et réaliser tout le nécessaire avec une motivation et un dynamisme que je ne lui connaissais habituellement pas. Totalement naïve, je m'envolai en emportant avec moi l'image d'un époux me semblant être plus responsable et profondément dévoué. Je n'y avais vu que du feu et c'est à mon retour au bercail, à peine dix jours plus tard, que je découvris le pot aux roses. Et, croyez-moi, ce fut tout un choc! Mon époux avait mis les voiles avec son employée en me laissant assumer toute seule cette imposante dette hypothécaire.

J'ai évidemment tout de suite remis la propriété en vente, sauf qu'à cette même époque, nous vivions une baisse importante du marché immobilier. Les conséquences s'en trouvèrent dramatiques pour moi puisqu'il m'aurait fallu assumer environ 50 000 $ de pertes, et ce, en comptant tous les frais d'acquisition et d'installation.

Femme de tête, j'étais malgré tout fermement décidée à ne pas me laisser abattre et à tout faire pour m'en sortir gagnante et éviter de m'enfoncer davantage dans les dettes. Évidemment, il me fallait être patiente. Je maintins donc le cap tout en étant obligée de prendre des pensionnaires afin de joindre les deux bouts. Mais qui dit pensionnaires dit parfois problèmes en perspective; et ce fut le cas, croyez-moi!

J'ai vécu toutes sortes de situations. Il y a pas grand-chose qu'on n'ait tenté de me voler : ma dactylo électrique, mon téléviseur, le Nitendo de ma fille, de l'argent pris à même le sac à main de ma mère lors de sa visite, etc. J'ai même découvert que l'un d'entre eux avait mis au clou mon micro-onde tout neuf. Une autre est tout bonnement partie avec mon mobilier de chambre à coucher pendant que j'étais au travail. Ouf! Ce fut particulièrement éprouvant. Vous voyez le tableau!

Chaque jour apportait son fardeau d'autant plus que, parallèlement à cela, ma fille entrait aussi dans sa crise d'adolescence à laquelle s'ajoutaient tous les rebondissements d'un divorce auquel je me devais de faire face. Bref, j'ai survécu là cinq années que je ne souhaiterais à personne. Et tout ce temps, la maison ne trouvait toujours pas d'acheteur, même en la fixant à bon prix.

À court de solutions, je décidai de louer la maison durant trois ans en espérant que cette période puisse permettre de reprendre sa valeur originale. Puis, le sort s'acharna à nouveau. Le locataire avait décidé d'aller skier dans les Laurentides durant tout un week-end oubliant, dans son étourderie, qu'il avait fermé les thermostats de la maison alors que la température extérieure affichait – 40o. Que s'est-il passé à votre avis? Les tuyaux éclatèrent à la suite du gel en raison du manque de chauffage. À son tour, l'eau inonda en totalité le rez-de-chaussée tout autant que le sous-sol. Résultat : plus de 32 000 $ de dégâts. Quelle mésaventure! Heureusement, les assurances prirent tout en charge. Je décidai donc à contrecœur d'occuper moi-même la maison à nouveau en étant plus que jamais décidée à attendre mon acheteur. Évidemment, je n'arrivais pas à comprendre pourquoi la vie exigeait constamment que je me batte avec tous ces imprévus.

ET SI… LES ANGES EXISTAIENT RÉELLEMENT…

Un jour, une amie me suggéra de l'accompagner à un cours sur la communication avec nos anges d'une durée de cinq semaines, à raison d'un soir par semaine. J'avoue que je doutais fortement que cet atelier puisse m'être d'une quelconque utilité. J'étais peu emballée de suivre cette session, et mon amie dut me convaincre que cela ne pouvait que m'aider à oublier mes tracas tout en me permettant de découvrir un nouveau réseau d'amis.

À ma grande surprise, je me laissai rapidement prendre au jeu puisque la majorité de mes demandes adressées aux anges se trouvèrent exaucées en un rien de temps. J'étais vraiment forte à ce jeu, car il s'agissait avant tout d'un simple jeu pour moi, bien que sans me prendre au sérieux j'obtenais des résultats assez étonnants. De plus, j'avais effectivement réussi à me développer un cercle d'amis des plus intéressants.

Finalement, de fil en aiguille, l'atelier me passionna suffisamment pour me discipliner à réaliser les exercices pratiques qui nous étaient suggérés. Au début, je me risquai à ne faire que de petites demandes tout en m'amusant. Étonnamment, j'en vins à exceller dans cette voie constamment surprise d'obtenir en grande partie ce que je réclamais, sauf évidemment la vente de ma maison! Les élèves de mon groupe étaient toujours abasourdis devant tant de succès. Deux années s'étaient déjà écoulées dans cette maison, et il était maintenant évident que je me devais de placer LA grande demande auprès des anges, dans le but de la vendre une bonne fois pour toutes.

Je me rappelle avoir installé aux murs de ma chambre une superbe bande de tapisserie orangée et verte comportant toute une série d'anges se succédant, aussi mignons les uns que les autres. J'avais choisi de peindre les murs d'un ton orange, similaire à ces charmants visages et le plafond du même vert que la bande. J'étais assez fière du résultat qui offrait un très bel effet visuel. Un soir pour m'amuser, je me suis même à les compter. Quelle ne fut pas ma surprise en voyant qu'il y en avait très exactement 51 et demi. Le dernier était coupé en deux afin de rejoindre le début de la bande. Or, notre professeur nous avait dit qu'il existait un total de 52 anges dans la hiérarchie. Wow! Quelle coïncidence que d'obtenir justement ce nombre. Comment cela pouvait-il bien se produire avec une telle précision? Nous étions vendredi et je venais tout juste de recevoir l'appel de mon agent d'immeuble me demandant une visite pour la première fois en dix ans! J'étais, vous l'imaginez, aussi heureuse que stupéfaite. Cette nuit-là, je me suis donc endormie en rêvant aux anges et à leurs adorables frimousses.

LORSQUE LE CIEL VOUS TOMBE SUR LA TÊTE

Je m'attendais à une nuit calme, toutefois ce fut loin d'être le cas puisqu'un orage imposant éclata. Je me réveillai à plusieurs reprises sous les multiples coups de tonnerre et des éclairs qui n'en finissaient plus. Au petit matin je parvins enfin à m'endormir, mais toute une surprise m'attendait au réveil. En ouvrant les yeux, j'aperçois avec horreur mon plafond ballonné, rempli d'eau, suspendu au-dessus de ma tête et menaçant d'éclater.

J'étais abasourdie! Ce que je voyais était à peine concevable. Même un film de science fiction n'aurait pas fait mieux. J'osais à peine bouger, au point qu'il me fallut littéralement ramper hors du lit pour m'en échapper. J'étais debout depuis quelques secondes lorsque cette énorme bulle éclata en déversant tout son contenu ainsi qu'une partie du plâtre sur le sol. J'étais désemparée. J'ignorais comment réparer tout cela. Je n'en pouvais plus. Imaginez! Moi qui s'attendais à recevoir, dans les prochaines heures, la visite de mon tout premier visiteur après dix ans de survie. Et voilà que tout m'éclatait au visage. C'était bien le mot juste! J'étais complètement au bout du rouleau. Je n'en pouvais tout simplement plus. Je me mis à hurler, à chialer, à pleurer de désespoir. Je ne voyais aucune issue possible à ce cauchemar. C'était la fin; je me résignais.

Puis, me revint en mémoire certains commentaires du professeur du cours sur les anges nous confiant que, dans certaines circonstances bien particulières, il était selon les circonstance permis de leur exprimer notre colère. J'étais vraiment dans cet état et je n'avais qu'une seule envie : leur dire leurs quatre vérités. J'étais tellement fâchée que je me rappelle leur avoir dit dans ma crise : « Vous êtes 51 et demi et vous n'êtes même pas foutus de tenir un plafond! Comment puis-je vous faire confiance? Vous allez me régler ça sur-le-champs et sans que ça me coûte un seul sou, parce que j'ai une visite à midi et vous avez intérêt à ne pas me faire manquer ça ».

Une fois la crise de larmes passée, je descendis au rez-de-chaussée histoire de me faire un café pour mieux me calmer. Je n'étais toujours pas remise du choc qu'on sonnait déjà à la porte. Ma fille avait justement choisi ce moment on ne peut plus inopportun pour venir me présenter son nouveau petit copain. Il faut vous dire qu'au cours de sa vie, ma fille avait eu tant de copains que ceux-ci dépassaient largement ma capacité à retenir leurs prénoms. Je prêtai donc une attention des plus mitigées à ce dernier. J'essayai toutefois de demeurer polie, lui offrant un café et m'enquérant de son prénom et de ce qu'il faisait dans la vie, histoire de jouer mon rôle de mère consciencieuse. Je n'écoutais que d'une oreille, tellement j'étais encore prise dans le marasme de ce dégât d'eau. Il me répondit qu'il était plâtrier!

Avez-vous seulement la moindre idée de la vitesse à laquelle j'empoignai ce jeune homme afin de lui faire monter les marches le menant à l'étage pour qu'il puisse y constater mon dégât d'eau? J'ai encore l'image de ma fille courant derrière nous, ne comprenant pas très bien ce qui se passait. Je sortis immédiatement escabeau, plâtre, pinceaux et rouleaux. Heureusement pour moi, ce petit jeune, dans un ultime désir de bien paraître aux yeux de sa nouvelle belle-mère, accepta de bon gré de mettre à profit illico tous les talents de son métier. Aussitôt dit, aussitôt fait. Mais le plus incroyable fut qu'il ne s'était pas écoulé plus de 30 minutes entre la fin de son travail et l'arrivée des visiteurs pour ma maison. Je fus littéralement sauvée in extremis. Durant la visite, je vivais l'angoisse que le visiteur s'étire le bras pour passer son doigt au plafond sur une peinture toute fraîche. Mais ouf! Heureusement, il n'en fut rien. Les anges avaient fait du bon travail en me sauvant de la catastrophe bien que je n'aie malheureusement pas reçue d'offre d'achat à la suite de cette visite.

LA CÉRÉMONIE DE PURIFICATION

J'ai connu toutes sortes de mésaventures confrontée à l'incapacité de vendre l'une de mes propriétés lorsqu'une de mes connaissances me dit : « Avec toute la série de problèmes que tu rencontres, je suis convaincue qu'il y a un problème avec ta maison. Soit elle se trouve située sur un fil tellurique, soit elle est habitée par de mauvais esprits. À ta place, je consulterais un chamane pour réaliser une cérémonie de purification et ça presse! ». J'ai finalement pensé que cette déduction ne pouvait être que forcément fondée car, sinon, comment expliquer cet échec avec tout le succès obtenu précédemment avec les anges. Je me mis donc à la recherche d'un chamane capable de résoudre cet épineux problème de nature presque surnaturelle.

Je finis enfin par trouver la personne recherchée. Comprenant bien l'apparente gravité de toute mon histoire, la chamane décida de se faire accompagner d'une deuxième chamane afin d'être mieux assistée pour affronter le pire. Ce fut donc à trois (m'incluant) que commença le rituel de purification. Je n'avais sincèrement aucune espèce d'idée de ce qui m'attendait. On me confia la surveillance de la flamme représentant la lumière. Je suivais donc sagement ces femmes afin de ne rien manquer de ce qui se passait tout en gardant un certain scepticisme sur l'issue d'une telle démarche. Tout à coup, sans que rien ne puisse le justifier, la flamme dont j'avais la garde menaçait de s'éteindre. Des courants d'air me frôlèrent d'un coté comme de l'autre sans la moindre source plausible. Je tentai de tenir mon rôle et de la protéger de mon mieux. Puis, sans raison, cela s'arrêta aussi net que ça avait commencé. Je n'y comprenais vraiment rien, il n'y avait aucune explication, et il n'y avait aucun sens à cette situation pour le moins inhabituelle.

D'après les chamanes, c'était bien l'œuvre d'un esprit qui s'enracinait en ces lieux, refusant obstinément d'aller vers la Lumière. Une fois le cérémonial terminé, elles m'apprirent tout bonnement que les circonstances imposaient de recommencer le tout, mais cette fois-ci, en reproduisant les mêmes gestes aux quatre coins du terrain.

Et c'est au cours de cette dernière étape que les choses prirent une autre tournure. Nous étions déjà dans une nuit assez avancée puisqu'il était plus de minuit. Non seulement j'étais totalement néophyte, mais de plus, j'avais un certain mal à distinguer les formes. Nous venions à peine d'arriver devant le foyer extérieur tout en brique lorsqu'un phénomène tout à fait inexplicable se produisit:: un courant d'air violent en sorti littéralement.

Les chamanes comprirent tout de suite ce qui se passait et me crièrent de protéger une fois de plus la flamme de cet esprit qui voulait l'éteindre. Le lien entre les circonstances et l'acquisition de la propriété ne m'avait pas sauté aux yeux sur le coup. Pour leur part, les chamanes m'apprirent qu'un esprit ayant déjà habité la maison était fermement décidé à nous empêcher de jouir des lieux. Cet esprit ignore sans doute qu'il est mort. Elles étaient convaincues qu'il s'agissait là d'une mort tragique puisque son âme ne s'était toujours pas libérée du plan physique.

Ainsi, selon elles, l'esprit se croyait toujours l'occupant de la maison et se réfugiait dans le foyer de pierres extérieur. La similitude de la forme du foyer à celle d'un mausolée leur confirmait d'après elles qu'il ne pouvait y avoir de doutes. Elles m'affirmèrent que si l'on y regardait de près on y verrait sûrement une trace significative. Imaginez le scénario. On se retrouvait dans l'obscurité à scruter les alentours du mieux que l'on pouvait à la recherche du fameux indice. Finalement, je fis une découverte des plus inattendues. À la base du foyer, sur l'une des briques, était incrusté le nom de l'ancien locataire lui-même, soit justement celui qui était mon ancien locataire non payeur, décédé tragiquement.

Que nous restait-il à faire? D'un commun accord nous nous sommes entendues pour détruire immédiatement le foyer. Je ne pouvais attendre au petit matin. J'étais tellement étonnée de tout ce que j'avais vu qu'à mes yeux il devenait primordial d'agir sans perdre une seule minute. À l'aide de marteaux et de pics, nous nous sommes attaquées à chaque pièce. J'ai déniché plusieurs petites boîtes afin de les transporter plus facilement. Nous avons terminé cette tâche ardue vers 4 h du matin. Épuisées, mais heureuses du travail accompli, je leur offris de passer la nuit à la maison, du moins ce qu'il en restait.

EN MOINS DE TEMPS QU'IL NE FAUT POUR LE DIRE…

Quelques heures plus tard, je profitai du sommeil de mes invitées pour avancer mes boîtes de briques jusqu'au bord de la rue en prévision du passage des éboueurs le lendemain. J'avais déjà réussi à en transporter une certaine quantité lorsque je remarquai une voiture qui ne cessait de passer et de repasser devant la maison. J'étais dans un tel état d'épuisement et d'irritation par toute cette nuit abracadabrante que je ne pus résister à l'envie de montrer une extrême impatience en m'adressant au conducteur du véhicule. « Et puis quoi encore, qu'est-ce qu'il y a? ». Et lui de répondre : « C'est parce qu'elle est belle votre maison ». Je répliquai d'un ton franchement agacé : « Et puis? ». Il ajouta avec une certaine hésitation : « Bien… c'est parce qu'elle est à vendre!… Est-ce que je peux la visiter? ». Surprise, j'acceptai de la lui faire voir. Il visita le hall, le salon, la cuisine et me dit : « OK, je reviens à midi avec mon comptable et je vous fais une offre. Est-ce que ça vous convient? »

Voilà dans quelles circonstances l'acheteur de ma maison s'est présenté après dix ans d'une attente interminable, mais également à peine six heures suivant le passage des chamanes. Comment puis-je imaginer après cette expérience qu'il s'agisse là d'un simple hasard ? Ce dénouement heureux fut le premier de toute une série d'événements qui ont contribué à modifier ma façon de voir les choses et à façonner ma vie par la suite. Eh oui, ces événements ainsi que la rencontre de votre chroniqueuse Mme Céline Jacques, une excellente coach en choix de carrières, ont fait en sorte d'orienter ma carrière vers l'immobilier!

J'exerce la profession d'agent immobilier depuis maintenant quelques d'années mais toujours avec un regard différent. Je prends le temps non seulement de comprendre les enjeux financiers de mes clients, mais aussi de saisir l'âme des lieux et celle de ses occupants. C'est en quelque sorte devenu un sixième sens pour moi.

Soyons clairs cependant ; j'exerce cette profession avec tout le sérieux qu'il faut et je ne m'affiche pas comme étant un agent qui travaille avec les esprits. C'est important de rassurer tout le monde sur mes propos. Je dis tout simplement qu'après une expérience comme celle que je vous ai racontée, et à force d'entrer dans différentes demeures chaque jour, on finit par avoir une certaine acuité, une sorte de sixième sens. Je ne réalise pas non plus de séances chamaniques, j'y assiste quand les gens m'y invitent. En résumé, lorsqu'une situation de vente semble inexplicablement bloquée, je m'interroge sur la possibilité d'une présence néfaste. Mais heureusement, il s'agit là d'une situation plutôt exceptionnelle. D'ailleurs, je me rappelle une autre expérience bien particulière.

Un jour j'avais une propriété relativement difficile à vendre. Rien ne justifiait que celle-ci ne se vende pas. Son prix était juste, elle était en bonne condition, située dans un quartier recherché, sans compter que c'était la seule à posséder un garage; un élément qui compte beaucoup lors de la vente d'une propriété. J'avais cumulé pas moins d'une soixantaine de visites et toujours pas d'offre. J'ai demandé aux propriétaires de me laisser leur maison quelques heures afin que j'y vienne en compagnie d'une chamane. Après la séance de purification, nous avons découvert qu'il y avait au sous-sol l'esprit d'un enfant qui refusait totalement que ses parents vendent leur maison. Il avait le sentiment de perdre le cocon familial. Au retour, j'ai expliqué aux clients ce que nous avions découvert même si je n'avais jamais vu d'enfants dans cette maison auparavant. C'est à ce moment qu'ils m'ont appris que leur fille était récemment revenue vivre à la maison. Le travail de purification lui a redonné la paix et les choses sont entrées dans l'ordre si bien qu'une dizaine de jours plus tard je leur apportais une offre pour leur propriété.

Dans un autre cas, il m'a fallu de nouveau faire appel à une chamane pour une propriété où survenaient toujours d'étranges problèmes, chaque fois que nous devions la faire visiter par des acheteurs potentiels. À titre d'exemple, le dernier problème s'est produit lorsque Madame passait l'aspirateur central. Imaginez-vous que le boyau de celui-ci s'était détaché tout seul de sa prise murale et que malgré tout il continuait à fonctionner!!! Cette situation les a vraiment décidés à procéder à une purification.

Lors de la cérémonie, nous avions presque terminé lorsque j'ai aperçu un crucifix suspendu à une poutre dans la salle de fournaise. Du coup, je dis à mes clients : « Qui a mis le crucifix ici? La dernière fois que j'en ai vu un semblable, il s'agissait du même type de crucifix qu'on retrouve sur la plupart des cercueils. » Mon client me répond qu'il s'agissait effectivement du crucifix de son père. Alors, je lui répondis que j'avais appris qu'il ne fallait jamais prendre le crucifix sur la tombe d'une personne, car cela avait pour effet de transférer l'énergie de son karma à votre demeure. Plusieurs personnes ne s'attardent tout simplement pas à la portée d'un tel geste croyant par erreur ramener avec eux une forme de protection alors qu'en posant ce geste, on accepte au contraire de prendre la croix d'une personne. Donc avant d'accepter cet objet, interrogez-vous si cet héritage karmique nous convient. J'ai donc conseillé à mon client d'enterrer cette croix ailleurs que sur son terrain afin que l'esprit sache qu'il n'est plus chez eux et pour que l'âme de ce cher disparu repose en paix et puisse suivre son évolution spirituelle.

UN TALENT QUI S'APPREND

En fait, il n'y a rien de mystérieux dans tout ceci. Vous n'avez tout simplement pas développé l'aptitude à ressentir la présence des esprits. Vous n'avez qu'à ouvrir votre coeur, écouter votre voix intérieure parce qu'ils sont là. Ils tentent de vous le dire, mais vous n'entendez pas. Ces esprits ne sont pas nécessairement maléfiques. Au contraire, la majorité du temps, ils vous veulent du bien. Je dirais même que dans la plupart des cas, il s'agit de parents ou de tuteurs décédés qui continuent de veiller sur vous comme si leur rôle parental subsistait même après la mort.

Les enfants aussi ont un pouvoir. Un pouvoir encore bien plus grand qu'on ne l'imagine parce qu'ils l'exercent de leur vivant! C'est pourquoi, avant de mettre votre maison en vente, je vous suggère fortement d'en discuter avec eux et de vous assurer qu'ils sont entièrement d'accord avec votre décision.

CONCLUSION

Pour terminer, la croyance sur le pouvoir des esprits n'est pas une notion nouvelle. Elle nous parvient depuis que le monde est monde. On fait appel au Chi, par conséquent à l'esprit, lorsqu'on pratique l'art du Feng Shui. Rappelez-vous aussi de l'époque des pharaons qui momifiaient leurs dépouilles entourées de leurs biens les plus précieux. Après tout, votre maison n'est-elle pas votre bien le plus précieux?

Voilà vous connaissez maintenant toute cette histoire rocambolesque.

Finalement, si vous désirez vendre votre maison, confiez-là à un agent d'immobilier étant avant tout à l'écoute de vos besoins et de vos intérêts de façon optimum. Si c'est le cas, alors n'hésitez pas à faire appel à mes services au : 514-212-3108.

Merci Mme Sévigny pour ce partage hors du commun.

Sachez cher lecteur et lectrice que Mme Marie-J. Sévigny dessert les régions suivantes : la Rive-Nord, les Laurentides, Laval, Lanaudière, Montréal, la Rive-Sud ainsi que la Montérégie.

Je suis certaine que vous l'aimerez beaucoup car elle est particulièrement consciencieuse, à l'écoute de vos besoins et elle s'appliquera à dépasser toutes vos attentes, comme ce fut le cas pour moi. N'oubliez surtout pas de lui mentionner que vous avez lu cette chronique signée Mme Céline Jacques