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Chronique cinéma
ÉTÉ 2012

 par Lucie Poirier, journaliste-analyste

L'été, saison privilégiée des films The Whale et Amador dont vous pourrez lire l'analyse. L'été, au cinéma, rappelle des luttes, dont celles des autochtones, lors du 22e Festival Présence Autochtone dont m'a parlé son directeur André Dudemaine. Le 7e Art a relaté les revendications liées à l'égalité des droits et des chances en affirmant les valeurs humaines qui les déterminent ainsi que la réplique du mois, dans la section En souvenir, nous le rappelle.

EN ENTREVUE

« Résistance des Premières Nations et déploiement d'un décor extraordinaire pour que le Grand Esprit du Caribou souffle fort sur la Place des Festivals à Montréal » André Dudelain, au phrasé poétique impressionnant, m'a entretenue du 22e Festival Présence Autochtone qui se tient du 31 juillet au 8 août 2012.

« Je suis directeur du Festival depuis le début parce que les artistes produisent des choses fascinantes. Le pari était de prévoir que ça se développerait et c'est devenu un événement artistique pour Montréal mais aussi sur le plan international. Le développement des arts et de la culture pour réaffirmer les identités, ça nous stimule et ça nous garde jeunes. »

Avec une belle érudition et un fascinant enthousiasme, il m'a parlé de cette influence de l'événement auquel d'autres nations s'associent : « La zone océanienne développe une forte cinématographie et on présente Toomelah avec un jeune comédien de 10 ans. On a voulu tenir compte la réalité culturelle et identitaire des autochtones d'ici avec le film du travailleur de rue, Paul Rivet, Apu ui Nepaian , qui présente des itinérants en désintoxication dans une forêt. Les projections au cinéma de l'ONF ne coûteront que 2$. »

« Nous avons un surgeon de Wapikoni Mobile avec Musique nomade. Nous avons aussi un autre film avec un enfant mais comique Boy de Taika Waititi. Dans Here I am , on voit l'histoire d'une femme qui sort de prison. La connexion est immédiate aux beautés des films. Les artistes tiennent des propos essentiels. »

Aux projections de films s'ajoutent des concerts et un circuit amérindien d'une durée de 3 heures. Le 6 juin, 4 poétesses innues animeront la soirée Le Nitassinan dans mon rêve. Quant à l'exposition des œuvres de jeunes graveurs mohawks à Oka et Kahnesatake, André Dudemaine ajoute : « il est beau le cimetière, ça valait la peine de se battre pour le conserver ».

Pour l'horaire complet, on peut consulter le site : NativeLynx.qc.ca. Le Festival Présence Autochtone à Montréal célèbre les valeurs sociales et artistiques. Ainsi que l'affirme André Dudemaine : « On veut recréer les ponts entre les différentes composantes de notre société. »

EN ANALYSE

The Whale

Scarlett Johansson et Ryan Reynolds ont produit un documentaire, comportant des images d'un précédent documentaire Saving Luna , et intitulé The Whale. Le film s'appuie aussi sur la narration de Reynolds, natif de Vancouver, en Colombie-Britanique. Ce documentaire nous rappelle la brève existence de Luna, un épaulard, ayant vécu dans la baie de Nootka Sound en Colombie-Britanique, Canada. Cette baleine devient le mammifère de l'incitation à la réflexion et l'occasion de s'émouvoir devant « un être intelligent d'un autre monde ».

Plusieurs des images d'archives ont été tournées par Michael Parfit et Suzanne Chisholm qui se sont consacrés à connaître Luna et à le protéger. Car Luna avait besoin d'aide, ses implorations étaient constantes. Les épaulards restent en communauté familiale qui inclut les grands-parents, les oncles, les sœurs… Luna était âgé de moins de 2 ans quand il a été remarqué pendant l'hiver 2000-2001. Dans sa solitude, il lançait des appels à tous les jours.

 

 

 

BANDES ANNONCES

FILMS TRAITÉS EN ANALYSE  :

  • The Whale Suzanne Chisholm et Michael Parfit 2010
  • Amador Fernando Leon de Aranoa 2011

FILMS RÉFÉRÉS AU COURS DE LA CHRONIQUE  :

  • Toomelah Ivan Sen 2011
  • Apu ui Nepaian (Je ne veux pas mourir) Paul Rivet
  • Boy Taika Waititi 2010
  • Here I am Beck Cole 2011
  • Saving Luna Suzanne Chisholm et Michael Parfit 2007
  • Fausta : la teta asustada Claudia Llosa 2009
  • Le cirque Charlie Chaplin 1928
  • Gentelemen prefer blondes Howard Hanks 1953
  • Singin' in the rain Stanley Donen et Gene Kelly 1952
  • DP75 Tartina City Issa Serge Coelo
  • The James Mink story : Captive Hearth Bruce Pittman 1996
  • Edge of madness Anne Wheeler 2002
  • The long walk Richard Pearce 1990

Le film ne ressemble pas à une science-fiction d'Hollywood, il exprime la personnalité de Luna, affamé de communication, voulant des interactions. Il est comme un bébé dans une forêt, « comme un enfant perdu dans un centre d'achats ».

Luna avait besoin de contacts sociaux car il était privé de ceux de ses semblables. Il leur a substitué les contacts qu'il avait avec les humains. Rapidement, la population de Nootka Sound caressait Luna, lui grattait la langue quand « il cherchait des amis ». Les émotions existent chez les animaux, le sens de la justice, le refus de l'injustice. Les animaux ont beaucoup à nous apprendre sur des valeurs de base, existentielles, naturelles.

Les épaulards ne sont jamais dangereux en liberté; les seuls cas de dangers ont été observés lorsqu'ils sont dans des aquariums et qu'on les force à donner des spectacles. Les épaulards vivent dans la mer depuis 50 millions d'années et ils éprouvent un sentiment de filiation. Ils nous enseignent que « dans la solitude, nous sommes incomplets ».

Dans le documentaire, Eugène Amos de la tribu Mowachaht Muchalaht remarque que ces animaux sont liés à la vérité et à la justice. Il affirme : « Je donnerais ma vie pour le protéger ».

Le Ministère des Pêches et des Océans du Canada s'est mêlé de la vie protégée de Luna qui était aimé; il a exigé une amende de 100 00$ à qui touchait Luna. Puis, il fut même interdit de le regarder. Des employées du gouvernement décident qu'elles seules l'attireront. Mais, Luna ne s'est pas éloigné des gens qui ne voulaient pas, non plus, cesser les relations.

Luna à quatre ans voulait de l'attention et on le rejetait. Il en est même venu à chercher un contact avec les hydravions. Le gouvernement a refusé qu'un donateur consacre 1 millions de dollars pour amener Luna avec ses semblables. Le gouvernement a aussi refusé l'offre des États-Unis qui voulait donner 10 000$ pour favoriser la proximité de Luna avec ses congénères.

Le gouvernement décide que Luna sera capturé, amené dans le Sud avec ses semblables. Mais, ceux-ci l'accepteraient-ils? Le gouvernement organise donc des procédures pour le vendre à un aquarium.

Le conflit devient alors politique. Des gens contactent les médias et la tribu Mowachaht Muchalaht, chantant en canot, entraîne Luna loin des représentants gouvernementaux. Luna se sauve pour retrouver les chanteurs de la tribu.

Une femme qui avait caressé Luna subit un procès mais Luna n'est pas appelé comme témoin.

Luna brise alors une barre. Aussitôt, un homme, Keith, porte plainte pour attentat meurtrier et réclame sa mort par la GRC, la Gendarmerie Royale du Canada.

Jamie, à l'automne, se consacre à le protéger lui aussi. Il choisit d'être avec lui le plus possible. Luna a 6 ans et manifeste toujours sa nature joyeuse. On le fait souffrir parce qu'il veut l'amitié avec les humains.

Puis, Luna se blesse et meurt en 2006 à la suite d'un choc avec un remorqueur.

Les privilégiés qui l'ont connu admettent : « Notre vie a été changé par notre affection pour cette petite baleine ». La conscience, la complexité, l'affection de Luna dans les relations qui ont traversé sa brève existence interpellent encore des années après sa disparition. « Dans cette eau froide, sa peau était chaude » confie cette femme, condamnée finalement à une amende de 100$ pour l'avoir caressé, et qui ne regrette pas ce moment qu'elle a partagé avec Luna : « Ce sera avec moi pour toujours ».

Amador

L'appellation comédie-dramatique s'applique au film Amador de Fernando Leon de Aranoa. Le drame commence avec Marcela, enceinte de Nelson, un homme qu'elle aime, dans une relation de couple à laquelle elle tient. À cause de difficultés financières, Marcela accepte de prendre soin d'un vieux monsieur, Amador, qui se divertit en faisant des casse-têtes.

La comédie vient de la cocasserie des situations pourtant liées à des faits graves. Marcela, lorsqu'Amador décède, doit cacher le fait à la fille du monsieur car elle a besoin de son salaire. Ses stratagèmes et ses complices se succèdent pour nous faire sourire avec tendresse. Yolanda, la dame de compagnie d'Amador, fait venir un de ses clients maquilleur de défunts pour participer à la dissimulation. Marcela achète des fleurs et des parfums à pulvériser ainsi qu'un ventilateur.

Or, la métaphore du casse-tête s'actualise, certes, à travers le puzzle même du vieux monsieur, Amador, mais, aussi, avec une photo déchirée, où apparait le couple formé par Nelson, le mari de Marcela, avec une autre femme, l'image est rassemblée par Marcela, et par une lettre déchirée de Marcela dont les morceaux sont réunis par le mari qui découvre alors qu'elle le quitte.

Peu à peu, les faits incomplets sont élucidés aussi par une cumulation de morceaux épars mais, de façon virtuelle : Dans le bus, elle transporte ses sacs à ordures et s'organise pour être vue alors qu'elle les sort du logement d'Amador afin de justifier l'odeur putride qui avait été perçue par un voisin. Marcela comprend que le gendre d'Amador venait dans le domicile lorsqu'elle reconnaît, entre les mains du gendre, le papier de bonbon qu'elle avait vu sur le sol, et lorsqu'on lui demande encore quel sera le prénom de son enfant, question à laquelle elle répondait qu'elle l'ignorait, elle achève le film en disant seulement que maintenant elle le sait, nous laissant, nous, conclure qu'elle l'appellera Amador.

Fernando Leon de Aranoa avait un scénario original mais socialement représentatif de réalités vécues, un punch final imprévu mais désiré, et une actrice Magaly Solier (qui avait excellé dans Fausta , voir mon analyse dans ma chronique de novembre 2009); il a rassemblé toutes ces constituantes pour juxtaposer mort et grossesse et pour présenter un portrait émouvant traversé par la fraîcheur de l'espoir.

EN PROJECTION EXTÉRIEURE

La Cinémathèque québécoise projettera gratuitement le film Le cirque de Charlie Chaplin le lundi 9 juillet à 21h30 au Parc Émilie-Gamelin près du métro Berri-UQAM à Montréal. Le scénario de Chaplin, qui a aussi composé la musique, permet à Charlot de faire rire par son adresse physique, présentée comme une succession de maladresses amusantes, et de faire pleurer puisqu'il se sacrifie pour sauver la romance de la belle écuyère, dont il est secrètement amoureux, avec le funambule du cirque.

La photo extraite du film révèle les enjeux du scénario : Charlie regarde la belle dont le regard se perd dans le vague de sa mélancolique rêverie.

Cette projection est incluse dans une série intitulée Casse-Cou de l'écran. Présentés dans les lieux mêmes de la Cinémathèque, située à Montréal, les autres films de l'événement nous feront (re)découvrir Buster Keaton, Charlie Chaplin, Laurel et Hardy, Harold Lloyd les 13 et 14 juillet.

EN CHANSONS ET EN DANSES

En 1972,sur la Place Jacques-Cartier, à Montréal, une jeune poétesse de 28 ans, Huguette Gaulin, s'est immolée après avoir crié : « Vous avez tué la beauté du monde ». Actuellement, les événements dans la province de Québec, au Canada, reflètent simultanément le ravage de la désespérance et la possibilité de l'espoir. On croyait les gens uniquement occupés à se surendettés pendant que la démocratie rétrécie comme peau de chagrin. Or, la peine, la violence, l'inquiétude et l'acuité d'une conscience généralisée insoupçonnée s'actualisent dans une inattendue rencontre des générations. Des manifestations réunissent des mamies et des papis, des handicapés avec une canne, des béquilles ou une chaise roulante, des enfants, des bébés et un personnage qui instille la candeur dans le tumulte, qui véhicule l'affection dans la tourmente : l'Anarchopanda.

Après avoir accompagné le mouvement Occupy par une programmation dont j'ai traitée dans ma chronique de juin 2012, le Cinéma du Parc mise sur le divertissement de qualité pour nous permettre de nous aérer l'esprit entre deux occasions de nous aérer dans une manifestation.

Jusqu'au 26 juillet, le Cinéma du Parc, situé à Montréal, présente de nombreux classiques d'Hollywood qui a excellé dans un genre créé par les Américains : les comédies musicales. Les artistes de ces chef-d 'œuvres ont fait rêver et ils éblouissent encore aujourd'hui tant la perfection de leurs techniques est intemporelle. Chaque soir, un film est projeté pour nous submerger de ravissement.

La belle Marilyn Monroe (même de dos dans la scène finale du mariage elle est sexy dans Gentelemen prefer Blondes dans lequel elle interprète le numéro de Diamonds are a girl best friends), l'inventif Fred Astair (qui essayait de danser entre les rythmes de la musique), le perfectionniste Gene Kelly (il a épuisé ses partenaires dans Singin' in the Rain ), la performante Esther Williams (elle s'épuisait elle-même pour ses tournages) et tant d'autres nous ont laissé des images éloquentes de talent dans des décors et des costumes époustouflants pour le plaisir des yeux et le chavirement de l'émotion.

La programmation spéciale que le Cinéma du Parc consacre au musical permet de voir les numéros magnifiques que recèlent chacun de ces films qui furent créés pour divertir en des temps moroses qui hélas perdurent. Puisque la misère économique et sociale n'est toujours pas chose du passé, les films d'hier peuvent encore, momentanément, nous distraire, avec une prodigieuse efficacité, des malheurs d'aujourd'hui.

EN FESTIVAL

En 2007, au Tchad il n'y avait que deux cinéastes. J'ai interviewé l'un d'eux, Issa Serge Coelo qui présentait son film DP75 Tartina City à l'occasion du FFM.

Avec son ample et diversifiée programmation, à chacune de ses éditions, le Festival des Films du Monde, le FFM, termine l'été pour mieux introduire l'automne festivalier qui caractérise Montréal dans le domaine cinématographique.

Cette année, la 36e édition du Festival se déroulera du 23 août au 3 septembre et rendra hommage à Mel Hoppenheim, bâtisseur, entrepreneur, donateur, président-fondateur de Panavision et de Mels, la cité du cinéma, co-fondateur de l'INIS, en lui remettant le Grand Prix spécial des Amériques.

L'affiche, dessinée par Amira Daoudi, témoigne de l'émotion et du plaisir liés au cinéma à travers une représentation féminine dont la coiffure évoque les années 20. Rappelons que le film de fiction a été inventé et développé par une femme : Alice Guy, qui a humblement relaté son parcours de pionnière dans son autobiographie.

À remarquer, sur le site Internet du FFM un chronomètre précise le nombre de secondes avant l'ouverture de l'événement. Le Festival captive les cinéphiles avec un intérêt qui transcende les ans par sa programmation permettant de voir des films présentés uniquement lors de cette occasion.

EN SOUVENIR

Journaliste, chroniqueure, romancière, épistolière, autobiographe, George Sand (Aurore Dupin) a exprimé un idéal humaniste d'une extraordinaire ampleur : « aimer l'humanité malgré les erreurs des hommes ».

Or, les erreurs des hommes ont inclus des choix discriminatoires et, même, privatifs. Le film The James Mink story : Captive Hearth rappelle que la lecture et l'écriture étaient interdites aux Noirs. Le film Edge of madness mentionne que la lecture et l'écriture n'étaient pas recommandées aux femmes.

Empêcher l'instruction, le vote, la liberté de circulation, l'autonomie financière, le droit au logement, le choix d'un partenaire amoureux, constitue des entraves aux possibilités d'épanouissement. Les droits humains ont été réclamés par des marches, des manifestations, de la désobéissance civile, de la résistance non-violente, de la distribution de tracts et, puisque certaines personnes étaient mortes de fatigue pendant que d'autres étaient mortes de rire, puisqu'il n'était pas possible de toucher le bon sens ou le bon cœur, il fut envisager de toucher le seul point sensible de certaines personnes : le portefeuille. La mobilisation des consommateurs s'est orientée vers les campagnes Don't buy where you can't work N'achetez pas là où on ne vous embauche pas. Déjà, en 1820, des femmes n'avaient plus voulu acheter des produits issus de l'esclavage et, en 1929, des clients ont refusé de consommer dans les magasins sans employés Noirs.

Aussi, Claudette Colvin, Rosa Parks, Irene Morgan, se sont assises sur un banc de l'espace réservé aux Blancs dans un autobus. Elles ont été arrêtées mais leur initiative a déclenché un mouvement de protestation incluant un boycott des autobus et des Freedom rides. Depuis, Claudette Colvin, qui n'avait que 15 ans quand elle affirma ses droits constitutionnels et fut emprisonnée, inspira un poème à Rita Dove et un livre à Phillip Hoose, Irene Morgan a reçu la médaille présidentielle, et, à travers le monde plusieurs écoles, collèges, lycées portent le nom de Rosa Parks.

Le boycott des bus, qui dura 381 jours, a constitué le scénario de plusieurs films dont celui de John Cork pour The long walk home réalisé par Richard Pearce en 1990. Miriam Thompson vit en Alabama en 1955. Blanche, mariée, mère, elle apprécie Odessa Cotter, son employée domestique qui participe au boycott en parcourant à pied le trajet entre chez-elle et son lieu de travail.

Miriam compatit pour Odessa. Elle l'emmène en auto. Quand son mari le découvre, il lui interdit de continuer en exigeant qu'elle lui demande toujours quoi faire. Miriam ne cède pas et, constatant que le jour, en cachette de leur mari, des femmes conduisent des Noirs, elle se joint à elles; les policiers les observent et leur imposent des billets de contraventions. Miriam emmène des femmes, des hommes, des familles jusqu'à ce que son auto soit brisée et qu'elle-même soit frappée devant sa fille.

Miriam a défendu des gens qu'on disait différents d'elle. Elle s'est impliquée en donnant d'elle-même , de son temps et en compromettant sa réputation, sa sécurité. Elle a transcendé tous les arguments, financiers, relationnels, légaux, pour se dévouer. Elle avait une motivation absolue : «  Je veux aider. »