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Chronique cinéma


Été 2017

 par Lucie Poirier, journaliste-analyste

Les nuits blanches du facteur et le spécial annuel Projections d'été. Dans cette chronique, je vous présente un trésor retrouvé, je vous amène sur les rives de deux lacs de Russie et, ainsi qu'à chaque année, j'établis un répertoire des projections à l'extérieur.

Les nuits blanches du facteur de Andrei Konchlovsky

01_Konchalovsky_et_son_lion_d_argentCette année, le réalisateur Andrei Konchlovsky célèbre ses 80 ans. Sa prolifique carrière l'a amené de Moscou à Hollywood en tant que scénariste, réalisateur, acteur, producteur et même compositeur pour une œuvre variée incluant Les amants de Maria, Tango et Cash, Le bonheur d'Assia et Sibériade.

02_Vladimir_BuzovPour commémorer l'anniversaire du cinéaste, Vladimir Buzov, (avec moi debout sur la photo) distributeur chez Carusel, présente en salle au Québec les deux derniers films de Kontchalvovski, Les nuits blanches du facteur et Paradis qui tous deux ont valu au réalisateur Le Lion d'Argent du Meilleur Réalisateur à la Mostra de Venise en 2014 et en 2016.

Récemment, l'ajout de sous-titres en français a permis de distribuer Les nuits blanches du facteur achevé en 2014. Ce film nous réconcilie avec la plus noble mission du cinéma : faire découvrir comment vivent les autres et comment les filmer de façon à sensibiliser le public à leur réalité.

03_Les_nuits_blanches_d_ facteurPendant le générique, des photos sur un tapis de table, lui-même une photo avec de l'herbe et des lapins; image sur image. Début significatif. Konchalovsky nous offre des panoramas uniques du lac Kenorezo en Russie et il superpose les portraits incomparables de la population qui vit sur ses berges.

Les personnages du film sont de véritables résidents de l'endroit. Nous les accompagnons dans leur rituel quotidien.  Konchalovsky développait le scénario lors du tournage, du montage. Il voulait faire connaître la population et le lieu.

Le matin, au lever, les gens vont chercher l'eau dans le lac pour la faire bouillir. Dans leur domicile, le papier peint est dépareillé, les buches sont dehors pour le foyer dans la cuisine. Cette rusticité ne contredit pas l'utilisation de la télévision. Chaque jour, c'est Le verdict de la mode.

La tournée de Liochka, le facteur, permet la présentation des personnages et la découverte des lieux : habités (les résidences), abandonnés (l'école) naturels (le lac et ses méandres).

Les gens vivent rassemblés en 3 ou 4 maisons éloignées les unes des autres. Liochka les relie en circulant avec son canot à moteur. Il vit seul. Récemment, il s'est payé de nouvelles dents, un barreau manque au dossier de sa chaise, il s'intéresse à Irina qui ne veut rien savoir de lui, il est sobre depuis deux ans et il parle avec les gens auxquels il apporte le courrier.

Il donne l'argent de leur pension aux aînés, l'une décédera et nous verrons ses funérailles. Il apporte les journaux. Il entend chaque jour Yourka menacer de tuer quelqu'un sans ne jamais tuer personne bien sûr. Il donne l'horaire de la télévision aux sœurs qui vivent avec un enfant et d'autres personnes. Jeudi sera diffusé le film Un homme et une femme (film phare de Claude Lelouch). Réactions : « Quel homme? Quelle femme? Encore un porno! »

Ces répliques cocasses alternent avec des confidences tragiques dont celles de l'ivrogne avéré du village, abandonné par sa mère à l'âge de 5 ans : « C'était la famine. Je vis avec une douleur dans l'âme, elle me suit partout. Je n'ai pas le goût de la joie. J'ai vécu avec une attente de ce qui n'est jamais venu ».

Irina a un jeune garçon, Timba. Elle doit faire appliquer les nouvelles directives concernant les pêches. Elle intervient pour limiter les prises. Timba, lui, accompagne souvent Liochka qui en prend soin avec bienveillance. Quand il va au poste de police signaler qu'on lui a volé le moteur de son bateau, Timba a une casquette de policier sur la tête, quand il va à la ville, il lui achète de la crème glacée, quand il visite sa sœur, il s'assure qu'il a lavé ses mains avant de goûter.

Liochka va voir un général pour réclamer un nouveau moteur et voit la fusée qui à la fin du film traversera le ciel. Quand il croit avoir identifié le voleur de son moteur, il est violemment battu par les deux sœurs. Il pense quitter sa maison, se ravise pour découvrir que c'est Irina qui part avec Timba, laissant à Liochka le problème de vendre sa cambuse.

Un chat gris, un chartreux, introduit le merveilleux, le poétique, dans le film. Il apparait, disparait, vu seulement par Liochka et représenté par un jouet de Timba.  Autre charme du film, les paysages.

Ainsi que le lac Baïka du film Dans les forêts de Sibérie, le lieu est un des personnages dès le début; en effet, par un long plan séquence, avec la caméra placée derrière Liochka dans son canot, nous parcourons le calme lac.

04_Vladimir_coupe_le_gateauPlusieurs séquences traduisent une préoccupation naturaliste : plan du sillage dans l'eau derrière le canot, fourmi au sommet d'un épi de blé, mouvements des branches agitées par le vent.

Avec Les nuits blanches du facteur Andreï Kontchalovski a réalisé un film qui nous sensibilise aux derniers confins intacts de la nature et au mode de vie rare de ses habitants.

Lors de la projection de presse, nous avons pu déguster des mets russes. Je remarquais une sacoche de facteur en cuir avec des lettres et même des timbres dont l'un du chat gris. Quel ne fut pas mon étonnement quand je vis Vladimir Buzov découper la sacoche qui était, en fait, un délicieux gâteau.

Cet automne nous pourrons voir Paradis, l'autre film de Konchalovsky qui lui a valu un Lion d'argent.

05_film_de_OuimetLéo-Ernest Ouimet, grand précurseur du cinéma

Voir un film qui n'avait pas été projeté depuis une centaine d'années! Ce privilège a été vécu par les participants du colloque Le cinéma dans l'œil du collectionneur qui se tenait à Montréal en juin 2017. Toutefois, il est possible à toutes et à tous de vivre le privilège puisque le film en question peut maintenant être vu en ligne. Mais, récapitulons le parcours de cette rareté.

Il était une fois Léo-Ernest Ouimet (1877-1972) Projectionniste, inventeur, cinéaste, il ouvre en 1906 au coin des rues Ste-Catherine et Montcalm, la première salle de cinéma à Montréal, le Ouimetoscope. Il y projette, avec l'appareil qu'il a conçu, les actualités, qu'il a filmées. Il a ouvert la plus grande salle de cinéma en Amérique du Nord. Il a été le premier à projeter  un film parlant à Montréal. Il aurait tourné plus de 400 films dont Mes espérances (avec son fils, sa fille, sa femme et leur bébé) en 1908, Le congrès eucharistique de Montréal en 1910 et La chute du pont de Québec en 1916. En 1919, il a réalisé un court métrage à partir de la captation des funérailles de son fils Georges. À Hollywood en 1924 il a tourné un film intitulé Why get married?

Pour l'historien, Germain Lacasse, Ouimet «  est incontournable, il a été le premier à avoir compris l'avenir du cinéma. C'était un type extrêmement brillant ».

Que reste-t-il de son œuvre? Un prix nommé Prix L.-E. Ouimet décerné par l'Association québécoise des critiques de cinéma et remis au meilleur film de l'année. Le souvenir de la réouverture du Ouimetoscope de 1967 à 1992.  25 de ses films que possède la Cinémathèque Québécoise à Montréal, dont 14 datent de 1907.  Et l'occasion de prospecter pour retrouver une de ses « vues animées ».

En août 2016, la Cinémathèque québécoise acquiert la copie nitrate d'un film de la succession d'un collectionneur privé nommé Jean Bélanger. Mystère, mystère, il faut mettre un détective là-dessus. Le chercheur et historien québécois Louis Pelletier authentifie qu'il s'agit d'un film de Léo-Ernest Ouimet datant de 1919. L'Immagine Ritrovata de Bologne en Italie le restaure : une nouvelle copie en 35mm et divers formats numériques en résultent.

Ce film d'une durée de 11 min 51 sec permet de voir les funérailles de Sir Wilfrid Laurier tenues le samedi glacial du  22 février 1919. Il faut souligner que Ouimet ne s'est pas contenté d'une captation, il a contextualisé l'événement, avec des images du départ de ceux qui allaient y assister et des détails des lieux, du cortège, de la foule jusqu'à la bénédiction de la tombe et la descente du cercueil.

Ouimet monte les images rapidement, en tire 22 copies et le 23 février, 5 salles à Montréal projetaient le film. Il était artiste et chroniqueur, sachant être en accord avec l'événementiel tout en étant créatif.

Grâce à la Cinémathèque, il est possible de voir cet édifiant exemple du talent de Léo -Ernest Ouimet Les funérailles de Sir Wilfrid Laurier  en cliquant sur le lien suivant :

http://collections.cinematheque.qc.ca/actualite-des-collections/nos-collections/un-film -du-pionnier-leo-ernest-ouimet-retrouve/

La photo ci-jointe est extraite du film et fait partie de la collection de la Cinémathèque québécoise. Espérons que d'autres films seront retrouvés car Ouimet, justement nommé pionnier de notre cinéma, était inventif au niveau technique mais aussi dans la narration cinématographique.

Le cycle 20 X 5  de la Cinémathèque Québécoise

06_01_20X5_ajoutPour le cerveau humain, il suffit qu'une information lui soit communiquée deux fois pour qu'il considère qu'elle est une habitude. La Cinémathèque Québécoise à Montréal avec son spécial estival a donc instauré une habitude. L'an dernier, il s'agissait d'une sélection intitulée Une histoire de l'érotisme.

06_02_20X5_ajoutCet été, le spécial s'intitule 20 X 5. Sur la photo, je suis près de l'affiche conçue pour accompagner l'événement. Lors de la soirée d'ouverture de ce cycle, Marcel Jean, le directeur de la cinémathèque, avec son t -shirt de l'Expo 67,  nous a promis « une saison chaude avec une vingtaine de grands noms du cinéma ». En effet, 100 films de 20 cinéastes seront projetés du 1er juillet au 29 août 2017; donc, 5 films par cinéastes permettront cet été de parcourir l'histoire du cinéma.

06_03_20X5_ajoutAinsi que l'an dernier, des cocktails ont été préparés spécialement pour l'occasion : cocktail Buñuel, cocktail Godard et cocktail Fellini, avec lequel je suis photographiée.

Cet été, longs métrages moins connus, courts métrages et une œuvre marquante de chaque cinéaste vont émailler la programmation pour découvrir ou revoir des films d'Agnès Varda (seule femme cinéaste de la sélection) Carl Dreyer, François Truffaut, Masaki Kobayashi, Bertrand Tavernier, Luis Buñuel, Jean Renoir, Jean-Luc Godard, Charlie Chaplin, Luc et Jean -Pierre Dardenne, Atom Egoyan, Nanni Moretti, Bertrand Tavernier, Milos Forman, Manoel de Oliveira, Frederico Fellini, Claude Jutra, Robert Altman, John Ford.

Du 1er juillet avec A bout de souffle de Godard jusqu'au 29 août avec L'homme tranquille de John Ford, c'est le spécial 20 X 5 à la Cinémathèque Québécoise.

07_cinema_sous_les_etoiles_de_FunanbulesCinéma sous les étoiles de Funanbules Médias

Du 27 juin au 9 septembre, la 8e édition du Cinéma sous les étoiles de Funambules Médias s'accorde avec le mandat de diffuser le documentaire social dans l'espace public. Reflet de cette vocation de faire voir des documentaires à valeur sociale et politique, la programmation de cet été réunit 70 projections gratuites dans 22 parcs et lieux de diffusions extérieurs,  de Montréal à Val-David en passant par Longueuil et Sainte-Anne-de-Bellevue au Québec.

Déjà, le samedi 8 juillet à 21h15 le film Pour la suite du monde de Pierre Perrault et Michel Brault sera projeté sur la Place de Castelnau à Montréal. En 1962-63, ce documentaire valorisait le patrimoine québécois en accompagnant des habitants de l'Isle-aux-Coudres qui reprenaient la traditionnelle chasse au marsouin (béluga). Pour désigner exactement la technique et l'approche, il faut parler de cinéma direct.

À l'époque le film fut projeté à Cannes en compétition officielle. Il a reçu des Prix, a été le premier film québécois à être considéré chef d'œuvre, donc à recevoir la cote 1 et, en juin 2017, sa réalisation était désignée événement historique en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel.

L'approche de l'équipe de réalisation et le traitement du sujet se démarquaient. Il s'agissait véritablement d'accompagnement des protagonistes insulaires et non d'une mise en situation.

L'Observatoire du documentaire avait demandé, par une pétition, que la réalisation du film soit reconnue « événement historique » par le gouvernement du Québec. L'actuel directeur de l'Observatoire, Benjamin Hogue, animera la soirée de la projection.

J08_Benjamin_Hoguee lui ai demandé :

    L.P. Vous souvenez-vous de la première fois que vous avez-vu le film Pour la suite du monde de Brault et Perrault?

    B.H. J'ai vu le film dans le cadre de mes études en cinéma, à l'Université de Montréal. J'avais d'ailleurs comme professeur de cinéma documentaire Gilles Marsolais qui a écrit de nombreux ouvrages sur le cinéma direct.

    L.P. Quelle impression aviez-vous eue?

    B.H. L'impression d'avoir sous les yeux un fragment d'authenticité découpé dans le réel.

    L.P. Combien de fois l'avez-vous vu?

    B.H. Je l'ai vu 3 ou 4 fois, je crois.

    L.P. Pourquoi l'aimez-vous aujourd'hui?

    B.H. Il rappelle la naissance d'un cinéma libre et audacieux.

J'ai, moi aussi, vu  Pour la suite du monde, plusieurs fois, dont l'une alors que j'étais l'élève de Michel Brault. Il nous avait raconté que lors de la projection du film avec la population insulaire, les gens n'écoutaient pas, ils riaient en se reconnaissant mutuellement. Certes, il y a un coté pittoresque, un aspect historique, une valeur patrimoniale par la démarche et par le résultat, mais, il est vrai que les protagonistes sont extrêmement attachants, cet aspect étant mis en évidence par la caméra attentive ou intuitive,  patiente et concentrée, de Michel Brault  Et, soyez rassurés, le marsouin n'a pas été tué, il a été transporté dans l'aquarium d'un parc aquatique aux États-Unis.

Donc, le samedi 8 juillet à 21h15 le film Pour la suite du monde sera projeté; il s'inscrit dans le cadre de la 8e édition du Cinéma sous les étoiles de Funanbules médias.

Pour connaître la programmation et les lieux, consultez 
 
http://cinemasouslesetoiles.org/

Projections d'été de Cinémania

09_Projections_CinemaniaDu 14 juillet au 29 août 2017, Cinémania offre l'occasion de voir des films en français.

D'abord le 14 juillet, à 21h, jour même de la Fête nationale des français, sur la terrasse de  l'hôtel Sofitel, sera projeté le film Médecin de campagne du réalisateur et médecin Thomas Lilti avec François Cluzet et Mariane Denicour. Cluzet a particulièrement remarqué, parmi ses répliques, le conseil que le médecin d'expérience donne à la nouvelle docteure : « 90% du diagnostique est donné par le patient. Or, les médecins coupent la parole aux patients en moyenne toutes les 22 secondes ». Les statistiques sont exactes du fait de l'expérience en médecine du réalisateur. J'ai analysé ce film et relaté mon entretien avec Thomas Lilti dans ma chronique de décembre 2016. À voir pour continuer à espérer que la médecine soit pratiquée avec une  humanité grandissante et non avec une cupidité obsédante. Ce film Médecin de campagne est un manifeste pour une médecine plus humaine, au point de changer la vie des gens.

Le jeudi 20 juillet à 21h au Parc Notre-Dame-de Grâce le film Victoria sera projeté. Le film Dalida scénarisé, produit et réalisé par Lisa Azuelos avec Sveva Alviti sera projeté au Parc des Compagnons-De-Saint-Laurent le jeudi 27 juillet à 21h. J'avais analysé ce film dans ma chronique de mai 2017. Lisa Azuelos a vraiment su honorer son sujet. L'interprétation époustouflante de Sveva Alviti culmine vers des paroxysmes d'excellence. 

Le vendredi 11 août à 20h30, au Parc Jean-Brillant. le film Chocolat, réalisation de Roschdy Zem,  permettra de retrouver Omar Sy dans le rôle du premier clown noir en France. Le lundi 21 août Place de la Paix vous pourrez constater une fois de plus que Marion Cotillard est experte dans les scènes histrioniques en visionnant Mal de pierres de Nicole Garcia.

Le dimanche 27 août au village au pied-du-courant, vous pourrez voir le magnifique et méditatif Dans les forêts de Sibérie de Safi Nebbou, film  tourné au lac Baïkal. Je mentionnais précédemment dans cette chronique, la réaction des insulaires en voyant Pour la suite du monde; l'acteur, Raphaël Personnaz, remarquait que la population près du lac a eu l'occasion d'assister à la projection de quelques séquences; dès que le lac était dans une scène, les gens applaudissaient tant ils aiment leur lac. C'est aussi dans ma chronique de décembre 2016 que j'ai analysé ce film et transcrit les propos de l'acteur que j'avais rencontré avec plaisir.

Finalement, le 29 août, au parc La Fontaine à 20h30, sera projeté le film La danseuse de Stéphanie di Giusto. Encore dans ma chronique de décembre 2016, vous pouvez lire mon analyse de cette ignominie impardonnable qui diffame Loïe Fuller,  une exceptionnelle artiste de la Belle Époque. En effet, Loïe Fuller était une créatrice émérite très dévouée à sa carrière; or, dans ce ramassis de mensonges sensationnalistes constituant prétendument un film biographique, on nous la présente comme une voleuse impénitente, une artiste incompétente et une hallucinée ahurissante. Rien n'évoque le fait qu'elle était à la fois une artiste et une scientifique, elle a inventé sa présence scénique et elle a été membre de la société astronomique. Le film ne présente pas sa relation artistique et amoureuse avec Gab, son assistante, mais montre Loïe en masochiste homosexuelle avec Isadora Duncan. Le film a été boycotté à travers le monde tout en remportant un prix à Montréal. Pourquoi est-il si difficile de montrer le lesbianisme avec de belles connotations heureuses? Pourquoi est -il si difficile d'honorer, de valoriser, de contribuer à la connaissance et à la reconnaissance des femmes d'exception?

Cette année, ce sera la 23e édition du festival Cinémania du 2 au 12 novembre 2017.

10_cinevue_2017CinéVue

Du 28 juillet, au Parc de la Pointe-Merry, au 3 août, sur le domaine du vignoble d'Orford, Vanessa-Tatjana Beerli, directrice-fondatrice de CinéVue convie le public à  la 2e édition des projections en plein air.

Lors du festival,  une quarantaine de vedettes marcheront sur  le Tapis rouge.  La programmation est divisée en 2 volets : l'un  est dédié au cinéma québécois tandis que l'autre est consacré  au  cinéma suisse.

Pour les détails de la programmation on peut consulter le site
www.cinevue.ca

Projections extérieures du Beaubien et du Parc

Le cinéma Beaubien et le cinéma du Parc sont partenaires de diverses projections estivales.

En collaboration avec l'arrondissement Rosemont-La Petite-Patrie :

  • Père-fils thérapie d'Émile Gaudreault - 9 août au Parc de la Petite-Italie
  • Réparer les vivants de Katell Quillévéré - 16 août au Parc Joseph-Paré
  • Le fils de Jean de Philippe Lioret - 23 août au Parc Maisonneuve

Avec la Maison de la culture de Rosemont-La Petite-Patrie :

  • Dofus de Jean-Jacques Denis et Anthony Roux – 24 et 25 juin 2017
  • Antboy 3 : Le combat final de Ask Hasselbalch – 1er et 2 juillet
  • Le Garçon et la bête de Mamoru Hosoda – 8 et 9 juillet

D'autres films seront projetés les weekends jusqu'au 3 septembre. Pour la programmation complète 
 
http://www.accesculture.com/evenement/cineetecinemabeaubien

11_I_am_love_Avec la SDC Petite-Italie-Marché Jean-Talon :

  • Romanzo Criminale de Michel Placido - 5 juillet
  • I am Love de Luca Guadagnino - 12 juillet J'avais analysé ce film dans ma chronique de septembre 2010
  • Habemus Papam de Nanni Moretti -19 juillet
  • Le Notti di Cabiria de Federico Fellini - 26 juillet
  • Divorzio all'italiana de Marcello Mastroianni - 2 août

Pour plus d'information :
https://www.petiteitalie.com/fr/evenements/Cin%C3%A9-Parc-Dante

Au Parc Frédéric-Back en collaboration avec la TOHU

  • Chocolat de Roschdy Zem - 13 juillet pour apprécier Omar Sy et James Thiérrée ainsi que la musique de Gabriel Yared.
  • Ma vie de courgette de Claude Barras - 20 juillet dont je vous entretenais dans ma chronique de mars 2017
  • Le livre de la jungle de Jon Favreau - 27 juillet |
  • Arrival de Denis Villeneuve - 3 août
  • Projection spéciale à la TOHU dans le cadre de la FALLA - 10 août
  • La La Land de Damien Chazelle - 17 août 
  • Le jardinier de Sébastien Chabot- 24 août

Pour plus d'information 
 
http://tohu.ca/fr/programmation/evenement/2016-2017/les-etoiles-au-cinoche-2/

RIDM en plein air 2017

12_RIDM_en_Plein_AirDu 2 juillet au 23 août 2017 les Rencontres internationales du documentaire de Montréal permettront de voir un film et de profiter des propos d'un invité.

Dimanche 02 juillet à 21h15, Village au Pied-du-courant et mardi 22 août à 20h30 au Théâtre de Verdure,  sur grand écran Gilles Vigneault et Fred Pellerin nous rappellent l'importance de l'identité québécoise dans le documentaire : Le goût d'un pays de Francis Legault  en présence du réalisateur à chacune des projections.

Mardi 4 juillet à 21h15, Parc du Pélican, sera projeté en version originale kurde avec des sous-titres français, le documentaire : Gulîstan, terre de roses de Zaynê Akyol  en présence de la réalisatrice

Jeudi 10 août à 21h00, Place de la Paix un documentaire suisse en version originale farsi avec des sous-titres français vous fera découvrir deux DJ iraniens. Vous pourrez voir : Raving Iran de Susanne Regina Meures

Le documentaire Combat au bout de la nuit de Sylvain L'Espérance comporte 2 parties qui seront projetées au Parc Laurier. Le mercredi 16 août et le mercredi 23 août à 20h30 en présence du réalisateur. Pour témoigner de la situation de la Grèce, le film a été tourné pendant deux ans.

La 20e édition des RIDM se déroulera du 9 au 19 novembre 2017.

Épilogue

Au Québec, l'été a commencé avec des inondations, des tornades, des successions d'orages et de canicules, les personnes affectées par ces faits ont toute ma compassion. Les bénévoles qui les aident méritent de l'appréciation.

Je souhaite que de beaux moments jalonnent votre été; au Québec, cette saison est si brève. Je vous retrouve en septembre.