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Chronique cinéma
janvier 2011

 par Lucie Poirier, journaliste-analyste

En ce début d'année, retour sur les RIDM et sorties entre les stigmates esclavagistes et les circonvolutions féeriques dans une quête de représentations imaginatives ou réalistes pour tenter de comprendre la réalité humaine et les enjeux qui l'interpellent.

EN ENTREVUE

« C'étaient les images entre les tournages, quand je laissais tourner la caméra». En 2005, l'artiste multidisciplinaire Alain Pelletier a filmé sa mère; «Je faisais la vidéoscénographie d'un opéra, L'archange, Oper'installation, une scénographie composée de 42 moniteurs vidéo dans lesquelles ma mère apparaissait. Les images représentaient un personnage décédé. J'ai repris les images pour en faire un portrait».

Georgianne, 83 ans, 6 enfants, a accepté d'être nue, entourée de plastique transparent. Alain ajoute : «L'image de son corps, elle s'en foutait; pour elle, le plus important, c'était de vivre. Elle m'a surpris. Ça a été plus facile pour elle que pour moi».

Donc, ces images, ces chutes de film, ont été greffées au projet : La reconstitution qu'Alain Pelletier a présenté dans le cadre des RIDM, les Rencontres Internationales du du Documentaire à Montréal. La narration s'appuie sur l'anachronisme et la dichotomie vrai/faux. Aux images de février 2005, il a ajouté un tournage avec lui-même ainsi qu'un texte contemporain sur l'agonie et la mort de sa mère, survenu en janvier 2006.

«Le décès a amené un sentiment d'impuissance. On comprendra jamais la mort.Ça reste toujours un mystère. Je me suis activé pour faire un film avec ces images dures à voir. C'est une relation sensible à quelque chose de cruel. Le don qu'elle a fait méritait un film. Ma posture devait être équivalente à son don, je devais en être à la hauteur».

Il s'est alors filmé, nu, en mouvement, enveloppé lui aussi dans du plastique transparent. Lors du 1er tournage, la captation ne prenait que l'image; le réalisateur a donc demandé que des expertes lisent sur les lèvres de sa mère qui avait articulé des mots dont «la vie avant de mourir».

Le court métrage de 31 minutes La reconstitution d'Alain Pelletier amalgame estime et courage, pudeur et sincérité.

EN DOCUMENTAIRE ET EN TABLE-RONDE

«Le lobby du sexe parle en leur nom; il était temps qu'on les écoute, elles, dans la diversité de leur expérience et de leur expression» déclarait Ève Lamont avant la projection de son documentaire L'imposture. Présentée aussi lors des RIDM, la projection du film, réunissant les témoignages de prostituées vivant dans la ville de Québec, a été suivie d'une table-ronde.

Après que le cinéma de fiction ait édulcoré la réalité de la prostitution au point d'en faire des comédies dont Irma la douce (Billy Wilder, 1963) et Pretty Woman (Garry Marshall, 1990), le cinéaste Giuseppe Tornatore avait osé en montrer des aspects sordides dans le drame de suspense La femme inconnue (2006). Ève Lamont a procédé par témoignages : «Des 80 filles rencontrées, pour aucune ce n'est heureux. Elles ne veulent pas rester. J'ai minimisé la réalité parce que vous seriez sortis pendant le film».

 

 

 

BANDES ANNONCES

FILMS TRAITÉS EN ANALYSE :

  • La reconstitution Alain Pelletier, 2010
  • L'imposture Ève Lamont, 2010
  • La renaissance de Ryan Nicola Zavaglia, 2010
  • Spare change Ryan Larkin et Laurie Gordon, 2008
  • Raiponce-Tangled Byron Howard et Nathan Geno, 2010

FILMS RÉFÉRÉS AU COURS DE LA CHRONIQUE :

  • Irma la douce Billy Wilder, 1963
  • Pretty Woman Garry Marshall, 1990
    La femme inconnue Giuseppe Tornatore, 2006
  • Nor for sale Marie Vermeiren, 2006
  • Walking Ryan Larkin, 1968
  • Ryan Chris Landreth, 2004
  • La Belle et la Bête Gary Trousdale et Kirk Wise, 1991
  • Gasland Josh Fox, 2010
  • Burning Water, a new western Cameron Esler et Tadzio Richards, 2010
  • Hunger Steve McQueen, 2008
  • Vous n'aimez pas la vérité 4 jours à Guantanamo Luc Côté et Patricio Henriquez, 2010
  • Ben Hur (William Wyler, 1959)

Le documentaire ouvre avec le monument dédié aux prostituées tuées dont Mélinda étranglée à 15 ans. «C'était pas un choix. Si c'était pas de ma fille, j'm'aurais pendue» D'emblée, Cindy relate qu'à 10 ans, elle était dans les bars et qu'à 17 ans, elle avait un enfant. «On fait pas ça parce que ça nous tente» ajoute une autre femme «c'est un choix dans une absence de choix», «C'est un viol à répétition qu'on accepte».

Nancy considérait qu'elle avait un point de vue féministe, qu'elle était une femme d'affaires, qu'elle faisait ce qu'elle voulait avec son corps. «Les filles font des crises de nerfs, ont des tics nerveux. Beaucoup de filles de ce milieu-là virent folles; y'a de quoi virer folle.»

Deborah a des problèmes de colonne vertébrale, de vessie, des douleurs chroniques, 3 hernies, de l'anxiété, d'anciennes blessures et des séquelles du fait qu'elle a dû se «lancer d'un camion. J'ai risqué ma vie. C'était pas un choix. Y'a rien qu'on peut faire avec les polices. Ben des filles se font battre par des polices. On est assez démolies en se donnant comme objet sexuel.» Déborah est décédée pendant le tournage du film.

Le film L'imposture explique que les prostituées se dissocient d'elles-mêmes, de leur corps, de leur sensibilité épidermique. La dissociation est nécessaire parce qu'elles vivent quelque chose d'abominable. S'il y a douleur, c'est qu'il y a problème. À la perte de sensibilité s'ajoute la perte d'intimité, la difficulté à vivre des relations réelles.

Dans le documentaire, Rose Dufour, anthropologue en santé publique depuis 35 ans, déplore : «Il n'existe rien pour aider les femmes à sortir de la prostitution. La seule valeur qui leur est reconnue est la valeur sexuelle. Elles n'ont pas choisi. Dans 90% des cas, il y a eu des abus dans la famille. Le milieu a eu un impact sur elles au plan de l'identité. L'innovation sociale ne peut pas aller du coté de la prostitution. C'est pas le plus vieux métier du monde, c'est la plus vieille oppression. Ce qui sera révolutionnaire, ce sera l'abolition et ce n'est pas une utopie.»

Lors de la table ronde, Nancy, l'une des participantes du film qui était présente, ajouté : «La SPCA ramassent les animaux dans rue mais aucun organisme n'aide les prostituées. Je pensais que j'avais le droit de faire ce que je voulais avec mon corps. Ça a été une violence au corps. Aujourd'hui j'ai un trouble de la personnalité limite, des pertes de mémoires, du stress post-traumatique, de la fibromyalgie. Tout ce qui était refoulé ressort. J'ai mal dans le corps partout. Les dommages, je les subis à tous les jours. Arrête de faire de la victimisation, c'est la réponse que j'ai reçue en psychiatrie. J'pensais que c'était mon choix mais sans la pauvreté j'aurais pas fait ça.»

Ayant elle aussi participé au film et ayant accepté de venir témoigner pendant la table ronde après la projection, Stéphanie, qui a travaillé dans l'industrie du sexe pendant 14 ans, a mentionné, relativement à un organisme qui encourage la prostitution et qui souhaite sa décriminalisation : «L'organisme Stella ne m'a jamais aidée. Quand j'avais un mauvais client, on me disait que peut-être le suivant serait mieux. Pense à ton épicerie que tu vas pouvoir acheter. Stella défend le choix de se prostituer pas de s'en sortir.

À Québec, Rose Dufour s'occupe de La Maison de Marthe alors qu'à Montréal la CLES, la Concertation des Luttes contre l'Exploitation Sexuelle, représente la seule alternative pour les prostituées qui essaient de sortir de cette forme de violence et d'asservissement. Ana Popovic, de cet organisme, a pris la parole. La CLES constate : «Les normes de la porno et de la prostitution deviennent celles de la société. La prostituée est consommée comme s'il était normal de consommer une femme. Les pays qui ont légalisé la prostitution ont vu leur taux de violence augmenter. Dans les médias on a que la propagande de l'industrie du sexe, on n'entend pas le discours abolitionniste.»

Appelé «travail du sexe» pour en évacuer la dimension d'exploitation, la prostitution est une arme politique; elle influence la mentalité pour discréditer toutes les femmes en leur conférant la disponibilité d'une marchandise. La légalisation de la prostitution est une menace pour toutes les femmes, aucune n'y échappe ainsi que le prouve le film Not for sale (Marie Vermeiren, 2006) en mentionnant le cas d'une hôtesse de l'air des Pays-Bas, où la prostitution est légalisée : on lui a refusé des prestations de chômage sous prétexte qu'elle peut vivre en se prostituant. Historiquement, nous avons aboli l'esclavage qui existait depuis l'antiquité. Récemment, la Suède a adopté une loi, La paix pour les femmes qui considère la prostitution comme une violence faite aux femmes. Depuis 1999, la loi reste malgré les changements de gouvernements. La Norvège, l'Islande, la Corée du Sud, le Royaume-Uni, l'Écosse, les villes de Glasgow et de Madrid travaillent dans le même sens : la prostitution est évitable.

Cindy, une des principales participantes du film L'imposture a trouvé dans l'écriture une aide à sa guérison. D'apparence frêle, elle fait preuve d'une force impressionnante et d'un courage admirable. C'est dans un cri du cœur qu'elle a demandé : «On se sent assez rabaissés. Coupables. C'est pénible. Le plus dur c'est essayer d'avancer. Aidez-nous».

EN HOMMAGE

Dans son dévouement pour Ryan Larkin et pour son œuvre, la musicienne et cinéaste Laurie Gordon est elle-même devenue une icône de bonté. Des femmes se consacrent à la reconnaissance d'un artiste : au Québec, Chloé Ste-Marie a imprégné la cinématographie de Gilles Carle. Puis, elle a lutté pour que la filmographie de l'homme qu'elle aimait soit reconnue et préservée. Elle s'est démenée pour lui assurer des soins de santé tout en poursuivant une carrière de chanteuse extrêmement exigeante par l'originalité de son répertoire et les langues dans lesquelles elle l'interprète. Laurie Gordon, elle aussi chanteuse, a connu le cinéaste d'animation Ryan Larkin lorsqu'elle l'a contacté pour qu'il réalise un vidéo avec une de ses chansons.

Cette rencontre, ainsi que de nombreux faits qui l'ont précédée et suivie, sont relatés par Nicola Zavaglia dans La renaissance de Ryan. Le documentaire rappelle que Ryan Larkin est devenu le plus célèbre mendiant du monde. Extraordinairement doué en animation, après avoir réalisé Walking (1968) en nomination aux Oscars, le cinéaste avait perdu son emploi à l'ONF. Puis, Chris Landreth s'est inspiré de lui pour un court métrage parce que «Ryan avait quelque chose qui me rappelait ma mère. L'alcoolisme mais aussi un feu en elle». Ce film intitulé Ryan a obtenu l'Oscar du meilleur court métrage d'animation en 2004.

Mais, ce portrait partiel s'achevait avec des images qui témoignaient de la déchéance de Ryan en présentant sa situation telle un ultime inéluctable. Or, Laurie Gordon est intervenu; elle connaissait de Ryan la part talentueuse en laquelle elle croyait. Elle a demandé à son mari, Krassy Halatchev, s'ils pouvaient accueillir Ryan chez eux quelque temps à Saint-Hyacinthe. Le séjour a duré 2 ans pendant lesquels le projet Spare Change, qui marquerait le retour de Ryan à la réalisation, s'est peu à peu développé grâce à Laurie qui demandait des subventions et s'occupait de Ryan. Ensemble, ils ont créé une affiche, fait une levée de fonds et Laurie a négocié un contrat pour MTV.

Elle a aussi trouvé un traitement aux rayons gamma pour contrer le cancer de Ryan. Elle-même a survécu à un cancer du sein. Alors qu'il prenait de la cortisone, le mendiant était à nouveau réalisateur. Grâce à elle, il a retrouvé un logement et quitté l'aide sociale. Laurie l'a protégé au-delà de sa mort, le 14 février 2007, en terminant Spare change (2008) avec la chanson Do it for me que Laurie interprète avec son groupe de musique alternative-pop-rock Chiwawa. Oeuvre éminemment créative et artistique, Spare change réunit le dialogue de deux mendiants avec les transformations lyriques des images fluides et les enthousiasmes intenses des envolées musicales.

La renaissance de Ryan retrace 6 ans de travail et d'amitié, révèle la ténacité d'un processus créateur, garde vivant le souvenir d'un être d'une incontestable originalité et témoigne du courage plein de l'affection indéfectible d'une artiste, Laurie Gordon, qui s'est faite la protectrice d'un autre artiste, Ryan Larkin.

EN FAMILLE

Une fillette avait revêtue sa robe rose de princesse et portait un diadème pour assister au film Raiponce, version française de Tangled. Ce film de Disney est basé sur le conte allemand Rapunzel et est projeté en 3D.

Dans cette version, ce sont une reine et un roi qui perdent leur fillette; elle est élevée par une femme qui cache l'enfant dans une tour. Il n'y a pas de prince charmant mais un beau voleur, Flynn Rider, qui découvre la jeune fille, Raiponce, dans une tour à laquelle la fausse mère accède, en grimpant le long du mur, accrochée à la longue chevelure de la captive.

Raiponce est présentée comme une super woman : elle fait le ménage, lit, coud, cuisine, peint des fresques… ses journées sont très remplies, il est perceptible que les scénaristes ont voulu plaire à tout le monde en cumulant différentes images de femmes performantes en un seul personnage. Dans La Belle et la Bête Trousdale et Wise, 1991), c'est la Bête qui séduisait Belle en lui montrant sa bibliothèque; Raiponce multiplie les prouesses. Quant à la fausse mère, son art militaire est critiqué par l'intermédiaire de la réplique : «C'est toujours l'urgence de gagner qui mène à l'échec».

Remarquablement détaillée, la trame sonore québécoise inclut l'interprétation des chansons en français par Chloé McNeil. La jolie chanson des lanternes charme particulièrement. Les cheveux de Raiponce, tressés avec des fleurs, déferlent en sinuosités féeriques. Les circonvolutions de cette chevelure magique s'illuminent lorsqu'elle chante. Mais ce pouvoir s'avère aussi un maléfice et Ryder la libère en coupant ses cheveux qui deviennent plus foncés. Il lui déclare alors qu'il préfère les brunettes. Les souvenirs de ses parents reviennent en mémoire à Raiponce et elle les retrouve.

Depuis sa sortie pour Noël, le film Raiponce-Tangled connaît un grand succès.

EN PRÉPARATION

L'an dernier, l'événement avait attiré une foule de collectionneurs érudits, de découvreurs passionnés et d'éternels chercheurs ayant en commun une bizarrerie qui les réunit habituellement dans une salle sombre et qu'on appelle la cinéphilie. Pour sa 4e édition, le ciné-bazar de Mediafilm. ca, auquel participera encore la Cinémathèque québécoise, se déroulera à Montréal dès 9 heures jusqu'à 16 heures, le samedi 5 février 2011 au sous-sol de l'Église Saint-Stanislas-de-Kostka, 4816 rue Garnier, angle Saint-Joseph. L'activité se déroule au profit de CinÉcole, programme pour amener au cinéma des élèves du secondaire issus de milieux défavorisés. Alors, amateurs du 7e Art, on s'y retrouve?

EN SOUVENIR

L'asservissement de l'humain peut être perpétré sous différentes formes. Plus haut, je mentionnais les stigmates de l'esclavage. Avant la récente version télé tournée en HD et concentrée dans l'action épique, l'histoire de Judah Ben Hur, prince juif devenu esclave sous l'empire romain, se déroula dans un drame religieux où les fidèles d'une croyance, dissidente à l'époque, étaient persécutés. De ces temps éloignés, persistent des volontés de restreindre les possibilités d'une pensée libre, entre le savoir et la bienveillance, aussi informée qu'éclairée.

Dans ma chronique de novembre, j'analysais le film Gasland (2910) de Josh Fox qui a parcouru les États-Unis pour s'informer des implications et des conséquences des forages gaziers à l'horizontal. La contamination, suite à la fracturation dans le schiste ou le charbon, affecte certes les aquifères américains mais déjà accable des Albertains tel qu'on le constate dans le film Burning Water (Esler et Richards, 2010). Lors du forage, 596 fluides chimiques sont nécessaires au fracking. Les problèmes de santé pour les humains et les animaux s'ajoutent au spectaculaire phénomène de l'eau qui s'enflamme en sortant du robinet ou dans les rivières alors que l'air aussi prend feu.

L'acteur, scénariste, producteur et réalisateur américain Mark Ruffalo est aussi père de trois enfants . Résident de Pennsylvanie, préoccupé par l'exploitation du gaz naturel, il a organisé des projections du documentaire Gasland, Prix Spécial du jury au Festival de Sundance. Sans avoir brandi une arme, ni avoir lancé une bombe, il se retrouve sur la US terror watch list. En effet, sa volonté d'informer la population lui a valu d'apprendre que son nom est maintenant sur la liste des terroristes potentiels du département de la Sécurité intérieure de la Pennsylvanie.

Alors qu'ils se sacrifient pour les autres, les pacifistes, les prisonniers d'opinions, les prisonniers politiques subissent les pires traitements quand ils sont incarcérés. De nombreux films ou documentaires démontrent que les conditions de détention accentuent contre eux l'humiliation, la torture et l'aliénation. Ainsi, dans Hunger (2008), Steve McQueen a placé la caméra à des endroits inusités pour rendre compte de l'angle non officiel de la réalité. Dans Vous n'aimez pas la vérité 4 jours à Guantannamo (Henriquez et Coté, 2010) des agents du Service canadien du renseignement de sécurité questionnent Omar Khadr, après lui avoir dit qu'ils venaient pour l'aider en lui apportant du «junk food». Les bandes vidéo obtenues par les avocats de Khadr révèlent ce qu'on a voulu cacher au peuple canadien puisque le film a été refusé par plusieurs festivals dans l'ouest du pays. Quand s'ajoutent les scandales relatifs à Wikileaks, la question de l'accès à l'information et de la liberté d'expression traverse les tentatives de réflexion dans leur besoin de s'étayer en se basant sur des vérités.

Qu'est-ce qui constitue la conscience humaine? Qu'est-ce qui favorise la compassion? La circulation de l'information contribue à la compréhension; mais, la prise de parole ne s'avère-t-elle pas l'acte le plus subversif et le plus transformateur? Pourquoi s'inquiète-on davantage de ceux qui proclament la paix et l'égalité que de ceux qui possèdent des armes et s'entraînent à les utiliser? Entre la croix à porter et la spiritualité à favoriser, dans un monde qu'à chaque début d'année on souhaite plus humanisé, plus abreuvé de connaissances, plus déterminé par l'Amour, le film Ben Hur (récipiendaire de 11 Oscars) recèle peut-être une réponse puisqu'on y demande : «Est-ce qu'on poignarde une idée?»