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Autres textes

Chronique cinéma


Mai 2017

 par Lucie Poirier, journaliste-analyste

Dalida, Le film de Bazin, Jennifer Alleyn, le Festival d'Annecy, Léa Pool, des analyses, des rencontres, voici ma chronique.

EN ANALYSE

01_DalidaDalida de Lisa Azuelos

Scénarisé, produit et réalisé par Lisa Azuelos, interprété de façon impressionnante par Sveva Alviti ,  le film Dalida débute avec la version en italien de la chanson Nights in White Satin Un po d'amore. Suggestion doublement annonciatrice de la structure filmique : les chansons seront la base des repères épisodiques de la vie de la chanteuse et les scènes entre les draps appuieront les séquences consacrées à ses amours. Dalida incarnait la beauté, entre autres, par l'or liquide de ses cheveux que la caméra caresse des pointes à la racine avant même que son visage soit vu et par les mains jointes du personnage et les mains d'une statue.

D'abord, Lisa Azuelos suggère sa beauté, puis sa vie de jet setteuse. Dalida  prend un avion, un taxi, entre dans un chic hôtel. Quand elle signe, Yolanda Gigliotti sur le registre, son nom, Dalida, apparait à l'écran, suivi du générique. Le déroulement du film est basé sur la dualité; il y a toujours une relation, un rappel, une comparaison, une mise en balance.

J'ai souvent mentionné dans cette chronique que les scènes de miroir sont d'une grande importance. Je l'ai détaillé en analysant les films Au nom de ma fille de Vincent Garenq et Citizen Kane d'Orson Welles(voir ma chronique de l'été 2016). Dans Dalida, la réalisatrice Lisa Azuelos cadre  devant trois miroirs : un pour chaque profil et un de face. Quand elle réagit à une conversation, la chanteuse l'image centrale et celles des cotés diffèrent, signifiant la dichotomie de l'être et du paraître. « C'est quelqu'un qui a dû se façonner une image » « Le regard des autres sur elle a toujours été important, elle était obsédée par ça ». Plus tard, les scènes relatives à sa peur de prendre du poids, qu'elle combat en se faisant vomir, viendront confirmer cette obsession.

La narration, la suite événementielle, est appuyée par les chansons simultanées à l'action. La progression de sa carrière et la succession de ses amours sont accompagnées de chansons qui insistent sur ce qu'elle vivait. Les images et les chansons, distinctes, sont réunies pour signifier. Les chansons entendues dans le film sont les versions chantées par Dalida. Les autres interventions musicales ont été composées par Jean-Claude Petit.

02_richard_chanfray_nicolas_duvauchel


Le film relate ses amours tumultueuses. Elle a aimé son agent Lucien Morisse, le seul homme qu'elle a épousé, en avril 1961, après des années de relation alors même que cet amour s'estompait. Elle a aimé un jeune peintre Jean Sobieski, mais, le public la voyait comme une femme infidèle, qui plus est, avec un jeune et bel éphèbe. En 1967, elle a aimé Luigi Tenco, un jeune chanteur, qui s'est tiré une balle. Elle-même tente alors de se suicider. Lucio, qui connaissait Luigi, la rencontre en lui donnant un recueil de poèmes de Luigi Tenco. Enceinte de Lucio, elle le quitte et avorte clandestinement ce qui lui infligera une incurable infertilité. Lucien Morisse, ex-agent et ex-mari, se suicide le 11 septembre 1970. Elle aime Richard Chanfray dit le Comte de Saint -Germain. Ce sera sa plus longue relation de couple, de 1972 à 1981. Suicide de Richard, 18 juillet 1983. Puis, elle-même se suicide en mai 1987.

Et, il faut mentionner son père. Il revient sporadiquement tout au long du film à travers des scènes du passé; son influence sur elle a été marquante. L'écrivaine Catherine Rihoit, qui a écrit une biographie de la chanteuse, a considéré que Dalida a cherché son père à travers les hommes de sa vie; ils étaient pourtant plus jeunes qu'elle. Est-ce dans leur influence sur elle, plus que dans l'âge et l'apparence, qu'il faut chercher une forme de similitude?

Le rapport entre tous ces hommes de sa vie et les chansons est mis en évidence sans cesse. Ainsi, quand Luigi, fâché,  quitte en auto, Dalida chante Bang Bang et la suite nous montre Luigi, sa tempe rougie par le sang et son arme près de lui sur le sol.

Quand Dalida est avec le très jeune Lucio, qui aurait voulu faire des études, on entend Il venait d'avoir 18 ans.

Quand Lucien est triste et amer, que, lui aussi, prend une arme et se tire, Dalida chante Je suis malade.

Dalida évoque le retour des camps de son père arrêté pendant la guerre. Elle se souvient de sa violence alors. Elle chante Avec le temps; c'est aussi le décès de sa mère.

La chanson Arriva Gigi l'amoroso est entendue, quand arrive Richard Chanfray et ses bobards sur son immortalité, sa prétention d'être le Comte de Saint-Germain, un escroc du 18e siècle, ses changements de plomb en or; il la saoule de paroles. Donc, on entend la chanson Paroles, paroles avec Alain Delon. Dans la vie Alain Delon fut son amant quand Dalida était à Rome mais, ce fait n'est pas relaté dans le film. Dalida n'a fréquenté que de beaux hommes. Sur la photo ci-jointe on voit Richard et Dalida et les acteurs qui les incarnent. En effet,  Nicolas Duvauchelle devient le beau Richard Chantray; en pleine scène de draps, il déclare Que tu es belle simultanément au passage de la chanson dit par Delon. Il fait chaud dans la salle de cinéma!

Ensuite, elle chante Besame Mucho quand se succèdent des scènes de son amour avec Richard. Je me souviens avoir vu un documentaire dans lequel Dalida, magnifique en bikini conduisait un yacht en présence de son bel amant. Ils feront même un disque ensemble. La chanson Et de l'amour…De l'amour en 1975 fut considérée un duo magique. Dans le film, toutefois, le frère de Dalida, Bruno, connu sous le nom de leur frère ainé, Orlando, décrète que c'est pourri.

Quand elle fait un spectacle au Palais des Sports avec des chorégraphies de Lester Wilson qui avait chorégraphié le film Saturday Night Fever, elle chante Laissez-moi danser. Ces scènes sont tournées avec lyrisme. En plongée, elle est filmée alors qu'elle tournoie et que les fils pailletés de sa robe forment un rayonnement solaire autour d'elle, (voir ci-jointe la photo de Sveva qui effectivement rayonne dans le rôle de Dalida). Puis, elle est filmée en contre plongée quand les danseurs l'élèvent pour mieux la magnifier.

03_Sveva_en_Dalida_rayonne Lisa Azuelos a vraiment su honorer son sujet.

Avant la scène du suicide de Dalida, la chanson Pour ne pas vivre seule est entendue. Pendant le générique final, après son décès, on entend la chanson Je veux mourir sur scène.

La mise en parallèle se remarque aussi grâce au montage. Ainsi, se succèdent dans une même séquence les scènes où  on voit les draps du lit de la chambre sur le corps de Dalida quand elle est avec Luigi et les draps du lit de l'hôpital sur son corps après sa tentative de suicide. Ce montage parallèle permet d'insister sur la cause et la conséquence, sur l'opposition bonheur et malheur, contraste appuyé aussi par le texte quand Dalida répond au discours philosophique aboutissant à la mort par une phrase exaltant l'amour.

De plus, le parallélisme se remarque dans le scénario. Liza a choisi de faire coïncider les scènes d'emprisonnement du père et celles de l'amant. Son père, violoniste, italien au Caire, a été arrêté et placé dans un camp pendant la 2e guerre mondiale. Richard, a tiré sur l'amant de la bonne; la maison devait être vide, la bonne en congé, quand Richard est entré avec une arme croyant surprendre un voleur.

Décidément, c'est fréquent l'utilisation d'une arme par ces gens. Tout comme, c'est fréquent le suicide parmi eux.

À la fin du film, une image du monument qui lui est dédié au cimetière de Montmartre aurait témoigné de son aura solaire; pour l'avoir vue sur place je peux vous assurer qu'elle est représentée de façon éblouissante. Sur la place Dalida, un buste qui la représente est patiné parce que les gens (des hommes?) sont photographiés les mains agrippant les seins de la statue. Un phénomène semblable concerne la statue de Victor Lenoir au cimetière du Père-Lachaise. Dalida a des statues à son effigie et elle a un statut mythique.

Avant la sortie du film, des informations filtraient sur le  travail exigeant pour l'équipe. L'écriture du scénario pour Liza s'est étalée sur au moins un an. La première version du film faisait 3 heures, elle a dû sacrifier beaucoup en refaisant le montage. Sveva s'est consacrée pendant des mois à apprendre le français, la chanson, la danse et pour le tournage il y avait 4 heures de maquillage et de coiffure incluant une prothèse pour le nez et une perruque.

Le film Dalida est un déploiement de talent de la part de chaque participant. Car Jean -Paul Rouve et Nicolas Duvauchelle surprennent par ce nouvel aspect de leurs capacités d'acteurs; ils incarnent avec conviction des amoureux transis, leurs regards expriment une intensité émotive dans l'amour, la tristesse, la passion. Le film est la révélation de l'actrice italienne Sveva Alviti à qui la réalisatrice a donné l'occasion d'actualiser son potentiel. La jeune actrice Elena Rapisarda est impressionnante dans le rôle de Iolanda Gigliotti, c'est-à-dire, Dalida enfant.

Dalida de Lisa Azuelos est un film qui enthousiasme; il a de quoi rallier les fans et les découvreurs de la chanteuse et actrice Dalida. Le scénario et la réalisation de Lisa Azuelos avec l'interprétation époustouflante de Sveva Alviti culminent vers des paroxysmes d'excellence. Ces deux femmes nous prouvent que Dalida a été une lumineuse déesse dont la vie personnelle a été marquée par des descentes aux enfers.

04_Pierre_Hebert_Film_Bazin Le film de Bazin par Pierre Hébert

J'ai rencontré Monsieur Pierre Hébert lors de la première de sa plus récente création Le film de Bazin. Il revenait de Téhéran où il avait été membre du jury au Festival international d'animation de Téhéran du 29 février au 11 mars 2017. À cette occasion, des dessins de sa série Tropismes étaient exposés dans le hall du festival. Il a reçu un prix hommage pour ses 50 ans de carrière. Il a aussi donné une entrevue d'une heure au réseau éducatif de la télévision iranienne.

De retour à Montréal (Québec, Canada), lors du FIFA, Festival du Film sur l'Art, il a présenté son plus récent documentaire intitulé Le film de Bazin,  une véritable œuvre de création, une puissante forme de reconnaissance, le fascinant résultat d'une volonté de dialogues.

05_afficheLe-film-de-bazinLe film de Bazin restitue l'intention d'André Bazin de tourner un documentaire. Théoricien et critique cinématographique, André Bazin (1918-1948) a co-fondé en 1951 les cahiers du cinéma pour lesquels François Truffaut écrivit. Celui-ci a dédié à Bazin son premier film d'inspiration autobiographique Les 400 coups. Or, Bazin est décédé à 40 ans de leucémie le premier jour du tournage du film de Truffaut.

Bazin voulait donc réaliser un documentaire sur l'art roman de Saintonge. Il fit deux voyages de repérages au printemps 1958. Pierre Hébert a utilisé les planches contact des photos prises par Bazin ainsi que le texte qu'il avait rédigé pour ce projet. Ce texte a été publié en 1959 dans le no 100 des Cahiers du Cinéma. Pierre Hébert s'est entretenu avec André Joubert-Laurencin en charge de l'édition complète des textes de Bazin.

Il s'est adjoint la participation de Robert Marcel Lepage qui lui, a créé une magnifique musique. S'est ajoutée la voix de Michael Londsdale.

Les photos en noir et blanc vivent et le projet de Bazin acquiert une forme. La pierre des « lieux et monuments » palpite, grandit, ressuscite. Hébert est retourné sur les lieux où les photos ont été prises il y a 60 ans. Il a été saisi par les changements qui ont re -façonné les paysages et leurs environs.

Le film réunit les photos d'époque et le tournage récent dans un dialogue établit par Hébert. C'est le film du dialogue. Dialogue entre la fixité et le mouvement, le présent et le passé, la photo et le cinéma, entre la supposée objectivité de l'image et la créativité du dessin. D'ailleurs, Bazin est cité dans le documentaire au sujet de cette prétendue objectivité : « L'objectivité de la photo ne se borne pas à la restitution de la forme des choses ».

Hébert utilise les ressources de ses interventions pour ce dialogue : il trace, il grafigne, il prolonge, il reconstitue. Grâce à lui, l'image entraîne le dessin, le dessin précède l'image. Hébert superpose, unit, il ajoute les ressources de l'animation et de la manipulation numérique.

Tout dans ce film peut induire une réflexion, peut établir un calme, grâce au rythme, à la teneur des images, au dialogue entre les images et les dessins, à la reproduction manuscrite du texte. Ce film est aussi le dialogue du temps, de la transformation à 60 ans de distance.

Dialogues, réflexion, calme et interpellation. Ainsi, devant cette abbaye de Trizay encastrée dans la ferme avec cette « humanisation paysanne ».

Le parcours de Pierre Hébert nous fait découvrir : ruines à Laleu, arche de l'hospice de Pons, pont transbordeur de Rochefort, bref entretien avec un employé, Échillais, Sablonceau, rue, église, route, portail, Charente maritime, Chadenac, Saint-Brice, un mariage à Échillais, des jeunes touristes, la lanterne des morts de Fenioux, l'église deux fois bombardée, les deux mots que l'italien a trouvé pour distinguer les ruines par le temps et les ruines par l'humain, la tondeuse et les quatre morceaux restant d'une colonne.

La superbe séquence avec les vaches se reposant accentue le contraste nature et modernité. La réplique grandeur nature de la façade de l'église d'Echebrune près de l'aire de l'autoroute de Lozay nous interroge sur le soin de préserver et l'impossibilité de transcender le temps, la nécessité d'évoquer ce qui a disparu et la responsabilité d'empêcher la disparition. Sans oublier la question de la restauration : « Nous n'avons plus confiance dans le passé alors nous restaurons ».

Poète, Bazin remarquait « les entrelacs hasardeux de l'usure et du vent ».

Car « Bazin s'intéresse à tous les savoirs possibles dans le hors temps du cinéma » entend-on dans ce film qui développe aussi un dialogue entre l'intelligence et la sensibilité.

Lettre d'amour protéiforme, le documentaire Le film de Bazin de Pierre Hébert s'achève avec les mots : « Il n'aura caressé que du regard la blanche robe des églises de Saintonge » et un exceptionnel fondu au blanc.

En salles

06_affiche-industrie-ruban-rose-lea-pool-2011Deux films de Léa Pool en mai

En mai, la réalisatrice Léa Pool sera présente lors de deux événements qui la concernent :  le 4 mai son documentaire L'industrie du ruban rose sera projeté et le 26 mai son plus récent film Et au pire on se mariera, sortira.

Léa Pool a, une fois de plus, convoqué Karine Vanasse. En effet, cette actrice débutait en 1999 dans Emporte-moi. Depuis, on ne compte plus les récompenses qui lui ont été octroyées.

Karine Vanasse retrouve donc la réalisatrice de ses débuts pour le film Et on pire on se mariera en salles au Québec, à la fin du mois. Le scénario est basé sur le roman de Sophie Bienvenu dans lequel Aicha, 13 ans, est prise dans la spirale du mensonge lorsqu'elle parle à une travailleuse sociale. Après une enfance démolie par son beau -père, un amour troublant avec Baz, plus vieux qu'elle, une relation chaotique avec sa mère, forcée à parler, elle louvoie entre la déposition et la confidence, l'invention et la vérité. Parce qu'il y a des gens, des circonstances, où le mensonge protège plus que la vérité. On la verra aussi bientôt dans le film d'Émile Gaudreault, De père en flic 2.

Quant à Léa Pool, elle sera au Ciné-club Les dames du Doc, jeudi le 4 mai 2017 à 19 :30 avec son documentaire L'industrie du ruban rose que j'analysais dans ma chronique de février 2012.

Dès que je mentionne ce titre, malgré le passage des ans, à chaque fois réapparaît cette image du film avec une femme noire exténuée à la fin d'une pluvieuse journée de marche organisée et qui doit dormir sous une tente avant de continuer le lendemain. Puis, ressurgit le propos dénonçant ce discours selon lequel la femme dont le cancer s'est estompé est une battante, une gagnante, comme si celle qui en dépérit était coupable de n'avoir pas fait assez, de n'avoir pas voulu assez. Les victimes sont les blâmées,  non seulement dans les cas de viol mais, aussi, dans les cas de cancer. Du crime à la maladie c'est toujours la faute de la femme. Le documentaire de Léa Pool sait mettre en évidence cette face cachée de la réalité, ce mercantilisme de l'espoir, ce mirage dans la négligence systémique de tout ce qui concerne les femmes.

La rencontre est organisée par les Réalisatrices Équitables au 5154 rue St-Hubert à Montréal (Québec, Canada).


EN FESTIVAL : ANNECY

En France, se déroulera le Festival international du film d'animation d'Annecy du 12 au 17 juin 2017. Des rencontres et des primeurs sont prévus au programme.

Le mardi 13 juin Guillermo del Toro animera une Conversation With pour les jeunes talents de l'animation. Il est le parrain de la première édition du Mifa Campus dans le cadre du Marché internationale du film d'animation.

Des  sessions de Pitchs permettront de découvrir 34 projets dont celui de Li Yi avec Finding Bresson. Le chanceux bénéficiera d'une résidence d'écriture à l'Abbaye de Fontevraud en octobre et de l'accompagnement de Cultureve en tant que coproducteur.

Le lendemain, le mercredi 14 juin l'avant-première mondiale de Despicable Me 3, Moi, Moche et Méchant 3, se déroulera en version anglaise sous-titrée en français.

07_GoNagai _a_AnnecyAussi, le mercredi 14 juin, Go Nagai présentera des images de  Mazinger Z des studios Toei Animation. Go Nagai, célèbre mangakas japonais auquel on doit Goldorak, Devilman,  Great Mazinger, Violence Jack et Cutie Honey est  aussi l'auteur de Mazinger Z. Écrit en 1970, le manga concentré sur les aventures d'un super robot, est devenu  le sujet d'un long métrage. Mazinger alias Le Château de Fer doit sauver le monde confronté à une nouvelle menace.

Le vendredi 16 juin des images exclusives du nouveau film COCO seront présentés par le réalisateur Lee Unkrich (Toy Story 3), le coréalisateur Adrian Molina (Monsters Academy )  et la productrice Darla K. Anderson (Toy Story 3).

Coco, qui sortira en France le 29 novembre, permet de suivre les péripéties de Miguel qui rêve de devenir un musicien accompli alors que la musique est bannie dans sa famille. Propulsé auprès d'un gentil filou, il accomplit avec lui un voyage extraordinaire.

Le court métrage LOU qui précédera les projections du film Cars 3, réalisé par Dave Mullins et produit par Dana Murray sera lui aussi présenté. Il raconte l'histoire d'un bully de cour de récréation confronté au contenu d'un coffre aux objets trouvés qui lui donneront une leçon.

Quant au film Cars 3 de Disney Pixar, qui doit sortir au Québec le 16 juin et en France le 2 août 2017, il sera projeté en avant-première lors de la cérémonie de remise des prix de la 5e édition du Disney Art Challenge; ce concours, pour les étudiants répartis dans 25 écoles d'animation, leur imposait le thème du Road Trip. Les prix seront remis par Dave Mullins et par Dana Murray du court métrage Lou.
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Dans le film Cars 3, réalisé par Brian Fee,  le célèbre Flash McQueen, numéro 95, doit faire preuve d'ingéniosité pour revenir dans la course de bolides ultrarapides, la Piston Cup. Il sera aidé par Cruz Ramirez, une mécanicienne qui rêve de victoire. On pourra y entendre la voix de Guillaume Canet.

Le soir même, il y aura une projection publique en extérieur du film de Disney Pixar Cars, quatre roues réalisé par John Lasseter.

Le Festival d'Annecy a sélectionné des courts métrages pour la compétition, 31 films de télévision (séries et spéciaux TV) et 40 films de commande.  Des longs métrages en et hors compétition vont s'ajouter au programme. On peut savoir l'actualité du Festival en allant sur annecy.org.


EN PRÉPARATION : IMPETUS

Je mentionnais le FIFA dans cette chronique. J'ai alors eu l'occasion d'échanger quelques mots avec la réalisatrice Jennifer Alleyn, la femme à la caméra. Après avoir participé à la Course Destination Monde en 1991, elle nous a gratifiés de l'expression de son talent avec les documentaires Les Rossy, La vie imaginée de Jacques Monoroy, L'atelier de mon père, Dix fois Dix.
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Or, elle vient de terminer le tournage de son premier film de fiction. Pour Impetus, elle a filmé Pascale Bussières et Emmanuel Swartz à New York et chez-elle à Montréal (Québec, Canada).

C'est aussi dans son domicile qu'elle va travailler au montage de ce film qui nous permettra de suivre un double parcours : celui d'une cinéaste s'intéressant à un homme lui-même bouleversé par un documentaire sur un guitariste. On a l'impression de poupées russes.

Pour la photo ci-jointe, Jennifer a capté Pascale Bussières lors du tournage à New-York dans le café du Jane Hotel.

Ainsi entourée d'acteurs et de techniciens dans sa maison, Jennifer considère que c'est : « le contexte idéal pour aborder des questions existentielles et personnelles ».

Jennifer est une femme dédiée à l'art par tout ce qui l'inspire et par tout ce qu'elle transmet.

Le film Impetus de Jennifer Alleyn devrait être sur les écrans au cours de 2017.
 

 

 

F ilms mentionnés dans cette chronique 

Dalida Lisa Azuleos 2016
Au nom de ma fille Vincent Garenq 2016
Citizen Kane Orson Welles 1941
Le film de Bazin Pierre Hébert 2017
Les 400 coups François Truffaut 1959
L'industrie du ruban rose Léa Pool 2011
Et au pire on se mariera Léa Pool 2017
Emporte-moi Léa Pool 1999
Cars 3 Brian Fee 2017-
Les Rossy Jennifer Alleyn 2001
La vie imaginée de Jacques Monoroy Jennifer Alleyn 2006
L'atelier de mon père Jennifer Alleyn 2008
Dix fois Dix Jennifer Alleyn 2011