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Chronique cinéma
janvier 2012

 par Lucie Poirier, journaliste-analyste

Le cinéma nous convie à constater les possibilités les plus opposées avec Cheval de guerre et Millenium. Je vous propose de parcourir 2012 avec une déclaration d'amour en souvenir pour aller vers l'avenir.

EN ENTREVUE

Musique symphonique de John Williams et panoramiques grandioses de paysages verdoyants sous la direction de Janusz Kaminski débutent Cheval de guerre, film américano-indien de Steven Spielberg. Basé sur un roman de Michael Morpurgo, qui a été suivi d'une pièce de théâtre, l'histoire est centrée sur un cheval, Joey, et ce, dès sa naissance sous le regard d'Albert; ce jeune garçon l'apprivoise sur la ferme de son père Ted Narracort et de sa mère Rose. Une narration par relais avec différents personnages pendant la 1e guerre mondiale nous permet d'accompagner Joey et son triste périple. 8 millions de chevaux ont été sacrifiés pendant la Grande Guerre. Le cheval est certes le sujet mais il est aussi un personnage puisque Spielberg lui a consacré des scènes prouvant ses aptitudes émotives et sentimentales.

Joey, un demi-sang, n'est pas principalement un cheval de labour. Mais, Ted l'a acheté pour 30 guinées, il doit servir aux travaux de la ferme. Albert amène Joey à accepter le licou, à devenir un cheval de trait, celui qui tire la charrue pour tracer les sillons dans le champ.

Quand Ted ne peut payer son loyer, il pointe son fusil vers Joey et Albert se place devant lui pour le sauver. Albert est devenu le garçon qui «murmurait à l'oreille des chevaux» (Robert Redford, 1998) et qui appelle Joey en imitant le hibou.

Albert découvre alors que son père, alcoolique, a fait partie du 7e Batailllon de la Cavalerie Impériale, reçu des médailles et eu un fanion. Rose confie à son fils : «C'est bon d'être fier quand on fait quelque chose de bien mais ce qu'il a fait à la guerre il n'en est pas fier». 1914, l'Angleterre est en guerre avec l'Allemagne. Ted vend le cheval Joey à l'armée. Pour rester avec son cheval, Albert veut s'engager mais, il est trop jeune. Le Capitaine Nicholls lui promet de prendre soin de Joey et de le lui rendre après la guerre.

Joey connaît alors Topthorn, un magnifique cheval noir. Ensemble, ils sont soignés par Jim et le Capitaine Nicholls jusqu'à ce qu'une ellipse narrative nous laisse supposer la mort du Capitaine. Dans la forêt, Gunther, de l'armée du kaiser, trouve les 2 chevaux et convainc son chef que ces deux beaux chevaux de cavalerie pourraient tirer les charettes-ambulances. Les Allemands ne sont pas présentés dans la dichotomie bons/méchants mais en tant qu'humains dont certains sont capables du pire pendant que d'autres sont soumis à des ordres tout en pouvant respecter différentes formes de vie dont celle des animaux. Joey accepte le harnais pour tirer l'ambulance, il donne l'exemple à Topthorn. Gunther déclare : «Celui qui t'a appris ça vient de te sauver la vie».

Gunther garde le fanion et le remet à son frère Michael, 14 ans, avant son départ pour le front. Soudain, Gunther enfourche Joey, s'élance, attrape Michael et les deux désertent. Rattrapés, ils sont exécutés. Spielberg a filmé la scène de loin en plaçant un moulin à vent à l'avant-plan, le mouvement des ailes lui a permis, avec le passage d'une aile, de dissimuler le moment précis de la mort des deux frères fusillés. Grande décence.

Émilie, une fillette, assure le relais de la narration en trouvant les deux chevaux. Elle ira jusqu'à les cacher dans sa chambre à coucher pour qu'ils ne soient pas réquisitionnés par l'armée qui pille toute leur ferme en arrivant avec des femmes et des hommes pour prendre les récoltes dans les champs mêmes.

Émilie vit avec son grand-père interprété par Niels Aresturp. Le vieux dit à sa petite -fille : «Peut-être qu'il y a différentes façons de montrer son courage. Tu sais que les pigeons voyageurs feront peut-être toute la différence dans cette guerre». Mais, les chevaux sont découverts et affectés à tirer l'artillerie, ils devraient résister un mois ou deux. Celui qui s'en occupe déplore : «Quel dommage qu'ils vous aient trouvés».

Topthorn est désigné pour tirer un canon mais il ne sera pas assez fort. Joey se précipite pour le remplacer et le sauver. Cette scène attribue au cheval des sentiments d'empathie et de compassion, d'entraide et de solidarité. Nous connaissons peu ce dont les animaux sont capables.

Des scènes s'avèrent particulièrement percutantes pour révéler, avec la misère du cheval, l'horreur de la guerre. Un plan cadre la patte blessée et ensanglantée de Topthorn. Dans une autre scène, la profondeur de champs du plan d'ensemble montrant le terrain du combat met en évidence l'endroit où s'entassent les cadavres des chevaux; eux aussi sont des sacrifiés de la guerre, Spielberg a ce mérite de conscientiser le public à ces autres victimes, prouvant que la guerre détruit diverses formes de vie et ne profite qu'aux orgueilleux et aux sadiques, qu'aux commerçants et aux financiers.

Dans La Somme en 1918, Albert est maintenant au front. Andrew, le fils du propriétaire terrien qui accablait la famille sur la ferme, découvre qu'il peut dépasser ses animosités de classe socio-économique et être redevable au petit fermier qui l'aide. Dans la folie de la peur cachée et de l'agressivité ordonnée, les soldats d'un même camp deviennent ennemis sous prétexte d'éliminer les «lâches», ceux qui répugnent à tuer des gens qu'ils ne connaissent même pas. L'uniforme fait le soldat et annihile la personne.

 

 

 

BANDES ANNONCES

FILMS TRAITÉS EN ANALYSE :

  • Cheval de guerre Steven Spielberg, 2011
  • Millénium: Les hommes qui n'aimaient pas les femmes, titré en anglais : The Girl with the Dragon Tattoo David Fincher, 2011

FILMS RÉFÉRÉS AU COURS DE LA CHRONIQUE :

  • L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux Robert Redford, 1998
  • Le puits Gabriel Le Bomin, 2001
  • Joyeux Noël Christian Carion, 2005
    Les fragments d'Antonin Gabriel Le Bomin, 2005
  • Le père Noël est une ordure Jean-Marc Poiré, 1982
  • Mixed nuts Nora Ephron, 1994
  • Un indien dans la ville Hervé Palud, 1994
  • Un indien à New-York John Pasquin, 1997
  • Liste noire Jean-Marc Vallé, 1995
  • The List Sylvain Guy, 2000
  • Millenium Niels Arden Oplev, 2009
  • Millenium 2, La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette Daniel Alfredson, 2009
  • Millenium 3, La Reine dans le palais des courants d'air Daniel Alfredson, 2009
  • Se7en David Fincher, 1995
  • Zodiac David Fincher, 2007
  • The curious case of Benjamin Button David Fincher, 2008
  • The social network David Fincher, 2010
  • Conversation(s) avec une femme Hans Canosa, 2005

Topthorne saigne de plus en plus. Il s'allonge et meurt d'épuisement. Joey, fou de douleur, galope pour fuir. La scène est terrible, énorme, réussie, conçue pour nous faire ressentir la détresse et la déroute de l'animal. Sans s'arrêter, Joey court dans des tranchées, des champs, jusqu'à ce que des barbelés l'entravent entre les aires respectives des ennemis. Le rythme et l'alternance des plans de Joey et des réactions des soldats qui l'aperçoivent, des lieux qu'il parcourt à toute vitesse font de cette fuite, dans le film, la scène la plus marquante et effarante, fulgurante et haletante. Au matin, des soldats des deux camps l'aperçoivent. «Rien n'a survécu là-bas sauf lui».

Un caporal, Colin, s'avance avec un drapeau blanc pour aller le sauver. De l'autre camp, un soldat, Peter, de Dusseldorf, s'avance aussi. Cette scène des ennemis réconciliés, qui au fond n'ont rien lui contre l'autre, rappelle Le puits court métrage de Gabriel Le Bomin (2001) et Joyeux Noël un film de Christian Carion (2005), la nationalité est transcendée. Comme il serait aidant qu'un tel exemple soit suivi à travers la planète.

Joey est sauvé des barbelés et gagné à Pile ou Face par Colin qui le ramène au camp. Parmi les soldats Albert entend parler d'un cheval miraculé que ses blessures condamnent à être tué. Albert est certain qu'un tel cheval ne peut qu'être Joey et il imite le hibou. Joey se dirige vers lui. On renonce à l'exécuter, on le traite comme un soldat, on le soigne. À remarquer, dans le film Les fragments d'Antonin du même Gabriel Le Bomin avec le même Niels Aresturp, les blessés étaient sélectionnés, tous n'étaient pas soignés.

Les péripéties de Joey et Albert ne s'achèvent pas avec l'armistice car, propriété de l'armée, Joey est vendu au marché où il intéresse un boucher. Je ne dévoile pas la fin, je vous laisse avec ce suspense et cette affirmation : comme d'habitude Spielberg a réussi, il a su amalgamer la sensibilité et le grandiose.

Autre film très attendu : la version américaine de Millénium. De nombreux films sont repris par Hollywood; citons trois exemples pour mémoire : quelle version contient le plus de vulgarités : Le père Noël est une ordure (Jean-Marc Poiré, 1982) ou Mixed nuts (Nora Ephron, 1994)? Quelle version contient le plus de scènes mignonnes Un indien dans la ville (Hervé Palud, 1994) ou Un indien à New-York (John Pasquin, 1997)? Quelle version s'appuie sur le plus grand nombre de clichés éculés Liste noire (Jean-Marc Vallé, 1995) ou The List (Sylvain Guy, 2000)?

Le succès international de la trilogie suédoise Millenium (Niels Arden Oplev, 2009), Millenium 2, La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette (Daniel Alfredson, 2009) Millenium 3, La Reine dans le palais des courants d'air (Daniel Alfredson, 2009) a donc intéressé les Américains. Dans une co-production américano -suédo-britanico-allemande, arrive sur nos écrans, la 1e partie : Millénium : Les hommes qui n'aimaient pas les femmes, titrée en anglais : The Girl with the Dragon Tattoo, réalisée par David Fincher qui a amplement donné dans le genre macabre avec Se7en (1995) et Zodiac (2007) avant de bifurquer vers des propos plus psycho -sociologiques avec The curious case of Benjamin Button (2008) et The social network (2010). Dans sa nouvelle version de Millenium l'influence de ce parcours est perceptible : quand Lisbeth est filmée en infra-rouges et quand il est question de sa tutelle par l'état.

Millenium titre une publication suédoise dont le directeur et journaliste Mikael Blomkvist, reconnu coupable de diffamations, accepte d'enquêter sur la disparition, il y a 40 ans, de Harriet, la nièce de Henrik Vanger. Les Vanger dirigent la plus grande entreprise familiale de Suède et aucun des membres ne parle aux autres. Deux des frères étaient des nazis et l'un s'est noyé alors qu'une des mères était folle. Tous les enfants sont perturbés. Belle panoplie! Mikael sera aidé par Lisbeth Salander, une brillante informaticienne, hacker marginale, que la vie a massacrée à travers les services sociaux qui l'ont récupérée après qu'elle ait, à l'âge de 12 ans, brûlé son père sur 80% de son corps.

Un panoramique vers la droite de la nature brumeuse d'une île associé à la sonnerie d'un téléphone précède le générique. La succession de gros plans montre des objets , des visages, des parties de corps recouverts de liquide noir; seule exception une flamme jaune. Déjà célèbre, le générique se déroule pendant la nouvelle version de Immigrant Song de Led Zeppelin reprise par Trent Reznor avec la voix de Karen O. Générique d'une facture originale pour un début de film, certes, la qualité est incontestable mais, il ne s'agit pas d'extraits du film, le générique ressemble à un vidéo clip, un montage déconnecté du reste et qui pourrait se greffer à n'importe quel autre film.

Mikael incarné par Daniel Craig est d'une grande élégance. Il gravite dans des décors riches : les bureaux de Millenium diffèrent du plancher unique de la précédente version, à plusieurs niveaux, avec un design high tech; aussi, il ne s'agit plus d'une petite équipe d'idéalistes mais d'une grosse compagnie alors que la maîtresse de Mikael, Erika Berger, est toujours mariée. D'ailleurs, différemment à encore de la précédente version, Mikael entretient des contacts avec sa fille adolescente.

L'histoire de Lisbeth et ses problèmes avec son tuteur et l'enquête de Mikael se déroulent avec un exact parallélisme; on a l'impression que le nombre de secondes dévolues à chaque histoire a été calculé, on ne perd pas le fil des événements des trames événementielles respectives.

Le film ouvre et termine avec la fête de Noël, nous concluons donc que l'enquête a duré un an. Quand Lisbeth vient discuter d'une enquête qu'elle a faite sur Mikael tout le décor est noir et elle arbore sa célèbre coiffure mohawk noire.

Mikael sur rend sur l'île près d'Hedestad afin de découvrir qui dans la famille de Vanger a tué Harriet le samedi 24 septembre 1970 alors qu'elle avait 16 ans. Son oncle la voyait à la tête de la compagnie. Or, elle-même enquêtait déjà sur une série de morts dont les victimes étaient des femmes atrocement et longuement torturées.

Mikael rencontre les membres de la famille à partir d'une maison qui lui est assignée et dans laquelle un chat le rejoint pour dormir près de lui. Tout au long du film, il arbore un pantalon de pyjama quadrillé bourgogne en tentant de se réchauffer dans la demeure glaciale. Martin, le frère de Harriet, dirige la compagnie. «Henrik c'était la Suède d'antan, Martin, c'est celle d'aujourd'hui».

Simultanément, Lisbeth découvre l'ignominie de son nouveau tuteur. Quand il s'approche d'elle, la caméra cadre la région abdominale de l'homme qui lui dit : «J'aime que tu sois réticente».

«L'indépendance de la presse est dépendante des annonceurs» pour aider Mikael et Erika avec Millenium, Henrik Vanger investit dans le journal. Lisbeth qui, grâce à une caméra grand angle en fibre optique, a cessé d'être victime de son tuteur violeur, rejoint Mikael sur l'île pour collaborer à l'enquête et …à sa vie sexuelle. Au petit matin, elle est assise, le pied dans le lavabo, et l'attend pour le petit déjeuner qu'elle a préparé.

Chez certaines personnes «La peur d'être impoli peut l'emporter sur la peur de souffrir»; chez d'autres, l'envie de faire souffrir peut l'emporter sur la corvée de nettoyage de traces de sang.

Les choses pourraient s'arranger pour Mikael, il serait réhabilité mais les preuves qu'il détient sont caduques et ne feraient que donner une mauvaise image de son adversaire : «l'opinion publique aujourd'hui applaudit les pires malfrats. Ces types-là ne finissent jamais en prison». Les tractations finales entreprises par Lisbeth pour dénouer la situation sont davantage détaillées. Quant à elle, dans cette version, son personnage a évolué sentimentalement. Elle est maintenant capable d'aimer.

Le réalisateur David Fincher a bien relevé le défi. L'action est maintenue en Suède. Il n'y a pas à déterminer quelle version est la meilleure mais à observer les différences. Les complexités des histoires sont davantage étayées. Millenium est constitué de plusieurs histoires dont une seule suffirait à faire un film. Les déroulements sont aussi parallèles qu'imbriqués, indépendants que reliés. Avec une telle base narrative et des personnages aussi originaux, un réalisateur est appelé à fournir l'écrin de tels joyaux et Fincher a réussi.

Rooney Mara, dont on nous assure que tous les peircings sont vrais, livre une interprétation irréprochable. Lisbeth est un personnage captivant et exceptionnel, elle subjugue et attendrit, ensorcelle et impressionne; elle cristallise les aspects cachés d'une société pourrie qui cache ses torts et les valeurs absolues d'une conscience avide de justice. Avec Rooney Mara, Lisbeth est une vulnérable qui se révèle forte, avec Noomie Rapace, Lisbeth est une aguerrie qui s'avère sensible.

Nous serons toujours insatiables de Millenium, la fascination perdurera. David Fincher a réussi à relever le défi de reprendre un succès international en nous rendant impatients de voir la suite.

EN AMOUR

Sans attendre février, le mois de l'amour, dix intervenants des milieux politiques ou artistiques, dont les actrices Guylaine Tremblay et Chloé Sainte-Marie et la directrice d'Amnistie internationale Béatrice Vaugrante, ont choisi de proclamer leur amour pour le documentaire. Le canal D diffuse au Québec depuis le 19 décembre, la série de 10 messages intitulée J'aime le documentaire pour la promotion de ce genre indispensable. De plus, des artisans du milieu ont participé à des capsules qui sont diffusées sur des plateformes de médias sociaux : Facebook, Twitter et le blog J'aime le documentaire.



D'après un rapport commandité par DOC Canada, la production de documentaires est à son plus bas niveau depuis six ans. Les documentaristes (comme les journalistes) participent à la conscientisation, à l'éducation, à l'information. Certaines réalités resteraient ignorées sans leur travail, certaines personnes resteraient méprisées sans leur focus. Or, c'est sur leur sort maintenant qu'elles et eux veulent attirer l'attention.

EN VENTE

À Montréal, au Québec, depuis 5 ans, le premier samedi de février monopolise les cinéphiles qui attendent dehors dans le froid l'ouverture du Ciné-bazar de Médiafilm. «Désormais, le Ciné-bazar est une tradition bien ancrée, avec un noyau de fidèles qui grossit à chaque édition» constate Martin Bilodeau, rédacteur en chef de Mediafilm.ca.

Dès 9h et jusqu'à 16h, c'est véritablement une foule constante qui s'entasse dans le sous-sol de l'église Saint-Stanislas-de-Kostka au 4816 rue Garnier (angle Saint-Joseph).

Les frais de location de tables acquittés par la quarantaine d'exposants et les ventes faites aux tables de Mediafilm.ca vont au programme CinÉcole en partenariat avec le FIFEM, le Festival International du Film pour Enfants de Montréal, afin d'amener au cinéma des élèves du secondaire issus de ces milieux dits défavorisés et dont le nombre augmente constamment au Québec.

Les exposants proposent des marchandises très variées : bobines de films, projecteurs, magnets, photos, figurines, vidéo cassettes (certaines étaient même données à qui avait le courage de les transporter). Précédemment, j'y ai trouvé des affiches de films que j'avais analysés, des biographies, un dvd de Chine, des laminés (que j'ai eu le courage de transporter), des brochures publicitaires parues dans d'autres pays, ces fameux anciens numéros de Mon film, les Cahiers du Cinéma, l'Avant-Scène, et même… un numéro d'une revue intitulée Cinéma et publiée en France en 2000 qui m'avait consacré un paragraphe avec photo. Au Ciné-bazar, le 4 février 2012, qui sait quel étonnement vous pourriez avoir?

EN SOUVENIR

En ce début d'année 2012, la réplique du mois évoque un départ. Un départ suppose un avant et un après. Que dire du moment même? De cet instant qui, comme chaque seconde, ne reviendra pas. Chaque pensée laisse une trace dans le cerveau. Imaginons le pouvoir des pensées d'amour. De la rose morte émane encore un parfum. De la pensée d'amour reste l'intensité, l'authenticité, la bienveillance. L'amour est un miracle que l'on peut accorder à chaque instant. En vous souhaitant une belle et agréable année, je vous offre cette citation cinématographique pour exprimer que les fous d'amour ont raison. Quoiqu'il advienne, je vous souhaite qu'un sourire d'amour se dessine chaque jour sur votre visage, ne serait -ce que dans la vérité d'une seule seconde. Extraites de Conversation(s) avec une femme (Hans Canosa, 2005), dans lequel les personnages n'ont pas de noms, ils sont la femme, l'homme, ces phrases traduisent l'élan , la lueur, le regain, l'amour comme riposte finale et initiatique : «Je pensais que tout restait possible. Mais maintenant, tout semble tellement arrêté. Tellement réel. Tellement définitif…Je t'aime. Pour le meilleur ou pour le pire, pars avec mots…»