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Chronique cinéma
février 2010

 par Lucie Poirier, journaliste-analyste

L'évocation des années 60 envahit les écrans (A single man, Nine). Signe d'une recherche erratique? D'une nostalgie insistante? D'un présent insuffisant, décevant ou inquiétant? Le besoin d'une élaboration fantasmatique (L'imaginarium du Docteur Paranassus) vient-il d'une réalité trop stressante, ingrate, violente (Rachel, Millénium2)?

EN ENTREVUE

« Avec le film Rachel et l'exposition de photos Drame Humain à Gaza pendant tout le mois de février, les gens seront sensibilisés. C'est important qu'une autre voix se fasse entendre dans les médias » disait Roland Smith, propriétaire et programmateur du Cinéma du Parc à Montréal. Après avoir achevé plus de quinze documentaires, la franco-israélienne Simone Bitton a réalisé Rachel, récapitulation des faits survenus le 16 mars 2003 à Rafah; ce jour-là, une américaine de 23 ans, la pacifiste Rachel Corrie, mourait écrasée sous les débris poussés par un bulldozer israélien qui s'apprêtait à détruire une maison au sud de la bande de Gaza. Présenté depuis le 29 janvier, le documentaire alterne les versions d'une majore israélienne, des pacifistes qui accompagnaient Rachel, d'un artilleur de char, du médecin ayant pratiqué l'autopsie, de résidents palestiniens; pour la reconstitution des extraits de lettres et courriels écrits par Rachel à ses parents et à des amis, des photos, un enregistrement sonore, une vidéo prise par une caméra de surveillance militaire sont utilisés. Pour la réalisatrice « Au cinéma, le résultat de l'enquête compte moins que le fait même d'enquêter. » Le geste pur de cette jeune sacrifiée, qui, de son corps, faisait obstacle à la machine de guerre, représente l'idéalisme poussé à son paroxysme. Dans une très belle scène, un palestinien colle sa photo sur un mur et lui donne un baiser.

Daniel Saykaly, de Palestiniens et Juifs Unis, PAJU, aimerait que le film et les photos amènent les gens à se poser des questions « Pourquoi ce drame choquant, cette catastrophe humaine, cette absence de transparence? Aucun matériel de construction ne peut entrer à Gaza. Tout passe dans les tunnels, l'alimentation, les médicaments. Il faut présenter les gens de tous les jours, pas les militaires; des gens qui veulent vivre dans la dignité, qui veulent répondre à leurs besoins, des gens comme vous et moi. Palestiniens et juifs nous voulons travailler ensemble pour une résolution avec justice pour les 2 peuples. » « Comment faites-vous pour garder espoir? » ai-je demandé à Daniel qui m'a répondu : « Un peuple ne veut pas être assujetti indéfiniment ».

 

 

 

 

En tournée

Accompagnant la projection du film Rachel, l'exposition de photographies Drame humain à Gaza est le résultat d'une sélection parmi plus de 6000 photos relatant l'offensive israélienne contre Gaza le 27 décembre 2008 pendant des négociations de paix. L'exposition de 44 photos voyagera dans tout le Canada dont Yellowknife et London pour témoigner du quotidien, des enfants morts de déshydratation sur les corps de leurs parents, des circonstances extrêmes, des gens qui attendent en ligne. Ainsi que me le disait Grace Batchoun de Canadiens pour la justice et la paix au Moyen-Orient « There is nothing as fact ».

BANDES ANNONCES

FILMS TRAITÉS
en analyse :

  • Rachel Simone Bitton, 2009
  • L'imaginarium du Docteur Parnassus Terry Gilliam, 2009
  • Nine Rob Marshall, 2009
  • A single man Un homme au singulier Tom Ford 2009
  • Millenium 2 La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette Daniel Alfredson 2009
  • Sherlock Holmes Guy Ritchie 2009

FILMS RÉFÉRÉS
au cours de l'analyse :

  • Sugar Babies Amy Serrano, 2007
  • Le baiser de la femme araignée Hector Babenco, 1985
  • Blood Diamonds Edward Zwick 2006
  • Singing in the rain Gene Kelly et Stanley Donen 1952
  • White Christmas Michael Curtiz 1954
  • Zigfield Folies Vincente Minnelli 1956
  • Chicago Rob Marshall 2002
  • Millenium 1 Les hommes qui n'aimaient pas les femmes Neils Arden Oplev, 2009
  • Chaplin Richard Attenborough, 1992
  • Young Sherlock Holmes Barry Levinsson, 1985
  • La solution à 7% Herbert Ross, 1976
  • Les visiteurs du soir (Marcel Carné, 1942
  • Poèmes pour Iris (Richard Eyre, 2001
EN ANALYSE

Dans une forêt de faux arbres et de vraie boue, des méduses parlent. Mercure présente le « Dr Parnassus aussi âgé que le temps lui-même » et prévient que « Ce monde est rempli d'enchantements pour ceux qui ont les yeux pour le voir ». Terry Gilliam a connu de nombreux obstacles financiers au cours de sa carrière de cinéaste. L'an dernier, alors que déjà le tournage était interrompu par la quête de subsides, il croyait devoir renoncer à terminer son 1er film scénarisé par lui en 20 ans; Heath Ledger, un des principaux acteurs, décédait soudainement. « L'absence de moyens rend créatif » m'avait dit le réalisateur québécois Jean -Pierre Lefebvre. Gilliam a sans doute été inspiré par une telle considération car il a poursuivi son projet. L'imaginarium du Docteur Parnassus est le dernier film de Ledger ainsi que la preuve de la créativité de Gilliam; certes, il excelle dans les nomenclatures d'images imbriquées mais il a aussi été inventif dans un défi narratif. Il a gardé les scènes déjà tournées par Ledger incarnant Tony, un pendu sauvé sous la pluie par la troupe d'un spectacle ambulant dans Londres où les clochards dorment dehors. Gilliam a invité trois acteurs à reprendre le personnage et a justifié la transformation physique par la traversée d'un miroir magique.

Le Dr Parnassus est un alter ego de Gilliam : « Raconter maintient l'univers. Il ne faut pas empêcher que les histoires se racontent ». Il ne faut pas non plus restreindre « le pouvoir de l'imagination à transformer l'Univers, nos vies ». Le Dr Parnassus déplore notre incapacité à changer ce qui va mal en ce monde et il voudrait que la violence soit canalisée pour le bien, « Tu n'as pas idée du nombre de fascistes qu'il y a au C.A. d'une œuvre de bienfaisance » (Le documentaire Sugar Babies Amy Seranno, 2007 en a d'ailleurs fait la démonstration). Il n'y a pas de magie noire, que des coups bas. Gilliam jongle avec les pôles manichéens en conviant à la critique amère causée par la perte des illusions et en proposant un espoir individuel dans la société traîtresse, il se rallie à la nécessité de l'imagination salvatrice qui achevait Le baiser de la femme araignée (Babenco, 1985): « On est libre si on veut être libre ».

À Rome, en 1965, on lui répète sans cesse, dans Nine de Rob Marshall, qu'il est un génie mais Guido Contini est surtout un fuyard. Il fuit la conférence de presse, son tournage de film, son épouse, sa maîtresse. « Lying is like breathing to you » et Luisa, son épouse, ajoute : « You're too busy inventing your own life ». Elle répond à quelqu'un qui croit reconnaître l'actrice qu'elle était avant de devenir Mme Contini « I was Luisa Acari ».Tout gravite autour de Guido mais c'est un personnage égoïste et falot. L'intérêt du film réside dans la distribution féminine; comment réunir un casting de femmes si ce n'est en racontant l'histoire d'un homme? Interviennent donc sa mère, sa costumière, la prostituée de son 1er fantasme, son actrice principale, une journaliste. Chaque actrice a chanté sa participation sur les compositions de Maury Yeston.

Succession d'époustouflants numéros de chant et de danse, film impeccable dans son flamboiement, Nine a d'abord été en 1982 une comédie musicale inspiré par le film 8 ½ de Fellini. Adapté pour l'écran par Anthony Minghella et Michael Tolkin, le film réunit les symboles de l'âge d'or du cinéma italien dont les studios Cinecitta, les terrasses des cafés pour draguer, les voitures sport décapotables pour fuir les paparazzis et des femmes dont l'élégance captait les regards et contribuait à faire de Rome une des capitales de la mode. Dans Nine, toutes les actrices sont d'une beauté fascinante. En chantant Folies Bergère, Judi Dench a droit comme les autres à son numéro glamour, l'âge ne fait pas obstacle, moment rare, ne serait-ce que pour cette originalité saine et tonique, le film mérite d'être vu. Avec la chanson A call from the Vatican, Pelelope Cruz incarne la maîtresse en accentuant sa disponibilité sexuelle, moment plus cliché. Fergie chante Be italian lors de scènes où les effets d'eau et de sable se confondent et Kate Hudson, après 6 semaines de répétitions intensives, resplendit en chantant Cinema Italiano. Tout est travaillé pour mettre en valeur les actrices lors de leurs exigeantes prestations. Un million de cristaux Swarovski ont ornementé 36 costumes. Les coiffures ont été inspirées par Brigitte Bardot et Claudia Cardinale, vedettes des années 60. La maison Chopard a créé une collection de haute-joaillerie dont un bracelet de 320 diamants. (On peut douter que les bijoutiers en aient fait autant pour Blood Diamonds, Edward Zwick, 2006)

Le film a la magnificence des grands musicals que furent Singing in the rain (Gene Kelly et Stanley Donen 1952), White Christmas (Michael Curtiz, 1954) et surtout Zigfield Folies ) Vincente Minnelli 1956) car il a, comme lui, un fil narratif des plus ténus. Fellini était impressionné par ces productions hollywoodiennes et avait tourné Ginger and Fred (1986). Le scénario n'est guère aussi élaboré que celui de Chigago (Rob Marshall, 2002) mais on y retrouve la déception des femmes blessées dans leur amour pour un homme qui les méprise. Les femmes sont essentielles, elles sont la structure du film mais leur sort est cruel. La peine et l'humiliation vécues par Luisa, l'épouse, et Carla, la maîtresse, sont exprimées; Carla tente de se suicider et Luisa chante Take it all, moment triste. Car le film est séquencé, il est une addition de moments, de numéros, l'unité qui assurerait la transition et surtout l'amalgame ne peut se fonder sur les introspections narcissiques du froid et cabotin Guido que les femmes portent, au sens physique, lors d'une chorégraphie, et supportent au sens relationnel, pendant tout le film.

Le personnage de Claudia en retirant sa perruque amorce la révélation de l'importance des artifices qui s'achève au générique par des séquences de répétitions quand les actrices sans fards travaillent leurs numéros; elles redeviennent humaines, un statut que Guido n'a jamais accordé à leurs personnages.

Lors du générique, le corps d'un homme nu dans l'eau suggère la vulnérabilité. 30 novembre 1962. Un accident d'auto. Dans la neige, un homme s'allonge et embrasse le mort qui gît. Dans A single man Un homme au singulier, pour sa 1e réalisation Tom Ford a misé sur Colin Firth pour le rôle de George Falconer, un professeur britannique installé à Los Angeles et qui note : « Depuis les 8 derniers mois, me réveiller me fait toujours mal ». Jim, son amoureux depuis 16 ans, est décédé. Alors, « chaque jour passe dans une sorte de brume » et « si personne n'apprécie le présent, qu'est-ce qui nous fait croire que l'avenir sera beaucoup mieux? » L'allégorie de l'effort qu'il fait quand il avance dans une foule alors qu'il se dirige de façon opposée aux autres, la confusion poétique des souvenirs qui se superposent à la narration, la récurrence des gros plans d'œil, l'alternance des gros plans et des plans rapprochés du 1er baiser, le cadrage serré quand il est informé de l'accident, le ralenti du trajet en auto, la sensualité exacerbée de la baignade nocturne, la concentration du déroulement événementiel en une seule journée, confèrent au récit filmique la transmission de l'émotion recherchée : « Ressentir plutôt que réfléchir ». Le film est la représentation d'une douleur, la douleur de continuer à vivre quand l'autre n'est plus. Par leur collaboration, Ford et Firth ont transmis au film une esthétique du sentiment amoureux.

Un an après la fin de Millenium 1 les hommes qui n'aiment pas les femmes (Neils Arden Oplev, 2009), Lisbeth Salander a 28 ans; fumeuse compulsive, adepte du taser sur les parties génitales des misogynes violentant les femmes, boxeuse depuis l'âge de 17 ans, spécialiste de l'intrusion dans les ordinateurs, elle renoue avec une de ses maîtresse, Miriam, et enquête sur 3 assassinats dont elle est accusée à tort. Encore, Michael Blomkvist et elle se croisent. Le journaliste reprend la recherche de Dag et Mia qui allaient révéler un trafic de femmes pour la prostitution et dans lequel sont impliqués des gens du gouvernement, de la police et du barreau.

L'originalité réside dans l'histoire de Millenium 2 la fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette (Daniel Alfredson, 2009). L'action et la violence sont justifiées par l'affrontement des forces du bien et du mal incarnées par des idéalistes, des marginaux, pratiquant l'écriture dénonciatrice ou l'art martial et par des obsédés, des sadiques, s'acharnant contre les femmes. Zlata, le père de Lisbeth a longtemps infligé des sévices sexuels à Agneta, sa mère; il déclare à sa fille : « J'te déteste. C'est vrai que Bjurman t'a violée? Il avait vraiment mauvais goût ». Lisbeth et ses alliés affrontent la cruauté des bourreaux protégés, malgré des preuves accablantes, par les services sociaux et la police secrète. Les intrigues de Millenium se fondent sur les inégalités sociales maintenues par l'alliance des criminels et des instances politco-judiciaires.

Les valeurs de Lisbeth et Michael sont relayées par Paolo et Miriam. Des personnages secondaires deviennent donc prépondérants dans le maintien du suspense manichéen où les délinquants réinstaurent la justice bafouée par les représentants de l'ordre qui ont semé le chaos. Les apparences sont trompeuses , les hypocrites règnent et leur puissance est terrible. De son personnage, Noomi Rapace considère que « Lisbeth is a human being who's suffered a lot. She needed to create her own world, her own set of rules, as the ones that exist haven't helped her ».

Organisée, méticuleuse, Lisbeth n'a pas fini de régler ses comptes avec ceux qui ont abusé d'elle dès l'enfance et qui participent à un complot, de plus de 30 ans , incluant le psychiatre qui l'a torturée. Les ramifications du passé de Lisbeth la menaceront encore d'une iniquité angoissante et de constats acides dans Millenium 3 La reine dans le palais des courants d'air dont des extraits sont présentés après le générique final.

Alors que Tom Ford s'est fié à Colin Firth, Guy Ritchie, pour son Sherlock Holmes, s'est appuyé sur Robert Downey Jr. Un pavé mouillé la nuit, un fiacre qui file à toute vitesse avec une caméra qui le suit, des armes, un homme qui court. L'ambiance caractéristique est recrée, actualisée. La plaque Baker St. et le 221B étaient des incontournables. Le personnage de Conan Doyle, et ses différents interprètes, dont l'inoubliable Jeremy Brett qui en a été l'incarnation la plus fidèle, les autres personnages et les intrigues ont différemment influencé Ritchie dans sa version du célèbre et immortel détective londonien du 19e siècle qui se particularisait par ses observations, ses expérimentations et ses déductions. Le rythme est soutenu par une action violente avec des effets sonores dont des amplifications de coups de poing où Holmes immisce ses explications et rappelle sa virtuosité dans les déguisements.

D'homme soigné et posé, Holmes est devenu un génie hurluberlu, qui dort dans ses vêtements ou travaille dans sa robe de chambre élimée. Il participe à des combats à poings nus. Robert Downey Jr est impeccable d'investissement dans son rôle par son interprétation certes mais aussi parce que dans la scène où il se bat torse nu, il est évident qu'il s'est astreint à un entraînement physique soutenu. Jude Law n'avait guère de marche de manœuvre pour développer l'insipide Watson que le scénario lui imposait et qui trahissait le personnage de l'œuvre littéraire. Le scénario, original, introduit un nommé Blackwood qui ressemble aux mégalomanes de James Bond voulant contrôler le monde. En ces débuts de l'industrialisation, des personnages ont des allures de nazis.

La résurrection du chien de Watson annonce la résolution du mystère. Il y a des images de synthèse numérique évidentes, exorbitantes, anachroniques. Des batailles, de l'humour, une belle avec ses dessous (le personnage d'Irène Adler des romans diffère complètement de celui de ce film). Donc, tout est là pour assurer un film cohérent, un gros box office, une énième consécration du talent extraordinaire de Downey Jr qui, ne l'oublions pas, s'était éminemment distingué en jouant Chaplin (Richard Attenborough, 1992). Ajoutez qu'on peut prédire une suite puisque le personnage de Moriarty n'a pas encore sévit. Avec ce résultat hybride par la volonté de se conformer tout en se distinguant, Guy Ritchie reste un réalisateur capable de réussir une recette; il n'est pas un grand du cinéma avec un style, un langage, une création. Il a fourni un Shelock Holmes renouvelé efficacement qui ne contrevient pas à une nostalgie de la série télé qui s'accordait avec l'œuvre de Conan Doyle et qui peut accrocher le jeune public qui ne connaît rien du précurseur de certaines techniques d'enquête encore aujourd'hui influentes. Même du temps du cinéma muet on a tourné un Sherlock Holmes dans une modernisation questionnable. Et il y a eu The Young Sherlock Holmes (Barry Levinsson, 1985) et La solution à 7% (Herbert Ross, 1976), des pastiches, des adaptations, des dessins animés où les personnages sont incarnés par des chiens Meitantei Holmes (télé-série, 1981) même une Shirley Holmes (télé-série 1996-2000). Mais, pourquoi avoir fait ce film? L'avoir fait maintenant? L'avoir fait ainsi? Énigmes.

EN SOUVENIR

Dans les tumultes actuels, que reste-t-il de la recherche de l'amour, sa célébration, son cheminement qui ont été les thèmes de tant de films qui seront vus, ou revus, pendant ce mois où est fêtée la St-Valentin? Certains sont en DVD, d'autres en VHS mais d'autres encore sont presque introuvables, que ce soit en solitaire en espérant ou en couple en appréciant, vous pourriez explorer, parcourir, retrouver, découvrir les embûches qui attristent, les adjuvants qui favorisent, les revers qui inquiètent et surtout les forces qu'insufflent l'amour dans Madame de… (cette inconnue qui dit « Je ne vous aime pas » meurt d'amour, Max Ophüls, 1953) , La Duchesse de Langeais (un roman de Balzac, une adaptation de Giraudoux, une réalisation de J. de Baroncelli, 1942), La Princesse de Clèves (J. Delanoy, 1961) d'après 2 romans d'Edith Warton, The age of innocence M. Scorcese, 1993) , Chez les heureux du monde (T. Davies, 2000), Les liaisons dangereuses (S. Frears, 1988) In the mood for love (W. Kar-wai, 2000) Passion d'amour (l'originale histoire d'une femme laide qui aime un homme beau, E. Scolla, 1981) Senso (le film est meilleur que le livre, L.Visconti, 1954), Camila (basé sur un amour interdit en 1847, le film est la 3e réalisation à 62 ans de María Luisa Bemberg en 1984); quand l'amour dure, qu'il est « ce cœur qui bat, qui bat, qui bat » ainsi que s'en formalise le diable qui entend le cœur palpitant des amants qu'il a changés en pierre dans Les visiteurs du soir (Marcel Carné, 1942), les amoureux s'accompagnent jusqu'à l'ultime moment représenté dans Les dernières fiançailles (J.-P. Lefebvre,1973) et Poèmes pour Iris (Richard Eyre, 2001) film dans lequel Kate Winslet et Judi Dench partagent un même personnage, celui de l'écrivaine Iris Murdoch qui déclare dans un éloge du langage humain et de l'amour absolu: « Sans les mots comment penser? C'est toi mon monde ».