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Chronique cinéma
juin 2010

 par Lucie Poirier, journaliste-analyste

«Bonne Fête Papa» s'exclameront de nombreuses voix le 20 juin à l'occasion de la Fête des Pères. Le cinéma a permis le travail conjoint d'un père et de son fils : Kevin Tierney a produit le film de son fils Jacob. Parents et enfants peuvent aussi se réunir pour regarder les espèces aquatiques du film Océans.


EN ENTREVUE

Sur le tapis rouge, lors de la première du film The Trotsky, interviewers et photographes rassemblés, nous nous concentrons sur le jeune, mais déjà émérite, scénariste, acteur et réalisateur Jacob Tierney et sur l'éminent, mais encore jeune, acteur Jay Baruchel. Le film qui unit leur prodigieuse contribution s'est déjà mérité des Prix du Public à Kingston, Sofia, Tokyo, le Prix des Critiques en Russie et le Prix du Meilleur Scénario de la Writers Guild of Canada.

Cliquez ici pour entendre l'interview avec Jacob Tierney

Dès l'enfance, Jacob Tierney a été acteur. Il a participé à près d'une quarantaine de tournages . En 2002, il a tourné un court métrage, Dad, et en 2003, le film Twist. J'ai abordé le montréalais en lui demandant ce qui, à part les nombreuses récompenses internationales, l'amène à être fier de son film The Trotsky. En français, il m'a répondu : «Je suis fier de mon film pour beaucoup de raisons. Je trouve le jeu des comédiens vraiment bon. Je suis fier parce que j'ai fait un film avec mon père. Je suis fier parce que j'ai l'impression que les gens aiment le film. Il y a beaucoup de raisons.» Jacob Tierney a déjà une solide carrière d'acteur, il a aboutit son rêve de jeunesse qui consistait à tourner le scénario qu'il avait écrit dans l'école où se déroule l'action de son film, il a reçu des preuves de reconnaissance internationales, que peut-il espérer de plus? «Seulement de continuer. Continuer à faire des films qui vont me donner une fierté.» Déjà, il tourne Notre-Dame-de-Grâce. «C'est basé sur un roman de Christine Brouillet qui s'appelle Chère Voisine. C'est moi qui ai fait l'adaptation.» Le réalisateur espère signer encore d'autres films.

Cliquez ici pour entendre l'interview avec Jay Baruchel

L'autre responsable du succès du film, Jay Baruchel, incarne l'émule du révolutionnaire soviétique Leon Trotsky. Il a, lui aussi, commencé sa carrière d'acteur alors qu'il était enfant; puis, il a écrit et réalisé Edgar and Jane en 2002 et s'est retrouvé sur le plateau de Million Dollar Baby (Clint Eastwood, 2004). Je lui ai demandé ce qu'il apprécie chez son personnage Leon Bronstein; en français, il m'a déclaré : «C'est un gars excitant, intéressant. Je le trouve vraiment drôle. Il parle trop. Il a beaucoup de passion dans ses idées. Il veut changer le monde. C'est un des personnages les plus le fun que j'ai interprétés.» Quand au personnage qu'il interprète dans Notre-Dame-de-Grâce (car Jacob et Jay tournent à nouveau ensemble actuellement ) : «Je ne veux pas dire des secrets parce que c'est un thriller avec un serial killer ce film. Je ne peux pas en dire trop mais je peux dire que je suis intéressant là-dedans.»

Remerciements spéciaux à Monsieur Normand Daigneault pour les photos sur le tapis rouge lors de la première du film The Trotsky.

EN ANALYSE

Avec une scène en extérieur jour dans un lieu typiquement montréalais, The Trotsky s'amorce et s'achève par l'arrestation de Leon Bronstein; mais, entre les deux, l'étudiant de 17 ¾ ans aura commencé la confirmation de son destin. Avec un générique de Montreal Fidel Studios reprenant le lettrage et les étoiles de la propagande communiste russe, le film ouvre et finit par la musique de la Red Army Orchestra; mais, entre les deux , Malajube aura appuyé les diverses péripéties de l'adolescent convaincu d'être la réincarnation de Leon Trotsky.

Lors des gros plans en contre-plongée pendant qu'il harangue la foule ou qu'il fixe la caméra, lors des plans moyens pendant qu'il s'éloigne la main gauche tenant son bras droit derrière son dos, Leon reste absolument déterminé à reprendre avec exactitude le cheminement personnel et historique de Trotsky grâce aux «destiny cards» qui lui rappellent les étapes de sa progression.

Dans la rectitude ou la tendresse, le pathétisme ou l'emphase, Leon s'adresse à des grévistes de la faim qui mangent, à des jeunes indifférents, à son père patron qu'il traite de fasciste, à sa mère qui lui remet sa carte de crédit avant qu'il aille dormir dans la ruelle, à Alexandra l'avocate de 27 ans qu'il aime et à sa sœur Sarah qui l'appuie indéfectiblement avec admiration.

 

 

 

BANDES ANNONCES

FILMS TRAITÉS en analyse :

  • The Trotsky (Jacob Tierney, 2010)
  • Océans (Jacques Perrin Jacques Cluzaud , 2009)

FILMS RÉFÉRÉS au cours de l'analyse :

  • Remember me (Allen Coulter, 2010)
  • Saw (James Wan, 2004)
  • Les sept jours du Talion (Podz, 2009)
  • Misery (Rob Reiner, 1990)
  • 5150 rue des Ormes (Éric Tessier, 2009)
  • The file on Thelma Jordan (Robert Siomak, 1950)
  • Détour (Sylvain Guy, 2009
  • Pour toujours Les Canadiens (Sylvain Archambault, 2009)
  • Lance et compte, le film (Frédérik D'Amours, 2010)
  • Histoire d'hiver (François Bouvier, 1998)
  • L'atelier de mon père (Jennifer Alleyn, 2007)
  • La vie avec mon père (Sébastien Rose, 2005)
  • Crazy (Jean-Marc Vallée, 2005)
  • De Père en flic (Émile Gaudreault, 2009)
  • Nos retrouvailles, (David Oelhoffen, 2006)
  • Suzanne (Viviane Candas, 2005)
  • Cowboy Angels (Kim Massee, 2006)
  • Marius (scén. Marcel Pagnol, real. Alexander Korda, 1931)
  • Fanny (scén. Marcel Pagnol, real. Marc Allégret, 1932)
  • César (scén.et réal. Marcel Pagnol, 1936)

«Words have consequences» lui a assuré David, son père, avant de lui infliger la fréquentation d'une école secondaire publique. Leon arrive à la Montreal West High School résolu à y faire la Révolution. Ainsi qu'avec Caroline dans Remember me (Allen Coulter, 2010), le personnage de la sœur, Sarah, s'avère intéressant et solide. Finalement, le père et le fils se réconcilient et David donne à Leon Le petit livre rouge de Mao avec la dédicace «from your favorite fascist».

Ce 2e long métrage de Jacob Tierney assène une critique socio-politique tonique et efficace dans une comédie intelligente et touchante.Tout est bien dosé. Tierney a adopté un rythme basé sur des ruptures de scènes abruptes et a procédé à une démonstration de la triste attitude généralisée qui caractérise le désengagement actuel de la population en se concentrant sur la jeunesse qui ignore la notion de revendication socio-politique.

Tierney a introduit le personnage de la commissaire scolaire, Denise Archambault (Geneviève Bujold) pour que les enjeux risqués culminent dans le dialogue et dans l'action, il y a discussion, échange d'idées, mobilisation collective. Au mot «école» peut être substitué le mot «société» quand Leon interpelle les étudiants pour leur signifier qu'ils ne font rien pour rendre leur école meilleure; au mot «directeur» peut être substitué le mot «gouvernement» quand Leon demande : «Qui croît que notre opinion ne vaut rien» et qu'il annonce que la suite qui nous concerne, c'est notre implication. La commissaire somme Leon de grandir. Or, défendre ses droits est une preuve de maturité.

Avec un personnage hors du temps, Tierney reflète l'actualité, avec un personnage farfelu, le réalisateur articule un constat grave : nous ne savons pas rappeler à l'ordre ceux qui ne méritent ni notre argent ni notre confiance.

Tierney a émaillé son film de références au cinéma : l'hommage à Ken Loach, le réalisateur britannique de la revendication socio-politique qu'il admire, la reprise de la célèbre scène du carrosse dans l'escalier d'Odessa dans Le cuirassé Potemkine (Sergueï Eisenstein, 1925) dont Brian de Palma s'était aussi inspiré dans The Untouchables (1987), la mention de Norma Rae (Martin Ritt, 1979) et l'utilisation du geste de complicité dans le film The Sting (George Roy Hill, 1973) quand les protagonistes glissent le doigt sur leur nez. En portant attention, on remarque, sur le mur du local pour le conseil étudiant, l'empreinte bleue d'une main sous laquelle est écrit Jacob, dans le rôle du sans-abris, Guy Dufaux, directeur de la photographie, et, pour dire une seule phrase, Kevin Tierney, père du réalisateur et producteur du film.

Leon suggère que le thème de la danse du secondaire sera la justice sociale. La parade des étudiants déguisés en l'activiste Angela Davis et les Black Panthers, en communistes de Mao, en Tupamaros d'Uruguay et en bêtes de La ferme des animaux de George Orwell publié en 1945 suivies d'un René Lévesque qui fume, est une scène prenante tant esthétiquement qu'émotivement; ce moment constitue la première victoire de Leon qui progresse dans son ambition de conscientiser et mobiliser les autres pour changer le monde. Puis, lorsque menotté, il redresse la tête, là encore, la scène s'avère forte de sens et de sensibilité. En cette déplorable ère de téléréalité aux vedettes connues pour leurs caprices et leurs dérapages, Tierney, à travers son Leon, nous propose un véritable héros déterminé par ses idéaux et ses sacrifices. Jay Baruchel, aussi capable de nuances que d'éloquences, fait preuve d'un talent extraordinaire en interprétant Leon, son jeu d'acteur rend le personnage aussi admirable qu'attendrissant, tout ce qu'il fait est juste. Jacob Tierney a fait de Leon un personnage qu'on estime, Jay Baruchel a fait de Leon un personnage qu'on aime.

Les anglophones québécois trouvent peu de représentations d'eux-mêmes car, ainsi que me le mentionnait Jacob Tierney lorsque je l'ai croisé après l'entrevue, ils ne se reconnaissent pas dans les productions du ROC, Rest of Canada. Quant aux francophones, les préoccupations à l'écran semblent questionnables. Pendant que le cinéma québécois francophone copie le sadisme du film Saw (James Wan, 2004) avec Les sept jours du Talion (Podz, 2009) calque le kidnapping de Misery (Rob Reiner, 1990) avec 5150 rue des Ormes (Éric Tessier, 2009) plagie le personnage de la femme fatale du film The file on Thelma Jordan (Robert Siomak, 1950) avec Détour (Sylvain Guy, 2009) et fouille dans la naphtaline pour le ramassis de clichés qu'a été Pour toujours Les Canadiens (Sylvain Archambault, 2009) dont on va étirer la sauce en sortant en novembre Lance et compte, le film (Frédérik D'Amours, 2010) alors qu'Histoire d'hiver (François Bouvier, 1998) avait déjà tout réussi sur le sujet, pendant que nous ignorons le sens de l'expression «prolétaires surendettés» mais que nous rions en regardant Les Bougons persuadés que nous sommes qu'il s'agit là du reflet exact de la pauvreté dans un pays industrialisé, pendant qu'il faut admettre que nous n'aurons plus des Hélène Pednault, Pierre Falardeau et Michel Chartrand, c'est donc un jeune Anglo du Québec qui ose secouer notre torpeur et aborder un des plus grands tabous que nous entretenions : l'action pour une cause politique et sociale. Avec The Trotsky, Jacob Tierney nous convie à une réelle réflexion qui s'avère aussi une rare incitation : «Ce n'est qu'un début, continuons le combat».

EN FAMILLE

Sur le rivage le jeune Lancelot Perrin fixe l'océan car «il faut le voir, l'écouter, le vivre». Jean Lemire narre le documentaire Océans de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud. La suite des images subaquatiques n'est interrompue que par des panoramiques unissant l'eau et le ciel. Il y a quelques siècles à peine l'océan appartenait aux animaux mais l'humain a rompu l'équilibre de la nature.

Le tournage s'est effectué à travers la planète qui ne recèle que 10% d'eau douce. Dans ce film, nous accompagnons la baleine à bosses, qui ne cause pas de remous, et l'otarie à fourrure d'Afrique du Sud pour laquelle s'amuser est aussi important que chasser. Nous assistons au défilé de mode du poisson tigre et à la sarabande de la limace de mer avec ses longues jupes colorées. Nous découvrons que le poisson clown se réfugie dans les tentacules de l'anémone de mer. Nous déplorons qu'un seul bébé tortue sur mille survit lors de son avancé vers la mer.
 
La couleur, le comportement et la forme distinguent les espèces. Le déplacement rangé des araignées de mer à Melbourne fascine autant que les jeux de la maman morse et de son petit.

Le propos est principalement constitué de l'énumération des spécimens qui apparaissent à l'écran. Puis, alors que sous l'eau le son se propage plus vite et plus loin, la complainte des innombrables espèces menacées reste sans écho. Le fond marin est sali par les déchets qui souillent le monde de la pieuvre violacée, de la loutre de mer, du thon rouge et des récifs coralliens. L'imagerie par satellite permet de constater la pollution. La navigation commerciale, le réchauffement climatique et le chalutage causent des dommages inquiétants et même irrémédiables. Plus une eau est saine, plus des espèces anciennes y survivent; maintenant, de telles caractéristiques sont rares. En 1 génération, nous avons éradiqué l'équilibre planétaire.

EN PRÉPARATION

Jusqu'au 8 juin se déroule le tournage du film Gerry avec Mario St-Amand dans une réalisation d'Alain DesRochers. Le film, consacré au chanteur Gerry Boulet, sera à l'affiche en mars 2011.

Le 7 juillet 2010, le film Piché : entre ciel et terre, réalisé par Sylvain Archambault et scénarisé par Ian Lauzon, sortira en salles au Québec. Le scénario rappelle l'atterrissage effectué par le pilote Robert Piché quand il était aux commandes d'un avion en panne d'essence dans lequel voyageaient 304 personnes. Le film évoquera aussi le séjour en prison du pilote et son traitement dans une clinique de désintoxication pour un problème d'alcool.

La cinéaste Catherine Martin avait empreint son film Mariages d'une atmosphère austère avec des événements mystérieux et déterminants. À nouveau, elle a convoqué Guylaine Tremblay pour sa récente réalisation Trois temps après la mort d'Anna. Le deuil d'une mère est vécu dans la froidure de Kamouraska, Ce drame a été sélectionné en compétition officielle au 45e Festival international du film de Karlovy Vary qui se déroulera du 2 au 10juillet 2010. Le film sera ensuite projeté au Québec à partir du 13 août 2010.

Des cinéphiles consacrent leur période de vacances au visionnement de films présentés à Montréal dans des festivals. Des organisateurs ont déjà communiqué des dates et quelques caractéristiques de leur programmation.

La Place des Festivals à Montréal accueillera du 4 au 8 août 2010 Présence Autochtone avec une programmation qui inclura des films et des vidéos.

Du 26 août au 6 septembre 2010 se déroulera la 34e édition du Festival des Films du Monde, le FFM. Il est prévu de consacrer une rétrospective au réalisateur iranien Jafar Panahi. (Voir ma précédente chronique sur les journalistes et cinéastes en prison) D'ailleurs, le 63e Festival de Cannes, qui devait l'accueillir parmi son jury, a gardé un siège vide pour marquer son absence.

Cinémania projettera sa programmation consacrée aux films francophones à Montréal du 4 au 14 novembre 2010.

EN SOUVENIR

Le 20 juin sera célébrée la Fête des Pères. Récemment le cinéma québécois a consacré des films à la figure paternelle : dans L'atelier de mon père (2007), la documentariste Jennifer Alleyn a contribué à la reconnaissance des œuvres de son père Edmund Alleyn en récupérant des films d'archives et en partageant ses réflexions et ses interrogations sur son art et sur leur relation. En 2005, au Festival international du film de Karlovy Vary, Sébastien Rose remportait le Prix du Public pour La vie avec mon père. Crazy (Jean-Marc Vallée, 2005) et De Père en flic (Émile Gaudreault, 2009) ont connu un immense succès commercial.

En France, en 2006, avec son 1er scénario et sa 1e réalisation, Nos retrouvailles, un film solide sur la fragilité de l'être, David Oelhoffen décline des gros plans de pores de peau, de nerfs du cou, de sueur sur la nuque pour exprimer l'attente éperdue et déçue d'un fils, Marco, qui n'a connu son père que par intermittence. Dans Suzanne (2005), la scénariste et réalisatrice, Viviane Candas, a filmé un univers de livres, de sculptures, de peintures pour des déclarations telles que : «Le père c'est le miroir des femmes jusqu'à ce qu'elles se trouvent plus jolies dans un autre». Lorsqu'elle a séjourné à Montréal pour présenter son film Cowboy Angels (2006), dédié à son père, la réalisatrice Kim Massee m'a précisé qu'entre les membres d'une famille l'important est «ce qu'ils se donnent. Ils sont des miroirs. C'est pas seulement le parent qui peut apprendre à l'enfant, ça marche aussi dans l'autre sens.» Dans sa recherche du père-géniteur, le petit Kevin-Pablo de son film s'accroche à Louis, un autre blessé de la vie, qui lui assure une présence attentionnée, fiable et constante; leur relation démontre qu'un géniteur est une certitude ADN alors qu'un père est quelqu'un qui aime et prend soin.

C'est cette nuance importante que Marcel Pagnol exprimait aussi dans sa célèbre trilogie marseillaise alors qu'il enrobe un mélodrame de situations cocasses et de personnages pittoresques : Marius (1931) Fanny (1932) César (1936). Avec un talent de tragédienne qui impressionnait d'autant qu'elle était encore toute jeune, Orane Demazis interprétait Fanny, amoureuse de Marius, un marin, qui la quitte. Lorsqu'elle constate qu'elle attend un enfant du jeune homme, elle accepte d'épouser un veuf âgé qui n'avait jamais été père et qui se réjouit de l'occasion de l'être enfin. (La scène où, sortant du bureau du médecin, elle marche contre le vent est métaphorique de l'adversité de son destin.) Marius ressurgit après la naissance de Césariot et croît pouvoir repartir avec la mère et le bébé. César, le père de Marius, s'interpose en lui disant que l'enfant «quand il né, il pesait quatre kilos, quatre kilos de la chair de sa mère. Mais, aujourd'hui, il pèse neuf kilos et tu sais ce que c'est, les cinq kilos de plus? C'est cinq kilos d'amour. Le père, c'est celui qui aime.»