La majorité des gens répondront que la qualité de leur sommeil gagnerait à être améliorée.
Si votre sommeil est satisfaisant, mais que vous lisez ces propos, alors il en est sûrement autrement pour une personne que vous aimez.
Il y a beaucoup à dire à ce
sujet mais je tenterai avant tout de vulgariser les thèmes susceptibles de vous interpeller, dans l'espoir de ne pas trop risquer de vous endormir.
J'ai reçu tout récemment un communiqué m'avisant que depuis 2001, le 21 mars est la date retenue comme étant celle de la " Journée Internationale du
sommeil ". Cette journée coïncidant avec le printemps est placée sous l'égide de L'International Foundation for Mental Health dans Neurosciences, donc sous
la Fondation internationale pour la santé mentale et les neurosciences.
Selon les scientifiques, le sommeil est caractérisé par un changement de
l'activité électrique cérébrale. Nous savons tous depuis longtemps que nous passons plus du tiers de notre vie à dormir et que le sommeil est absolument
indispensable à notre équilibre psychique tout autant qu'à notre survie.
Mais si le sommeil revêt autant d'importance, comment se fait-il que nous en
connaissions si peu sur le sujet? Car, il faut bien l'avouer, la médecine en ce domaine n'en est encore qu'à ses premiers balbutiements.
Pourtant, d'après les rapports d'enquêtes menées aux États-Unis, les conséquences des problèmes du sommeil coûtent déjà plusieurs milliards de
dollars annuellement. Pire encore, cette problématique est même la cause de près de 25 000 morts annuellement.
DANS NOS VALEURS ÉDUCATIONNELLES, LE SOMMEIL EST-IL UNE
RÉCOMPENSE OU BIEN UNE PUNITION?
Pour plusieurs d'entre vous, la question ne se pose même pas et pourtant…
Lorsque vous grondez votre enfant parce qu'il est un peu trop turbulent, vous est-il déjà arrivé de laisser échapper : " Si tu continues à chahuter… tu vas aller
directement te coucher "? Serait-il possible qu'inconsciemment nous poussions ainsi nos enfants à concevoir qu'aller se coucher corresponde à une sorte de
punition plutôt que d'associer le repos à un moment privilégié?
Dans un tel cas, si la semonce est de nature répétitive, il ne faudrait pas se
surprendre de la résistance de vos touts petits à se mettre au lit.
L'IMPORTANCE DU SOMMEIL S'APPREND TOUT D'ABORD EN FAMILLE.
L'une des plus belles valeurs qu'on m'ait inculquées dans mon enfance fut le profond RESPECT à l'égard du sommeil des autres. Ce respect du sommeil
s'apprend tout d'abord en famille car il est à la base même de saines habitudes de vie.
FAIRE UNE SIESTE C'EST BON OU MAUVAIS?
- C'est mauvais pour vous si vous êtes de nature insomniaque.
- C'est mauvais pour vous si vous relaxez dans un endroit non propice au calme.
- C'est mauvais pour vous si vous prolongez cette sieste bien au-delà d'un petit quart d'heure, risquant ainsi d'hypothéquer sérieusement la qualité
de votre sommeil nocturne.
- C'est bon pour vous si, après un repas trop copieux, vos paupières sont lourdes et que vous cherchez à ne pas trop lutter, ne serait-ce que pour
un tout petit quinze minutes, afin que votre digestion se régularise.
- C'est bon pour vous si, vous avez pris soin de placer votre corps dans une position ne risquant pas de nuire à votre circulation sanguine.
- C'est bon pour vous si vous savez par expérience que cette sieste ne nuit habituellement pas à vos heures de sommeil nocturne. Mais dans
le cas contraire, abstenez-vous en vous obligeant à faire quelques pas pour éviter qu'un sentiment d'abattement ne se prolonge inutilement.
VOUS DORMEZ MAL, QUE FAIRE?
Au départ, il est normal d'avoir de temps à autre une ou deux mauvaises nuits
de sommeil. La température de la chambre, une mauvaise digestion, des préoccupations qui vous suivent dans vos rêves, un important niveau de stress
que vous n'arrivez pas à évacuer, une pièce où la lumière n'est pas suffisamment opaque ou encore où le bruit environnant est envahissant, sont
autant de causes possibles d'un mauvais sommeil.
Il existe plusieurs facteurs nuisibles au sommeil. Par contre, si vous avez
éliminé les sources liées à l'environnement physique et que vous avez toujours des problèmes de sommeil, il ne faut pas attendre indéfiniment avant d'en
discuter avec votre médecin.
Il arrive parfois que ces troubles soient beaucoup plus sérieux que vous ne
l'auriez cru de prime abord et, dans ce cas, l'importance d'un bon diagnostique pourrait même vous sauver la vie.
J'avais une amie qui se plaignait de différents troubles du sommeil :
- Elle était toujours aussi fatiguée au lever qu'au coucher.
- Ses nuits étaient agitées et pourtant elle avait parfois le sentiment que son corps entrait dans une sorte de paralysie qui l'inquiétait.
- Elle ronflait très fort et pourtant ses jambes quant à elles ne semblaient point connaître de repos.
- De plus, elle s'étonnait de retrouver au petit matin son oreiller passablement humide tant sa chevelure devenait mouillée de transpiration.
Plus elle dormait mal et plus son cœur avait de la difficulté à suivre, si bien qu'elle se mit à faire de fréquents arrêts respiratoires. Ces problèmes ne
s'améliorèrent pas avec le temps, comme elle l'aurait tant souhaité, bien au contraire : plus les semaines avançaient et plus sa concentration s'amenuisait.
Elle en arrivait même à tomber endormie dès qu'elle se trouvait dans une situation d'attente ou lorsqu'elle s'efforçait de lire un document. En fait, son
manque de sommeil était rendu tel qu'il lui suffisait de fermer les yeux pour se mettre à rêver instantanément.
Un jour, elle reçut le courriel d'une amie (il s'agissait de moi) qui lui faisait parvenir une invitation pour assister à une conférence intitulée " TOUT SUR LE
SOMMEIL " offerte par l'Université Laval. Cette soirée devait changer le cours de sa vie.
Les propos du conférencier, l'éminent docteur Jean Drouin, décrivaient si bien ses symptômes qu'elle compris dès lors qu'elle souffrait, à l'instar de
nombreuses personnes, du syndrome de L'APNÉE DU SOMMEIL.
À la sortie de la conférence, elle prit soin de prendre la documentation de la
FONDATION SOMMEIL, dont l'association consacre tous ses efforts à informer les gens sur les différents troubles du sommeil, et sur les secours se trouvant à leur portée.
Voici, avec leur bienveillante autorisation, les numéros de téléphone pour les joindre :
(514) 522-3901 (Montréal)
1-888-622-3901 (extérieur de Montréal)
Selon mes recherches, le syndrome de l'apnée du sommeil serait caractérisé par des épisodes répétitifs d'obstruction partielle ou complète des voies
aériennes supérieures au cours du sommeil.
Ces obstructions entraîneraient une diminution de l'oxygène dans le sang. On
remarque que le dormeur ronfle de façon aussi bruyante que fréquente et que ses ronflements sont entrecoupés d'arrêts respiratoires répétés d'où le dormeur
s'éveille en sursaut comme s'il sortait littéralement d'une longue suffocation. Il arrive même parfois que ce dernier soit si épuisé qu'il ne réalise plus du tout ce
qui se produit. Pour cette raison, nous constatons que c'est souvent le conjoint qui s'inquiète de cette situation anormale et donne l'alerte.
QUELQUES PETITS TRUCS POUVANT FAVORISER VOTRE SOMMEIL.
- Faites de votre chambre un havre de paix et de tranquillité.
- Assurez-vous que la couleur des murs de votre chambre soit dans les teintes apaisantes, de préférence bleutées, en évitant l'usage de
couleurs vives tel que le rouge qui excite inutilement les sens.
- Si vous sentez venir le sommeil lorsque vous pénétrez dans votre chambre à coucher, privilégiez l'éclairage d'une douce lumière diffuse à
un éclairage intensif pouvant nuire à votre préparation au repos. De même, si vous devez vous rendre au cabinet la nuit, placez de petites
veilleuses sur votre parcours. Vous pourrez ainsi vous rendormir bien plus facilement.
- Selon les spécialistes du Feng Shui, plus votre chambre sera bien rangée et mieux l'énergie circulera de façon à favoriser l'équilibre de votre sommeil.
- Dans la mesure du possible, essayez de vous coucher régulièrement à la même heure.
- Les heures les plus fructueuses pour votre santé se trouvent être celles précédant minuit.
- Choisissez de réaliser une sorte de petit rituel qui vous dispose bien au sommeil. Personnellement, je regarde (en hors de la chambre) une
émission de télévision ne comportant pas de violence ou encore, je lis un document avec une belle musique douce en sourdine.
- Il existe bien sûr d'excellentes cassettes de relaxation et je vous recommande tout particulièrement mon coup du coeur " HARMONIE
POUR TA VIE ". Une pure merveille pour votre sommeil.
- Évitez une trop grande concentration intellectuelle, juste avant de vous coucher car vos neurones pourraient ne pas se mettre aussi facilement
au repos et faire surgir un problème capable de vous chicoter toute la nuit. Si cela se produisait, ne restez pas couché, levez-vous et mettez
vos idées sur papier afin de les évacuer temporairement jusqu'à un moment plus propice.
- N'utilisez votre lit que pour dormir et non pour y travailler ou pour regarder la télévision. Ce lieu doit être d'abord avant tout une véritable
invitation à dormir.
- Vous devez vous entraîner à éprouver du plaisir à dormir et non à considérer le sommeil comme une perte de temps.
- Certaines personnes s'appliquent à repasser mentalement, tel un film, les événements de leur journée, mais en le visionnant à l'envers soit du
coucher en remontant le temps jusqu'au lever. Ils prétendent que cette manière est particulièrement endormante pour le mental.
- D'autres personnes affirment que certains revêtements de matelas seraient de nature à influencer la qualité de votre sommeil.
- Il existe également des traitements appelés la PHOTOTHÉRAPIE, surtout utilisée dans le cas des dépressions saisonnières, avec des
lampes spéciales capables de resynchroniser le rythme de sommeil, dont pourraient bénéficier les personnes se trouvant totalement déphasées.
- Une autre technique appelée la CHRONOTHÉRAPIE fut parfois utilisée auprès d'adolescents qui, après des examens intensifs, étaient devenus
incapables de s'endormir avant deux heures du matin.
- Évitez de manger ou de boire beaucoup dans l'heure précédant le coucher. Et si vous avez vraiment trop soif pour vous en priver, pourquoi
ne pas essayer une tisane relaxante. La valériane est particulièrement recommandée, ainsi que la camomille, ou encore pourquoi pas un bon
lait chaud avec une petite goutte de vanille.
- Le café, le thé et même l'alcool ne sont absolument pas les breuvages les mieux adaptés. La cigarette avant le coucher devient un stimulant.
Les somnifères quant à eux ne sont guère sans effet sur votre sommeil : occasionnels, ils peuvent aider à traverser une crise mais pris sur une
base régulière, ils finissent par grandement déstabiliser votre système.
- Assurez-vous que votre chambre dispose d'une température la plus confortable qui soit.
- J'ai également développé toute une chronique sur la connaissance des " ÉNERGIES TELLURIQUES ", soulignant l'importance du
positionnement de votre lit, ainsi que d'autres impératifs à prendre sérieusement en considération comme : coucher la tête au nord
magnétique, etc.
LE BESOIN DE SOMMEIL
Il n'y a pas de règle absolue sur le nombre d'heures nécessaires à un sommeil
réparateur mais généralement entre sept heures et demie et huit heures, sont à juste titre considérées comme la quantité de sommeil moyenne pour un adulte.
Bien sûr, certains récupèrent avec moins d'heures tandis que d'autres exigent davantage mais l'important est que la quantité de sommeil que vous vous
allouez soit somme toute bénéfique et qu'elle vous permette d'être en forme pour bien remplir une journée sans vous sentir fatigué.
COMMENT APPRENDRE À DORMIR?
Si vous éprouvez des problèmes chroniques de sommeil, vous aurez besoin d'aide et la Fondation Sommeil est là pour vous guider dans cette démarche.
Une chose est certaine : les spécialistes des laboratoires du sommeil vous diront que, d'une part il vous faut absolument récupérer la QUANTITÉ de
sommeil nécessaire à votre équilibre et, d'autre part, il vous faut concilier cette récupération dans un horaire permettant de reconquérir votre QUALITÉ de sommeil.
Initialement, il faut évaluer quelles sont réellement vos insuffisances chroniques. Pour y parvenir, on vous recommandera de tenir une sorte d'agenda
pendant dix jours afin d'évaluer la longueur de vos petites somnolences autant que celle de vos réels dodos.
Puis, afin d'allonger de façon optimum votre récupération de sommeil, on vous demandera d'avancer votre heure de coucher de dix minutes chaque jour
pendant six jours totalisant ainsi une nouvelle durée de sommeil.
Puis, un renforcement de quelques semaines de cette nouvelle durée
contribuera à rééquilibrer votre horloge biologique, en autant que vous respectiez votre heure habituelle de lever sans la prolonger inutilement, ce qui
aboutirait à l'effet contraire.
Ajoutez à cela la nécessité d'apprendre à mieux gérer les sources de stress
dans sa vie afin de réduire les alarmes intérieures face aux difficultés que l'on appréhende devoir affronter au réveil.
EST-IL VRAI QUE PLUS ON VIEILLIT MOINS ON A BESOIN DE SOMMEIL?
Selon la majorité des études sur le sujet, ce serait effectivement le cas.
Souvent lorsque l'âge avance, la biologie de notre corps exige moins de sommeil qu'à d'autres époques de notre existence. Le sommeil profond diminue
et se fragmente davantage, donnant lieu à de nombreuses interruptions. Cette situation pousse le dormeur à constater qu'il dort moins intensément, qu'il se
retourne fréquemment de côté et finalement, qu'il semble se réveiller au moindre bruit venant de l'extérieur de la chambre ou encore, il rendra la
personne partageant son lit responsable de ses fréquents réveils.
LES PLAINTES LES PLUS FRÉQUENTES DES PERSONNES AGÉES
- J'ai beaucoup de difficulté à m'endormir et je ne maintiens pas un sommeil profond comme autrefois.
- Je somnole souvent la nuit sans trouver le sommeil.
- Je me réveille très tôt et je n'arrive plus à fermer l'oeil par la suite.
- Le matin, j'ai vraiment l'impression que mon sommeil n'a pas été réparateur durant la nuit.
- Ayant mal dormi la nuit, j'ai tendance à m'endormir le jour, soit en lisant le journal ou en regardant la télévision.
POUR TERMINER, UN TRÈS BREF APERÇU DES CINQ STADES DE SOMMEIL.
Selon l'analyse visuelle des ondes produites par le cerveau au cours d'une
étude du sommeil en laboratoire, il existerait cinq principaux stades de sommeil.
Les quatre premiers stades correspondent au sommeil dit LENT. On l'appelle
lent en raison de l'amplitude des ondes DELTA qui le composent, surtout lorsque le dormeur se trouve en stades trois et quatre de son sommeil. Il est
habituellement plus difficile de se réveiller, entre autres pour l'enfant, au cours de ce sommeil profond.
Puis, il y a le cinquième stade lié cette fois au sommeil RAPIDE, nommé également sommeil PARADOXAL.
Pour conclure, n'hésitez jamais à consulter lorsqu'une situation devient chronique et souvenez-vous que la Fondation sommeil est un incontournable si
vous avez besoin d'être guidé dans vos démarches.
J'espère que l'ensemble de ces informations vous furent utiles.