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POURQUOI EST-CE J'AI CHOISI DE VOUS PARLER DE LA MAGIE BLANCHE?
Par
opposition à la magie noire, la magie blanche est celle que l'on invoque uniquement
pour FAIRE LE BIEN. Elle n'a donc en soit absolument rien de répréhensible, bien au
contraire. Mais comme l'ignorance fait partie du lot quotidien, il arrive encore
trop souvent que l'on juge avec mépris ce que l'on ne connaît pas, ou encore, ce
que l'on ne comprend pas. Mon expérience de chercheuse m'a appris à faire l'effort
d'essayer de comprendre AVANT de porter instantanément des jugements erronés qui
excluraient l'effort de tenter d'en découvrir davantage.
J'ai
eu l'occasion de constater ce fait pas plus loin que la semaine dernière. J'avais
laissé sur ma table de travail quelques bouquins qui traitaient de ce sujet.
J'étais loin de me douter que ce genre de lecture ferait énormément réagir une
connaissance de mon conjoint, se trouvant de passage pour une nuit en notre
demeure. Sa réaction laissait transparaître
beaucoup d'appréhension en regard de mon choix de lecture.
Il
aurait suffit de peu pour que notre visiteur, John en l'occurrence, ne m'imagine
récitant des formules saugrenues au-dessus de chaudrons fumants, en train de
concocter quelques potions douteuses capables de jeter des sorts, des charmes
maléfiques ou quelques malicieux envoûtements. Il m'a donc fallu tout un contrôle
pour retenir un fou rire irrésistible à la simple évocation de cette image des plus
singulières.
En
fait, je n'en revenais tout simplement pas de sa réaction, laquelle se trouvant aux
antipodes de toute ouverture d'esprit. Pourtant, je croyais John suffisamment versé
en la matière; c'est pourquoi son ignorance me surprit au plus au point. Après
tout, John est un chercheur depuis nombre d'années, toujours à l'affût de la
découverte de l'instrument musical sacré pouvant faciliter une connexion avec la
dimension spirituelle.
Ainsi,
je ne pouvais concevoir qu'un initié à de telles choses, parcourant depuis toujours
les Indes, à la recherche de trésors rares mais particulièrement riches pour leur
valeur symbolique, ne puisse comprendre de telles choses. Selon moi, il allait de
soit qu'un homme de cette trempe devait nécessairement saisir la différence
flagrante entre la magie blanche et son opposée la magie noire. Mais non! Il se
trouva que ce n'était pas du tout le cas et j'avoue que cette révélation me dérouta
totalement. Enfin… suffisamment pour que je comprenne la nécessité de choisir ce
sujet afin de clarifier et surtout de mieux démystifier ce qu'il en est, et, de ce
fait, permettre de mieux réfuter de tels préjugés sans fondement.
LA
MAGIE BLANCHE EST CELLE QUI SERT À FAIRE LE BIEN, d'accord, mais il y a encore bien
plus à dire. On la présente comme LE RITUEL SYMBOLIQUE D'UNE IDÉOLOGIE ET AUSSI
D'UNE PRATIQUE AYANT AVANT TOUT POUR BUT DE DOMINER LES FORCES DE LA NATURE AFIN DE
LES SOUMETTRE AU BON VOULOIR ET À LA FAVEUR DE L'ÊTRE QUI LES CONTRÔLE.
LA
QUALITÉ OU LA PUISSANCE DE CE CONTRÔLE EST, EN QUELQUE SORTE, PROPORTIONNELLE À LA
QUALITÉ DU SAVOIR, ASSOCIÉE À LA VALEUR SACRÉE DES SYMBOLES UTILISÉS DANS LE RITUEL
QUI L'ACCOMPAGNE.
Il
ne faut cependant pas confondre magie blanche avec l'art de l'illusionnisme
pratiqué par nos éminents magiciens de scènes.
Avec
plus de simplicité, nous pourrions dire que la MAGIE est pratiquée par des MAGES.
Les agissements des MAGES ne sont point contre nature mais viennent de celle-ci et, surtout, ne la violent d'aucune façon. Au sens étymologique du terme, magie signifie « état de chose digne d'admiration ». Au fond, les actions magiques semblent être miraculeuses parce que leurs causes sont connues du praticien alors qu'elles sont ignorées du spectateur.
La
magie blanche, dont on vente les mérites depuis plus de cinq mille ans, est
davantage pratiquée par des mages, des sorcières blanches (donc bienfaisantes), des
guérisseuses, des chamans, des sages, des gardiens de la connaissance ésotérique et
j'en passe.
Les
chrétiens que nous sommes ont davantage entendu parler des « Rois
mages ». Mais qu'est-ce qu'un « MAGE » en fin de compte? Si on se
réfère aux papyrus grecs dont les écrits datent du IVe siècle après J.-C., les
grands mages seraient de grands personnages dotés de pouvoirs extraordinaires tel
que : interpréter les songes avoir des visions détecter des présages d'une
grande importance pour une nation.
Pas
étonnant qu'ils aient présagé la venue de l'enfant Dieu nommé Jésus dans un songe
où un ange était chargé de guider leur route vers l'étoile de Bethlehem. Curieux
n'est-ce pas?
Ainsi,
ces mages pouvaient même devenir des rois, de par la puissance de leurs pouvoirs en
la magie blanche. Ils pouvaient, de ce fait, obtenir à la fois l'honneur et la
réputation d'être investis d'un rôle privilégié octroyé, non par sang royal, mais
tiré du pouvoir issu de certaines habiletés qu'on pourrait facilement associer de
nos jours à de véritables dons de voyance à l'état pur.
Comme
c'est étrange et surtout dommage qu'aujourd'hui l'importance octroyée à de telles
capacités soit tant considérées comme suspicieuses!
Nos maîtres mystiques actuels ne reçoivent hélas pas l'ombre de ces belles considérations d'autrefois. Autres temps, autres moeurs n'est-ce pas?
Il
faut bien avouer cependant que les abuseurs de magie noire sont les principaux
responsables de la dénaturation d'une idéologie qui aurait tant voulu préserver
toute sa crédibilité autant que sa pureté d'être.
Il y
a bien eu, fort heureusement, Saint Augustin dont la confiance était sans faille
envers une magie bénéfique, apte à purifier les cœurs et capable de nous préparer à
recevoir les bons esprits; ceux-ci ayant pour dessein de conduire nos âmes pures
jusqu'à la vision béatifiante de Dieu.
Le
X1e siècle connut l'alchimiste, (qui changeait le métal en or), lié à l'astrologue
devant
nécessairement travailler de concert l'un avec l'autre puisque l'opération magique n'aurait produit aucun effet si elle n'avait été accomplie à une heure spécifique convenant au positionnement de certains éléments célestes.
Nous
comprenons donc ici que, si nous souhaitons nous initier à la magie blanche
bénéfique, il nous faudra donc nécessairement tenir compte de certaines dates et de
certaines heures bien précises.
À
titre d'indice, si vous souhaitez réaliser de la magie blanche dans le but
d'obtenir de bons résultats pour la signature d'un contrat professionnel ou autre,
il vous est fortement suggéré de formuler votre demande, à voix haute, en regardant
la lune, mais lorsque celle-ci se trouve en lune montante et non descendante.
J'avais
coutume de dire à mes amies que, lorsque la lune forme la lettre « D »,
elle se trouve à être bien plus bénéfique pour ce gendre de demande, que
lorsqu'elle ressemble à la lettre « C ».
UN PETIT PEU D'HISTOIRE
Depuis
le début du XV1 e siècle, les Teinturiers de la Lune, alchimistes ayant pour but de
transmuter les corps vils en corps sublimes parvenaient à prolonger leur propre
existence bien au-delà des limites généralement admises.
Ces
Teinturiers de la Lune, dont l'un des plus célèbres portait le nom de
Saint-Germain, étaient à juste titre comme une sorte d'ermites, s'étant unis en
sociétés secrètes, précisément à cette époque. Ils ont adhéré, soit à des loges
maçonniques, telles que, la Rose-Croix, ou encore à de véritables sectes, toujours
aussi mystérieuses de nos jours et ne comptant volontairement qu'un nombre
restreint d'adeptes.
Déjà
à cette époque, l'Église considère Saint-Germain et ses confrères comme des
hérétiques ou des damnés. En réalité, ces adeptes, pratiquaient sincèrement les
rites de dévotion courants de l'Église sans pour autant chercher à détruire le
fondement de leur croyance. Cependant, certains élus entendaient greffer, sur le
catholicisme traditionnel, un volet « initiatique » à la religion.
Selon
les écrits « Les Teinturiers de la Lune, par Christian Guy, des Éditions Guy
Victor », Saint-Germain aurait bénéficié des faveurs du roi Louis XV et de sa
courtisane, Mme de Pompadour, chacun se trouvant particulièrement avide d'obtenir
son précieux élixir de jeunesse. Mais hélas, rien ne prouva que l'alchimiste
répondit à leur requête.
LES QUATRE ÉLÉMENTS DE BASE DE LA MAGIE BLANCHE
La
compréhension de la magie blanche repose sur la capacité d'intégrer la
représentation des quatre éléments primordiaux.
La terre représente le corps de l'être
L'eau représente le principe vital qui circule comme étant la lymphe et le sang.
Le feu représente l'esprit (dans les sens d'une pensée directrice qui agit).
L'âme se rapporte à l'air, le souffle vital de la vie elle-même.
Chacun,
de ces principes tendent à réaliser une association entre l'existence de l'âme
immortelle et les éléments de la nature lui servant d'enveloppe temporaire.
Ainsi,
les mages utilisent la présence de ces quatre éléments dans la base de leur rituel.
Puis,
ils y ajoutent la force des mots. Tout le monde sait que la magie s'utilise avec
des formules et des incantations magiques.
En
fait, les expressions linguistiques, plus communément appelées « paroles
magiques », agissaient de manière prépondérante sur le rituel. Le pouvoir de
la parole est universellement reconnu par tous ceux qui pratiquent la magie. Les
sons eux-mêmes, et la puissance avec laquelle ils sont émis, font office de voile
vibratoire entre la force magique du praticien et celle de l'invisible afin qu'on
lui obéisse.
Certains
mots contiennent une grande puissance et ne peuvent ou ne doivent être prononcés à
l'intérieur de cérémonial précis et uniquement par des initiés. Certains contenus
de ces formules sont inspirés de la mystique hébraïque.
Ces
formules ou incantations, servant de textes opérationnels sont conservées
secrètement dans des livres sacrés auxquels on donne le nom de grimoires. On en
retrouve dans de nombreuses cultures dont les origines peuvent être hébraïques,
chrétienne, égyptienne, grecque ou latine.
Certains
mots de ces formules, comme ceux égyptiens en particulier, se trouvent souvent
inintelligibles ou imprononçables puisqu'ils visent, à dessein, à décourager les
non-initiés. Aujourd'hui par contre, certains rituels comportent des formules
magiques bien différentes, favorisant davantage la répétition du son, un peu à
l'image d'une sorte de mantra comme l'OM, dont la vibration sacrée se trouve à la
base de toute harmonie et permet d'intensifier la concentration de l'esprit dirigée
vers le but recherché.
En
dehors du son, il y a l'image symbolique utilisée. C'est dans cet aspect qu'on
reconnaît en particulier la fabrication de talismans, se basant sur l'idée de
forces planétaires pouvant être dominées en se concentrant sur leurs symboles
respectifs.
À
titre d'exemple, un talisman peut être fabriqué lorsque le soleil se trouve dans un
signe du zodiac du natif de ce signe, de préférence à l'heure ainsi qu'à la date
précise de son anniversaire. Puis, le praticien peut choisir de répéter à haute
voix les attributs ou qualités habituelles apportés par son signe lorsqu'il
souhaite tirer davantage de force et de puissance.
La
matière du talisman peut être faite de cuir ou, autre, sur laquelle on grave ou
dessine les symboles associés aux planètes qui régissent ce signe.
Cette
manière de faire, ainsi que le cérémonial accompagné de chandelles, d'encens etc,
serait censé augmenter les forces de l'âme et les mettre en relation étroite avec
les esprits des astres. Il va de soi, à mon humble avis, que c'est surtout la
croyance ou l'intensité que le praticien accordera à son rituel qui sera de nature
à lui offrir un résultat somme toute proportionnel à ses anticipations.
J'ai piqué votre curiosité et vous avez vraiment le goût d'en apprendre d'avantage?
Merveilleux!
car dans la prochaine chronique, je vous réserve plein de petits secrets
intéressants sur :
Comment vous préparer à faire un rituelle?
Qu'est-ce qu'il vous faudra porter?
Quels
sont les accessoires (chandelles, encens, couleurs, symboles, sels) dont vous
pourriez vous servir?
Certaines recettes de sels et leurs propriétés magiques
L'utilisation
de quelques formules poétiques toutes simples mais non dénuées d'efficacité.
Connaître les périodes idéales du calendrier pour vos rituels.
Ainsi
que d'autres surprises pour conserver et augmenter l'énergie positive autour de
vous.
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