Vous le découvrirez justement à l'intérieur de cette chronique bien documentée.
Le titre de cette chronique sur l'existence réelle ou pas des MIRACLES peut en surprendre plusieurs. En effet, que pourrait-on bien avoir à dire sur ce sujet? Il
suffit déjà de réaliser que ce simple mot « miracle » ne créé pas nécessairement l'unanimité. En effet, il ne
signifie pas nécessairement de la même chose selon que vous soyez un scientifique, un religieux ou un simple mortel.
Pour un religieux, un miracle est avant tout « un message Divin extraordinaire dont le but ultime sert avant tout à rendre grâce à Dieu pour sa glorieuse
grandeur ». Par contre pour un scientifique, un miracle n'est avant tout qu'un simple phénomène inexpliqué du moins en regard des connaissances connues
à ce jour.
Il est cependant intéressant de réaliser qu'il existe tout de même un point sur
lequel religieux et scientifiques s'entendent :pour chacun d'eux, un miracle est nécessairement un événement qui dépasse les lois de la nature.
Pour les scientifiques, un fait peut être un phénomène, mais pas nécessairement miraculeux en autant qu'il dépasse l'ordre de toute nature
créée. Mais dans les faits, un phénomène miraculeux ne contredit pas nécessairement les lois de la nature, il contredit uniquement la connaissance
limitée que nous avons de ces lois.
Pour ce qui est du commun des mortels (dont je fais humblement partie), je
serais davantage portée à soutenir la définition du Père François Brune auteur du livre « LES MIRACLES ET AUTRES PRODIGES » des Éditions France Loisirs.
En effet, celui-ci affirme, et je cite : « Un miracle ne serait pas une PREUVE de l'existence du Divin. Par contre, le miracle n'existe que DANS et PAR la
croyance qu'on met en lui. »
Dans un sens, la science peut et se doit de contribuer à prouver que le
phénomène miraculeux dépasse réellement nos connaissances des lois naturelles connues, mais la science étant par principe dénudée de FOI, elle ne
pourra en aucun cas permettre de prouver que Dieu existe à travers un phénomène aussi miraculeux soit-il.
Il faut comprendre que la science se donne pour mission de DÉCRIRE les apparences de notre réalité alors que les théologiens, qu'en à eux, se doivent
simplement de donner un SENS à notre vie spirituelle.
Face à un tel contexte, nous sommes donc confrontés à devoir choisir entre :
VOIR POUR CROIRE (comme l'exige la science)
ou encore CROIRE SANS VOIR (comme l'exige la véritable foi de l'Église).
Hélas, même l'Église, à force de vouloir obtenir à tout prix l'assentiment de la science dans l'obtention de preuves, a fini par mettre elle-même en doute des
prodiges merveilleux. Elle a perdu l'essence de son rôle de « CROIRE DANS LE SIGNE » plutôt que de se conformer aux exigences de la science qui ne
sont pas les siennes. Après tout, ce ne sont pas tous les miracles qui soient nécessairement mesurables, quantifiables et renouvelables. Ceux-ci n'en
restent pas moins extraordinaires pour autant. C'est sans doute pourquoi l'Église rejeta plus de 6500 cas extraordinaires pour n'en conserver que 66 au
cours des cent quarante dernières années.
Pourtant, si une véritable guérison eut lieu, ne devrait-elle pas à priori être déjà UN SIGNE en soi?
Un tel phénomène extraordinaire ne devrait-il pas mériter l'attention ne serait-ce qu'en raison de sa rareté et de son caractère exceptionnel?
Oui, je crois sincèrement que ce signe particulièrement significatif existe déjà avant même de passer à l'étape d'en exiger des preuves irréfutables telles que
celle d'obtenir que la guérison incurable soit de nature spontanée, etc.
QUE DOIT-ON PENSER DE CE SIGNE?
Le miracle relève de la transcendance de la personne par rapport à l'être, d'où découle la suprématie de l'esprit sur la matière. Ainsi, pour le scientifique aussi
bien que pour le théologien, l'objectif de la recherche ne devrait en aucun cas reposer uniquement sur le fardeau de la preuve mais plutôt conserver une
approche individuelle pour chacun d'eux. Ainsi, il suffirait à chacun de DEVINER LE SENS qui lui est propre lorsqu'il se trouve devant un tel
phénomène inexplicable ou supra normal. En effet, un tel concours de circonstances n'a pu se produire SANS l'apport de l'INTELLIGENCE à l'origine
de toute création, y compris de celle des lois de la nature, donc Divine. Les miracles ont lieu avant tout parce que l'INTELLIGENCE de l'amour Divin le veut bien.
Existe-t-il une différence entre miracle et prodige? Eh bien, toujours selon le Père Brune :
« Un prodige peut n'avoir pour sa part aucune valeur religieuse particulière et, dans un tel cas, on le classe fréquemment dans la catégorie des phénomènes
paranormaux. »
À titre d'exemple, Sir William Crookes signale dans son étude des cas de
lévitation réalisées par son sujet Daniel Dunglas Homes. Sa lévitation est un phénomène paranormal sans être pour autant qualifiée de miracle au sens propre.
DES GUÉRISONS MIRACULEUSES
Nous avons déjà mentionné précédemment que quelques 6500 guérisons
miraculeuses ont eu lieu, desquelles l'Église n'avait retenu que 66. Ces études de cas relevaient, entre autres de celles s'étant réalisées sur des lieux de
pèlerinage, comme à Lourde.
Parmi ces nombreux cas, je cite les observations du docteur Hubert Larcher :
« De nombreux cas donnent à penser que LE MÉCANISME DE CERTAINES GUÉRISONS peut être déclenché par une sorte d'explosion d'énergie.
Plusieurs des sujets ont ressenti une Faim féroce à la suite de cette explosion énergétique considérée comme très caractéristique. Cela tendrait à déduire
qu'une bonne partie de l'énergie nécessaire à la guérison a été puisée dans les cellules du corps lui-même. Il reste encore à découvrir l'origine exacte de cette
énergie et ce qui l'a déclenchée ». D'autres associent l'origine de cette énergie,
à « l'énergie du vide », jouant ainsi le rôle de « prana », communément appelé souffle vital en Inde.
Il existe également un autre aspect particulièrement intéressant à retenir : il semblerait que très souvent les FONCTIONS de l'organe malade se trouve
instantanément rétablies AVANT même que le processus de régénération de l'organe ne soit complété. Certes, ce dernier le devient dans les jours suivants,
mais on fut à même d'examiner la capacité de l'organe d'assumer ses fonctions AVANT MÊME que sa guérison physique ne soit totalement effectuée.
Ce fut entre autres, le cas d'une personne qui retrouva la vue alors même que son œil était dans l'incapacité normal de voir, dû à une atrophie blanche
papillaire double de cause cérébrale dont les vaisseaux filiformes se trouvent pratiquement imperceptibles. Mais pourtant, cette personne voyait et lisait
même des petits caractères de journaux alors que cette capacité est habituellement jugée tout à fait impossible. Moins d'un mois plus tard,
l'atrophie blanche du nerf optique, jugée habituellement incurable était complètement disparue. Aucun médecin ne comprenait pourquoi l'œil voyait et
lisait déjà un mois AVANT la guérison miraculeuse de celui-ci.