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Étincelle

par Josée Papineau  

De nos jours, je constate qu'il y a ceux qui rêvent et qui poussent et il y a ceux qui espèrent et qui ruminent. En fait, ce sont deux catégories de gens parmi tant d'autres.

Quelque soit notre occupation, notre origine, le lieu où on se trouve, que l'on soit un homme ou une femme, nous avons tous quelque chose en commun. Nous vivons tous des moments durant lesquels nous avons l'impression de stagner et que rien ne bouge dans notre vie. C'est ce que j'appelle les points morts.

Pour les uns, ces moments s'accompagnent de crises de larmes qui n'en finissent plus. Pour les autres, ce sont des moments de déprime intense qui semblent s'éterniser et pour d'autres, ce sont des périodes apportant angoisse, faisant monter la rage de l'impuissance du mouvement. Rien ne se passe. On est au point neutre, sans rêve, sans but. C'est le vide total.
 
Pour les optimistes nés, ces moments se résumeront peut-être par des crises de larmes momentanées qui dureront quelques heures, voir même quelques journées et qui s'éclipseront comme elles sont venues. Mais pour ceux dont l'élan a besoin d'un peu plus qu'une tape sur l'épaule, il en sera autrement.

Qu'est-ce qui fait que pour certains, cela puisse s'éterniser et que pour d'autres, cela ne soit que de courte durée?

Nous ne pouvons pas ignorer le fait que certains ont besoin de repos suite à des traumatismes, des blessures ou le surmenage du corps et des émotions mais pour donner une opinion au sens général, je crois que ce qui fait que ces moments à vide soient si différents pour les uns que pour les autres, est la façon de voir les choses et la capacité de pulsion vers l'action

Combien de fois avons-nous entendu l'expression « aide-toi et le ciel t'aidera » et avons-nous levé les yeux de mépris pour cette expression toute faite bondée de couches de poussière. Quel manque d'originalité. On aurait plutôt envie de répondre à l'annonceur de se la fermer si l'inspiration et l'empathie lui manquent au lieu de jouer au philosophe à cinq sous qui ne comprend rien. Et pourtant, que de vérité dans ces quelques mots.

Lors d'une discussion avec un ami dont je ne me souviens plus du sujet ni du pourquoi, je lui ai fait mention de ce que j'aimerais et de ce que je souhaitais. Je fut toute étonnée de l'entendre me dire : « Que de différence entre le ( je voudrais ) et le ( je veux ). »

Devant mon regard interrogateur, il m'expliqua que la façon que nous avons de nous exprimer en dit long sur nos états d'esprit et est un indicateur de l'étape que nous vivons dans le processus du changement.

Le « Je veux » indique la prise de décision de l'action, l'affirmation, l'humain qui se tient à la verticale, contrairement à l'ébauche du rêve ou de l'espérance de ceci ou de cela, comme l'indique le « je voudrais ».

Depuis, je souris à chaque fois que je m'exprime avec un « je voudrais, je souhaiterais, j'aimerais » car je sais pertinemment que je suis à élaborer un projet, à affiner un rêve. Tout est au stade brouillon. Maintenant, je constate la différence de la suite des choses lorsque j'affirme que « je veux ». Je veux, cette affirmation de la maîtresse de sa propre vie et de la suite des événements est inévitablement le déclencheur de la prise d'action. Tout s'est passé et tout a changé suite à un « je veux ».

Aussi, j'écoute plus attentivement la façon qu'ont de s'exprimer mes proches et mes amis et je me rends compte que le fait de ne pas être prêt à dire « je veux » fait vivre bien des tourments. Il n'est pas si simple de devenir maître de la suite des événements et le fait de ne pas être prêt à le faire peut en rendre certains assez difficiles à supporter autant que eux que pour nous.

En voici quelques exemples :

« Je veux rencontrer un mec mais je suis ronde. J'emmerde les mecs qui n'aiment pas les rondes, J'emmerde les mecs qui ne savent pas voir la beauté des rondes. Aller au gym? Beurk! Je n'aime pas mes rondeurs mais je déteste le gym. J'ai du poids à perdre mais je ne crois pas aux régimes et ca prend tellement de temps pour des résultats qui ne durent pas. J'aimerais avoir des vêtements plus saillants mais je suis ronde et ne peux pas me permettre de porter les styles que j'aime. Je suis déprimée, je n'ai pas d'énergie, je n''aime pas le gym, je ne crois pas aux régimes. »

Que de contradictions!

Ne croyez pas que j'en aie contre les rondes, je l'ai été moi-même à divers moments de ma vie et ce que j'ai compris, c'est qu'à chaque fois que j'ai fait quelque chose pour voir changer les choses, il avait suffit d'un peu d'optimisme et d'un tout petit effort et ensuite, l'encouragement était au rendez-vous pour embraser l'étincelle qui a enclenché le changement. Mais que d'excuses et de commentaires désobligeants envers les autres pour se complaire dans l'inactivité avant de passer à l'action.

« Je veux un mec mais je ne crois pas aux sites de rencontre. Pourquoi aller dans les bars puisque je les déteste. Je n'aime pas les gens qui fréquentent les bars. Ils sont trop superficiels et ne sont pas sérieux. »

Pourtant, il suffirait de faire un pas vers les autres pour se permettre de rencontrer. Beaucoup n'ont pas l'habitude de fréquenter les bars mais tout bonnement, ils osent aller dans différents lieux, de temps à autres, afin de se permettre d'évoluer vers quelque chose de différent. Il est trop facile de juger les autres et de se cacher derrière un mur. Tant de gens espèrent aussi fort que nous.

Il est trop facile de s'imaginer que tout se déroule comme dans les films mais un film, ce n'est qu'une histoire imaginée par un humain et tout y est permis. La réalité est toute autre.

Nous ne pouvons pas nous permettre de rester assis dans notre salon en attendant que le prince ou la princesse vienne frapper à notre porte, sourire aux lèvres, pour nous dire que dorénavant, notre vie sera un conte de fée. On ne recevra pas de lettre surprise d'un inconnu pâmé d'amour. Personne ne nous téléphonera pour nous dire qu'il nous a cherché toute sa vie et qu'il ou elle, est l'amour de notre vie.

« J'en ai assez de mon patron qui me dicte quoi faire, qui m'en demande toujours plus pour le maigre salaire qu'il me donne. Si j'avais un meilleur salaire, je pourrais souffler un peu. J'aurais aimé travailler chez untel, j'aurais voulu faire tel boulot, avoir telle profession, etc... Maintenant, il est trop tard et je n'ai plus le temps de retourner aux études, j'ai des responsabilités, des factures à payer. Ca me prendrait mes soirées et je devrais étudier les weekends. Je n'aurais plus de temps pour moi. »

Que d'excuses pour ne pas y mettre d'effort!

Si tu veux quelque chose de différent, il te faut faire les choses différemment. Un point c'est tout!

Les opportunités se présentent aux audacieux. C'est rarement notre patron qui nous dira qu'un meilleur poste ailleurs est vaquant et nous attend. Un diplôme de compétences ne tombe pas du ciel. Il faut s'investir et y mettre le temps nécessaire. Facile à dire, dites-vous? Je l'ai fait plus d'une fois. Enfants à temps plein. Travail à temps plein et école à temps plein. Neuf mois à ne plus exister en attendant d'avoir ce qu'il faut pour une nouvelle vie, il y a de cela près de 20 ans. Vers mes 40 ans, j'ai suivi des formations dans un domaine différent et j'ai laissé un boulot qui m'apportait un bon salaire mais dévorait toutes mes heures libres, ma vie sociale, mon temps avec ma famille. Changé de vie pour avoir une vie, je connais! Ca prend du « guts » comme on dit mais tout est possible et je n'ai aucun regret. Aujourd'hui, j'ai un boulot que j'adore et qui me permet de voir mes amis, d'avoir du temps pour les membres de ma famille et aussi, de faire du sport.

« Je veux aller en vacances au soleil mais je ne crois pas que ce soit pour moi. Ca fait des années que j'y pense mais c'est une idée folle. »

Pourtant, le simple fait de yeuter les voyages sur le net et dans les revues, pourrait nous mener pas à pas vers la chaleur du sable sous nos pieds.

« Je veux ma maison mais je ne sais pas comment y arriver. J'en ai marre de mon proprio, je travaille fort et en ai assez de lui donner la moitié de ma paie pour un logis qui ne m'appartient pas.  J'en ai assez de mon proprio, je ne me sens pas chez moi, j'aimerais avoir ma maison mais ca coûterait trop cher. »

Pourtant, si c'est dans la logique du possible, le simple fait de commencer à s'informer, à yeuter ce qui se trouve sur le net, de vois ce qui est offert pour les nouveaux proprios selon leur situation, de se promener dans les rues, de faire quelques visites pourrait mener vers un chez nous qui nous appartiendrait.

Je répète souvent que d'espérer quelque chose n'apporte rien de tangible. Il faut d'abord mettre le pied sur un chemin différent pour que le package qui lui appartient vienne vers nous. Il ne suffit pas d'espérer mais plutôt d'agir, de s'engager dans la prise d'action. Ce n'est qu'à ce moment que les choses changent et que les solutions et les opportunités se présentent à nous. Pas avant.

Rien de différent ne se produit si l'on stage dans nos habitudes. Il faut en adopter d'autres pour que ce qui vienne vers nous soit différent.

Je crois que ce qui déçois le plus les gens suite à une prise d'action, est dû au fait qu'ils ne prennent pas le temps de bien façonner leur rêve pour en apprécier l'objectif. Il ne faut rien précipiter.

Rêver à, façonner le rêve, modifier le rêve, adapter le rêve à, polir le rêve. Le laisser reposer quelques moments, laisser les idées venir, modifier encore le rêve, polir le rêve, jusqu'à ce qu'il représente bien ce qui nous comblera. Ne pas se précipiter. Prendre le temps de façonner le rêve.

Ensuite, s'activer et s'engager, laisser venir le package du nouveau chemin emprunté et réaliser la métamorphose. Rien ne sert de se précipiter, il faut seulement bien façonner le rêve.

On peut espérer quelque chose et attendre que le messager vienne cogner à notre porte avec l'ensemble cadeau de toute notre vie. On peut ronchonner et se plaindre toute sa vie de mécontentement et en vouloir au monde entier. On peut blâmer ceux que l'on connaît et même ceux que l'on ne connaitra jamais. On peut rester au même endroit, conserver notre surpoids, fréquenter les mêmes gens, travailler au même endroit, ne jamais connaître des moments de surprise, ne jamais avoir à confronter l'inconnu. On peut passer sa vie à rêver, à espérer et à se plaindre de tout.

On peut au contraire avoir l'œil qui brille, on peut être mû du désir du changement, du mouvement vers quelque chose de différent et s'activer.

Surtout, ne pas avoir peur du changement ni de tomber. Si ça ne fonctionne pas, savoir que ce qui compte, c'est d'essayer. Si ca ne fonctionne pas du premier coup, vaut mieux se dire que c'est un essai, une pratique pour mieux réussir.

Si le rêve fait souffrir, on le jette et on en crée un autre. Toujours garder l'élan pour pouvoir faire jaillir l'étincelle et souffler pour la mener vers l'embrasement.

Il est trop facile de se plaindre tout en restant dans le douillet du connu et il est si ardu de sortir de notre zone de confort mais ca en vaut la peine, peu importe le résultat.

Pourtant….

Il ne faut qu'une petite étincelle, un petit sparks, comme on dit, un peu d'élan, une petite étincelle pour faire avancer la machine pour poser le pied sur un chemin différent.

Vivre au lieu de subir, vous connaisse

Josée Papineau
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