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Libre Chapitre 1

par Josée Papineau  

*- Bonjour!

- Hein!

White se réveilla en sursaut, regardant de tous les côtés pour ne voir que le voile de la nuit. Le réveil matin indiquait 3 heures du matin et la maisonnée semblait bien endormie.

- Tom, tu es là? demanda-t-elle, croyant qu'il soit arrivé plus tôt que prévu de son voyage à Boston.

N'obtenant aucune réponse, elle crut avoir tout simplement rêvé et posa la tête sur l'oreiller, prête à retourner à ses rêveries.

 *-Le temps est  venu de mettre en pratique ce que tu sais, dit encore cette voix qui semblait venir d'outre tombe.

Cette fois, elle avait bien entendu. Elle s'assit dans son lit en tenant les couvertures serrées contre sa poitrine, prise d'effroi.

Retenant sa respiration pour être à l'affût du moindre bruit, elle attendit. Elle n'osa pas bouger, craignant qu'on l'épie, qu'un voleur ou un dangereux meurtrier soit tapis dans le noir, prêt à lui sauter dessus.

Après des secondes d'immobilité insoutenable qui lui semblèrent durer une éternité et à bout de souffle, elle inspira le plus discrètement possible. Ses yeux s'étant habitués à la nuit et ayant fait le tour de la pièce du regard plus d'une fois, elle comprit que personne ne se trouva dans la chambre, ce qui ne la rassura pas pour autant.

Resserrant encore plus les couvertures contre sa poitrine, elle comprit alors que cette voix était bien réelle et se sentit totalement impuissante.

- Je t'ai entendu toi, tu n'es pas dans ma tête, chuchota White. Tu es un esprit, un fantôme? questionna-t-elle afin d'obtenir une réponse mais rien ne vint. Prise de panique, elle crut percevoir des mouvements de tous côtés mais une part de lucidité lui dicta de se calmer, que cela devait sans doute être dû à son imagination. Le silence combla la pièce comme si le temps s'était arrêté.

Elle vit alors un tourbillon vert se former au-dessus de sa tête et tourner de plus en plus vite.

* -Le temps est venu de te préparer à la libération!

White se raidit encore plus, comme si cela fut encore possible et son corps lui fit atrocement mal.

- Aidez-moi quelqu'un, je n'en peux plus… qu'est-ce qui se passe ici? dit-elle, se sentant sous le point de sombrer vers la folie…

La bouche sèche, elle se mit à trembler, se demandant s'il lui serait possible de courir hors de la chambre et de crier afin d'éveiller les enfants. Auraient-ils le temps de sortir avant qu'un malheur ne survienne? Que pouvait-il leur arriver? Comment arriver à faire  sortir les enfants de la maison, leurs chambres se trouvant au sous-sol?

* -Tu ne peux échapper à ton destin… Choisis…Tu souffres ou tu voles!

- Ahhh!!!! Cria-t-elle. Ça y est, je suis folle! gémit-elle, semblant résignée à accepter les allusions répétées de Tom des dernières semaines sur sa santé mentale.

Sa tête se mit à bourdonner et son cœur battit si vite, qu'elle cru qu'il allait lui sortir de la poitrine. Elle regarda devant elle, vers la salle de bain, vers le couloir, guetta les rayons de la lune à travers la fenêtre à la recherche d'un signe pouvant l'aider. Elle se sentit traquée et affolée par la vibration de son corps et sa respiration devint haletante. Sa gorge lui fit mal. Elle aurait voulu fuir mais la peur la figeait sur place.

- Il bat trop fort, vraiment trop fort… Qui es-tu? demanda-t-elle d'une voix rauque à peine audible. White aurait voulu crier pour alarmer les enfants mais sa voix se brisa sous  tant d'émotions. Elle teint sa tête entre ses mains et respira de plus en plus vite.

- Je vais faire une crise cardiaque et je suis toute seule! Qui va venir à mon aide? Qui va s'occuper des enfants? Va-t-en tourbillon!!!

Elle entendit sa respiration qui lui sembla n'être que la seule réalité à laquelle se raccrocher.

- Je vais mourir… j'ai chaud… non, j'ai froid… jeeee viiiiibre!

Elle réussit à lever le bras droit, engourdi comme s'il s'était trouvé immobilisé sous elle et eut de plus en plus chaud. Elle ne vit toujours personne, seulement ce tourbillon vert dont le movement de tornade accéléra de plus belle en commençant à faire entendre un cillement aigu. Il lui sembla que la vibration de son corps suivait la cadence du tourbillon et cela devint insoutenable.

- C'est ça, je vais disparaître dans le tourbillon, me consumer, je vais exploser en mille morceaux… c'est la fin. Aidez-moi mon Dieu, je suis trop jeune pour mourir… je vous en supplie! Je croyais que l'on voyait de la lumière avant de mourir… pourquoi est-ce différent pour moi? Est-ce un châtiment? Oh mon Dieu, je vous en prie, je ferai tout ce que vous voudrez mais je vous en supplie, épargnez-moi.

White eut un haut le cœur et sentit une décharge électrique la traverser.

Elle voulut regarder vers la fenêtre  mais put à peine bouger les yeux. Son corps paralysé refusait de lui obéir.

- Mon cœur bat trop fort, trop fort… ma tête… elle va exploser…crut-elle.

Elle se mit à pleurer, voulut appeler à l'aide mais aucun son ne sortit de sa bouche.

- Est-ce ce que l'on ressent avant de mourir? se demanda-t-elle, prise de panique. Vais-je souffrir?

Une seconde décharge d'une force incroyable la traversa, lui faisant perdre toute notion de réalité Elle eut l'impression de décoller comme une fusée vers le haut de la pièce. Son corps se raidit de tout son long pendant ce qui lui sembla durer des minutes interminables. Puis, le tourbillon se transforma en écran et elle vit des visages familiers. Elle se vit enfant courir vers sa mère; se vit en voiture avec ses parents; vit le jour de la naissance de Dannie; se vit lors de son premier jour d'école; se vit vêtur en majoterre, adolescente; son premier baiser; une grosse colère; se vit voler dix sous à sa mère lorsqu'elle avait environ 12 ans; se vit pleurer lors d'une conversation avec Tom, avec Normand, avec des hommes qu'elle ne connaissait pas…

- Le fil d'avant la mort, chuchota-t-elle. Je vais mourir, je comprends… je comprends.  puis, sa tête retomba lourdement sur l'oreiller, ses yeux fixant le plafond qui semblait s'approcher. Le tourbillon vert avait disparu mais elle put l'entendre, sifflant de plus en plus fort.

Il lui fut impossible de réagir, son corps étant maintenant secoué comme une poupée de chiffon, vibrant de la tête aux pieds à une fréquence inouïe. On aurait dit que la foudre venait de la frapper et que le courant faisait circuler son sang à toute vitesse dans ses veines.

White sentit sa tête sous le point de s'ouvrir et une douleur encore plus insoutenable devint la seule réalité qu'elle puisse percevoir.

- Mon crâne va exploser….Ça fait mal! Pourquoi mourir ainsi? J'ai été si méchante?

Puis, son corps cessa de vibrer. Épuisée, sa tête maintenant vide de douleur et de toute pensée, elle laissa toute résistance la quitter.

White se sentit sombrer doucement vers le néant, épuisée, le corps lourd.

- Oui mon Dieu, viens me chercher, je suis prête, murmura-t-elle.  Je ne me bats plus, fais ce que tu veux de moi… je t'abandonne mon souffle, prends et fais ce que tu veux.

Elle ferma les yeux, prête à mourir.

- Lorsque Tom rentrera, il me trouvera morte dans mon lit. Mais de cela aussi, il s'en foutra et se dira…. bon débarras! 

 

RÉVEIL

 

Au matin, lorsque White ouvrit les yeux, il lui fallut quelques secondes pour se rappeler ce qui lui était arrivé quelques heures plus tôt. Elle fut surprise de voir le soleil briller par la fenêtre.

- Je suis vivante… je suis vivante. Merci mon Dieu.

Elle tâta ses bras, leva la couverture pour voir ses orteils bouger et écouta les bruits de la maison.

Elle regarda autour d'elle, examinant avec attention le mobilier en acajou, les papiers sur sa table de travail. Tout lui sembla être en place, exactement comme lorsqu'elle était allée au lit la veille.

En regardant vers la droite, elle vit son reflet dans les portes-miroirs coulissantes et n'y vit rien d'autre que le décor aux murs vert tendre. Tom n'était pas étendu à ses côtés, brillant par son absence, comme d'habitude.

Elle tâta sa tête de tous côtés… rien de brisé, tout lui sembla intact.

Elle qui croyait ne plus jamais ouvrir les yeux, sortit du lit en pleine forme et avec plus d'énergie que ces dernières semaines à essayer de se faire un semblant de vie.

- Méchant cauchemar, hein? lança-t-elle à son image dans le miroir, pour se rassurer. Que croire d'autre puisque tout semblait normal autour d'elle!

Pourtant, tout cela lui avait bien semblé réel; la vibration, la douleur, sa tête qui l'avait fait tant souffrir et cette voix.

Une voix…. Depuis combien de temps n'en avait-elle pas entendu? Autrefois, cela lui procurait amusement et joie mais celle-là… on aurait dit son père lorsqu'il la grondait. Elle pensa demander à l'entendre à nouveau mais se retint. Et si, avec cette voix, recommençait la torture du tourbillon?

- Je divague ou quoi? se dit-elle en levant le regard vers le plafon, trouvant sa réaction stupide. Comment puis-je demander à entendre une voix dont j'ai rêvé?

* La stupidité, tu connais?

- Oh toi, ne commence pas ce matin! gronda-t-elle son accolite perturbateur. Dis… tu sais ce qui s'est passé, toi?

* Comment veux-tu que je sache, chu pas voyant et je dors, moi, la nuit!

- Oh… excuse-moi, mon cher! Je ne voulais pas t'importuner! se moqua-t-elle.

White se dirigea vers la salle de bain pour se rafraîchir le visage.  L'eau lui fit du bien. Lorsqu'elle ouvri les yeux et vit se regarda dans le miroir, elle hocha la tête.

- Non, non, non. Il y a sûrement une explication à tout cela. C'était trop réel, rien à voir avec un simple cauchemar.

* Tiens, tu recommence à te faire des idées! Tom va te faire la morale… gna, gna gna gna!

- Laisse-moi penser un peu, j'essaie de réfléchir.

* Tu sais faire ça toi?

- Eh oui et moi, je pense avant de dire des singeries, sale emmerdeur!

*…

- Tiens, rien à répliquer!

* Tu m'as vexé, méchante!

- Bien fait pour toi. Si je veux comprendre pourquoi j'ai rêvé de la sorte, tu dois me laisser tranquille.

Elle se brossa les dents et tenta de se rappeler le plus de détails possibles. Pourquoi ce tourbillon émettait-il ce terrible sifflement de tempête? Pourquoi la douleur? Rien de tel ne lui était arrivé par le passé à la vue de tourbillons de couleur et tous phénomènes étaient porteurs de douceur, de merveilleuses sensations… pas de  torture comme dans ce cauchemar!

White regarda le réveil et sortit de la salle de bain envitesse afin de réveiller les enfants pour l'école.

Comme tous les autres matins, les enfants et White s'activèrent dans cette grande maison sans homme. Après que les enfants furent partis pour l'école, elle se fit un café et décida d'aller chercher ses cartons de livres au sous-sol.… ceux que Tom n'avait pas voulu qu'elle place dans la bibliothèque.

- Que vont dire mes amis s'ils voient ce genre de livres ici?

- Mais ce ne sont que des livres et personne ne se fera d'idée voyons! lui avait-elle répondu, indignée. Tu possèdes des livres que tu n'as jamais lus, d'autres qui traitent de médecine, de guerre, des livres sur Hitler et personne ne se fait d'idée sur ton compte pour autant, ce ne sont que des livres!

- Tu as déjà du mal à te faire des amis. Si les gens se mettent à croire que tu as un côté sorcière et que tu lis sur l'au-delà, tu ne les attireras pas, lui avait-il répondu, très sûr de lui.

 

- Mais ce matin, cher Tom, tu es quelque part ou je ne suis pas et rien ne m'empêchera de sortir les livres que je veux, marmonna-t-elle en dévalant les marches menant au sous-sol, décidée à trouver la signification de ce rêve et… le moyen de se protéger, si le tourbillon étiat bien réalité et décidait de la visiter à nouveau.

En arrivant au bas de l'escalier, elle vit une tache sombre sur le tapis tout neuf.

- Sacré Buddy… quand vas-tu cesser de pisser dans la maison? Elle le chercha du regard, sachant que Tom ne tarderait pas à lui casser les pieds à cause du chien mais bien entendu, toutou se cachait sûrement au premier, craignant les foudres de sa maîtresse. Depuis qu'ils avaient emménagé, il avait pris la mauvaise habitude d'uriner au sous-sol. White préférait croire qu'en agissant ainsi, il se vengeait de Tom qui d'abords, n'avait pas voulu qu'ils amènent le chien avec eux. 

- Buddy est un membre de la famille. Si tu veux que j'emménage, j'emmène mon chien!

Et Tom avait accepté de mauvaise grâce le mini toutou. Pourtant, tout le monde adorait Buddy, descendant de maman Bichon et de papa Chihuahua. Même s'il avait maintenant 3 ans, les gens croyaient avoir affaire à un chiot, tellement il était minuscule et surtout, craquant avec sa robe caramel, ses petits yeux de bichons et ses oreilles chichi.

Ils avaient eu de beaux projets pour le sous-sol. Une salle de jeu avec un grand écran,  comme au cinéma pour des visionnements en famille. Un bar, près de la fenêtre donnant sur la cour arrière et une belle salle d'eau décorée avec des hublots aux couleurs marines, comme dans les bateaux. Dans la partie avant donnant sous le balcon, une chambre froide ferait office de mini-cave à vin. Au lieu de cela, par manque d'argent, sa vieille télé faisait office d'écran, installée sur une petite table dans le coin de la pièce. Les murs de la pièce de visionnements peints de couleur vert olive comme sa chambre à coucher et un tapis de couleur assortie avait été installé. La salle de bain attendait toujours les ouvriers qui s'activeraient dès que Tom leur aurait donné une avance. La cave à vin, elle, servirait de pièce de rangement supplémentaire pour encore un bon bout de temps. Seules les chambres des enfants étaient complétées.

La grande pièce de rangement aux airs de débarras contenait quelques cartons… les siens, bien entendu, et elle savait fort bien que les cartons de livres étaient derrière, sous ceux des vêtements d'été et de celles contenant les milliers de jouets des enfants de Tom.

Elle se fraya un chemin et ouvrit le premier carton de livres en vue. En l'ouvrant d'une main, elle fit tomber un peu de café et en sortit un livre en vitesse afin de l'essuyer rapidement pour limiter les dégâts.

* Tiens, tu recommence à faire des gaffes hein ?

- Hé, tu es revenu, toi ? demanda-t-elle a son compagnon de coco aux répliques pessimistes, comme toujours.

* J'me disais que t'aurais sans doute besoin de te faire brasser un peu !

- Tu te disais, ouais ! J'en ai assez eu cette nuit et je me débrouillerai toute seule alors maintenant, je suis occupé et tu me fiches la paix, compris?

* Bof… si tu le prends ainsi...

- En plein ça !

Elle examina le livre souillé.

** En le laissant ouvert, les pages devraient sécher rapidement et ne se colleront pas les unes aux autres.

- Tu as raison  mais je vais m'organiser toute seule, ce matin, dit-elle à la voix copine, qui comme elle le savait, comprendrait son désir de solitude cérébrale.

** Comme tu veux, Whitie.

- J'ai des petites choses à faire et on discutera plus tard. Peut-être pourras-tu m'aider.

** Ce sera avec gramd plaisir !

White secoua doucement le livre et ce n'est qu'en le retournant afin de vérifier l'état de la couverture qu'elle comprit que ce livre était celui dont elle avait besoin.

Elle replaça en vitesse les cartons de livres indignes dans la salle à débarras, au cas où Monsieur daignerait se pointer le bout du nez et décida d'attendre que les pages du livre soient sèches avant de débuter sa lecture. Elle courut au deuxième et s'installa devant son ordinateur afin de visionner les nouvelles offres d'emploi… pour réaliser qu'il n'y avait encore rien de bon pour elle.

- Mais qu'est-ce qui se passe dans cette foutue partie du pays? Il n'y a pas de travail pour une secrétaire bilingue?

* Tu pues l'incompétence, voilà tout !

- Écoute… ce n'est pas le temps de venir me perturber, compris ! J'ai des tas de choses à faire et tu ne feras que m'embrouiller le cerveau. Fais de l'air quelques jours, ok ?.

White avait bien répondu à certaines offres intéressantes, mais lorsqu'elle avait mentionné ne pas être de la région, on aurait dit qu'une massue s'évertuait à saccager toutes ses chances d'embauche. Elle avait même décidé de faire affaire avec une agence de placement pour les francophones de la région qui semblait-il, se comptaient à plus de 16 000.

- Ici les offres sont plutôt rares alors, les employeurs de la région donnent priorité aux gens d'ici. Il faut persévérer et cogner à toutes les portes, lui avait conseillé Ruth, sa voisine d'en face. Ce serait peut-être une bonne idée d'accepter n'importe quel petit boulot pour commencer et ensuite, ce sera plus facile.

- Je le sais que ce n'est pas facile. Je suis ici depuis quatre mois et n'ai vu que six ou sept offres intéressantes comme secrétaire, les autres étant pour des boulots comme caissière de supermarché. Je n'ai pas quitté le Québec pour travailler comme caissière à petit salaire, tout de même!

- Ne te décourage pas, tu vas finir par trouver, lui avait répondu Ruth d'un ton bienveillant.

Comme une bonne dame de maison, White nettoya rapidement son château, rempli des échos de ses mouvements et se rendit au parc au coin de la rue afin de prendre un peu l'air. Il ne fallait que parcourir quelques pas pour s'engager sur le petit chemin entre les maisons du coin pour se retrouver au parc. Un immense parc avec 3 terrains de soccer, 2 terrains de baseball et un coin pour les tout petits. Mais ce qui faisait sa popularité auprès des jeunes, c'était la piste de course pour BMX. Tous les soirs, les jeunes du coin s'entraînaient à parcourir le plus rapidement possible la piste de montagnes de sable. Une vraie piste pour les compétitions qui elles, se tenaient tous les mardi soirs.

Ce matin, le parc était désert et tranquille ; idéal pour une promenade. À son retour, elle s'installa sur le canapé du bureau désert de Tom et prit son livre. Il ne lui fallut pas bien longtemps pour trouver les passages qu'elle cherchait, ayant déjà feuilleté le livre, des années auparavant.

Environ douze ans auparavant, elle avait tenté de trouver des réponses dans ce livre, autres que celles proposées par son amie Anna. À cette époque, elle avait bien vécu des expériences et senti son corps vibrer, mais rien de comparable avec l'intensité ressentie durant le rêve de la nuit dernière. Et cette voix, contrairement à auparavant, s'était fait entendre comme dans le monde physique… rien à voir avec les petites voix dans sa tête qui depuis son enfance raisonnent par intermittente et qu'elle a depuis toujours acceptées pour compagnes.

- Qu'avait-elle dit au juste? … Le temps est venu de mettre en pratique ce que tu connais, temps de libération, souffres ou vole…

Elle se demanda bien ce que cela voulait dire, mais à quoi bon pour l'instant.

Alors, ayant bien mémorisé les étapes à suivre, dont elle décida de sauter les exercices préparatoires, elle se dit qu'aussitôt qu'elle aurait la certitude que Tom n'arriverait pas en coup de vent, elle se dirigerait vers sa chambre au deuxième.

- Et si ça fonctionnait cette foi-ci?

Josée Papineau
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