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Faut-il absolument aimer son travail pour être heureux ?

  par André Gareau

Je vous lance un défi. Posez cette question là autour de vous et je parie que la grande majorité des gens vont spontanément répondre « oui ».  Et pourtant, il n'en est rien.

Holà, un instant, minute papillon, ne me lancez pas tous des tomates en même temps ! Laissez-moi m'expliquer avant de sauter aux conclusions !

Tout d'abord, entendons-nous sur un point. Il est évident que tous ceux qui ont la chance de faire un boulot qui leur plaît jouissent d'un avantage extraordinaire. Personne ne va dire le contraire !

Mais de là à conclure que tous ceux qui ne sont pas dans cette situation idéale ne peuvent aspirer au bonheur (relisez bien la question telle que formulée), il ne faudrait pas charrier.

Pas juste une affaire de mots

Certains d'entre vous protesteront qu'il ne s'agit en fait que d'une simple question de mots.

Je vous répondrai que les mots existent pour véhiculer nos pensées et que, si on se permet de les utiliser à tort et à travers, on aura vite des difficultés à se comprendre.

À titre d'exemple, j'invite tous ceux ne verraient pas la nécessité de faire une différence entre deux bouts de papier alors que l'un est un chèque tandis que l'autre est une facture, à se tenir loin du monde des affaires ! Une simple question de mots disiez-vous ? C'est vrai, mais ce serait l'envers du décor dans le compte de banque ! Est-ce qu'on se comprend maintenant ?

Voilà donc la première raison qui m'amène à répondre que non, il n'est pas absolument nécessaire d'aimer ce qu'on fait dans la vie pour être heureux, et heureusement d'ailleurs. Car si cela devait être le cas, il y a bien du monde pour qui le bonheur deviendrait par le fait même un objectif inaccessible, un idéal impossible.

En effet, prenez par exemple le bonhomme qui rêve de devenir astronaute ou médecin, mais dont les conditions matérielles ou le quotient intellectuel rendent la chose irréalisable. Vous conviendrez avec moi que si cette prétention était vraie, l'individu concerné pourrait se sentir condamné à être malheureux toute son existence, faute de pouvoir faire ce qu'il aime dans la vie. Or, il faut bien admettre que ce n'est pas le lot de tout le monde !

On ne fait pas que ce qu'on aime dans la vie

Mais alors, comment se fait-il que cette réponse soit si populaire ? D'une part, il y a un peu de pensée magique là-dedans en ce sens qu'on aime mieux entretenir une image plus proche de nos souhaits, quitte à se dorer la pilule avec quelques injections de pensée positive.

Voilà, en partie, pourquoi on s'efforce de dire qu'on aime ce qu'on fait comme travail. D'autant plus que les protagonistes de cette maxime la présentent comme une « condition sine qua non » du bonheur ; voilà où le dérapage s'accentue.

Premièrement, est-il nécessaire de souligner que vous comme moi, on a tous été élevé en se faisant répéter qu'on ne fait pas seulement ce qu'on aime dans la vie. Il existe des choses telles que des obligations qui ne sont pas toujours un enchantement, mais qui doivent quand même être remplies (songez à l'époussetage et autres besognes du même genre). Personne n'en raffole. Mais il n'y a pas de quoi en faire un drame; on n'en meurt pas !

Deuxièmement, parce que ce vœu pieux est loin de correspondre à la réalité. En effet, plus de la moitié des nord-américains sont insatisfaits de leur vie de travail

Plus de la moitié des nord-américains sont insatisfaits de leur vie au travail

On sait maintenant, grâce à un sondage récent mené par l'une des plus grandes sociétés de conseiller en management au monde (groupe Towers Perrin), que près de la moitié des travailleurs en Amérique du Nord sont insatisfaits de leur vie professionnelle ; soit qu'ils se sentent surexploités, sous-estimés ou encore qu'ils sont inquiets face à leur avenir.

Donc, ces travailleurs sont loin d'être dans un contexte où ils se décrieraient comme étant heureux.

Et plus près de vous, posez la question au comptable qui en a plein le dos de passer ses journées dans des colonnes de chiffres, parlez-en avec le mécanicien qui en a ras le bol de rafistoler de vieilles bagnoles.

Les chances sont bonnes qu'ils vous disent que ce qu'ils font n'est pas vraiment ce à quoi ils rêvaient quand ils ont choisi de se diriger dans cette voie.

Ils sont déçus, mais voilà, ils se sentent coincés. Bien souvent, ce sont ces mêmes gens qui, quand on leur demande: « Comment ça va ? » répondent : « Ça va ! Il faut bien, on n'a pas le choix !» Une réponse lourde de sens et qu'on entend de plus en plus souvent de nos jours. Et pourtant, on parle ici de gens qui ont choisi leur travail.

Imaginez maintenant la signification que prend cette phrase pour tous ceux qui ont un gagne-pain qu'ils n'ont pas choisi mais dont ils doivent s'accommoder parce qu'il faut bien gagner sa vie (n'allons pas trop vite avant de juger).

Pensez au gardien de nuit qui passe son temps à faire ses rondes ou encore à ces préposés aux marchandises qui doivent, nuits après nuits, remplir les tablettes du supermarché afin que les étalages soient attrayants et les produits disponibles pour la clientèle dès le lendemain matin.

Cependant, pour tous ceux qui croient bon de garder au moins un pied sur terre, il faut se rendre à l'évidence qu'il est possible d'être heureux dans la vie sans pouvoir toujours faire à sa tête, ni uniquement ce qui nous plaît. Il en va de même du travail et il n'y a pas de quoi en faire un drame; c'est la vie comme on dit !

Autres temps, autres mœurs

Nous ne sommes plus à l'époque où un individu pouvait entreprendre des études puis travailler dans le domaine de son choix et progresser sans aucun dérangement dans son plan de carrière tout en étant assuré d'une retraite en toute tranquillité d'esprit, grâce à la stabilité et à la reconnaissance de l'entreprise pour laquelle il a oeuvré.

Depuis nombre d'années déjà, plusieurs diplômés (à l'exception de ceux qui ont été dirigés dans un secteur technologique de pointe) n'ont qu'une infime chance d'œuvrer dans le secteur de leurs études. Plusieurs d'entre eux doivent composer avec les postes disponibles, souvent très différents de ce qu'ils souhaitaient faire comme travail. Et que dire de ceux qui n'ont pas fait d'études universitaires? Dans bien des cas, ce n'est ni pire, ni mieux !

Aimer son travail ?

Alors, comment pensez-vous que ces gens réagissent intérieurement quand on leur répète à tort et à travers que pour être heureux dans la vie, il faut aimer son travail ?

Comment voulez-vous, par exemple, que l'individu qui passe ses journées à colmater des "nids-de-poule" pour la voirie municipale tombe en amour avec son travail à moins qu'il ne soit en pâmoison avec le bitume ?

Et que dire à cet autre qui doit continuellement faire des démarches pour trouver de nouveaux clients à qui il pourrait offrir ses services en assurances quand on sait que la majorité d'entre eux n'aiment pas faire de la "prospection" ?

Comment pensez-vous qu'il se sent quand, pour le motiver, on lui parle de l'importance de s'impliquer et d'aimer ce qu'il fait ? Dans bien des cas, chaque modèle de performants qu'on lui présente ne fait qu'accentuer sa déception devant la distance qui les sépare. Voilà une pratique très courante dans certains milieux qu'on aurait avantage à réviser et même abandonner.

L'important, c'est d'y croire

Évidemment, il est facile de dire que tous ces gens-là n'ont qu'à changer d'emploi s'ils ne sont pas heureux dans ce qu'ils font. Ce serait tellement plus simple. Cependant, convenons que dans bien des cas, ces gens en sont déjà à leur deuxième ou à leur troisième choix et qu'il faut tout de même composer avec ce qui est accessible.

Malgré ça, il n'y a absolument pas lieu de démissionner pourvu qu'on arrête de répéter ces formules déconnectées et qu'on redevienne réaliste. On ne fait pas uniquement ce qu'on aime dans la vie et cela n'a jamais fait mourir personne.

Alors, il est bien possible qu'un assureur n'arrive jamais à aimer cette partie de son travail, et c'est correct.

Ce qui est important pour lui donner la motivation nécessaire à passer pardessus son agacement et à faire son boulot avec dynamisme, c'est qu'il croit en l'importance et la valeur du service qu'il rend.

Prenons par exemple le cas d'une jeune mère monoparentale dont le budget est très serré et qui donnerait toutes sortes de raisons pour refuser de rencontrer notre assureur. Il n'est pas vraiment évident d'aimer revenir à la charge au risque d'essuyer encore des refus.

Cependant, son énergie et sa détermination seront beaucoup plus concrètes si l'individu en question est convaincu que cette cliente a un besoin réel d'assurance, qu'elle sous-estime les risques qu'elle prend en n'ayant pas de protection adéquate advenant une malchance. S'il arrive à lui faire voir la réalité telle qu'elle est, il lui aura vraiment rendu service. Et s'il est convaincu de cela, il sera motivé à aller de l'avant.

Il en va de même de tous les domaines qui nécessitent efforts et constance. Quand les affaires vont bien, c'est facile d'aimer ce qu'on fait ! Toutefois, quand les choses prennent une allure moins facile, on a besoin de se raccrocher à du solide et c'est alors que nos convictions ont plus d'impact que nos souhaits.

D'où l'avantage de cultiver les convictions personnelles et les valeurs des gens quand on songe à de la formation. On touche alors au cœur de ce qui nous incite à performer, soit le goût d'être fier de soi, de se sentir satisfait et de vibrer. Or, n'est-ce pas justement ce qui se produit quand on agit par conviction ?

André Gareau, (M.A.),
Courriel:
info@andregareau.com

  • Conférencier, formateur et auteur,
  • Sexologue, Psychothérapeute
  • Coach personnel en prévention du burnout
  • Consultant en développement humain

André Gareau offre des conférences et/ou des ateliers de formation sur demande en entreprise.  Pour plus d'informations sur ses services ou pour rejoindre l'auteur, on peut consulter son site Internet ou prendre connaissance et débattre de ses textes sur son blogue.
pour voir les sites de nos collaborateurs

  

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