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La
Cabbale est une tradition mystique dont l'origine se perd dans la nuit des temps.
La trace la plus ancienne connue est celle des Esséniens et elle date de quelques
centaines d'années avant la naissance de Jésus, le Nazôréen.
Les
Esséniens formaient une communauté retirée du monde de leur époque. Ils prêchaient
le dénuement plutôt que la richesse, la démarche spirituelle intérieure plutôt que
les rassemblements extérieurs dans les Synagogues, le Temple de Jérusalem et les
fêtes publiques. Ils vivaient dans le désert et il est généralement accepté
aujourd'hui, que les documents de Qumran sont l'œuvre des Esséniens, qui voulaient
préserver leur Textes Sacrés et autres textes importants.
Le
livre de référence de la Cabbale est principalement le livre de la Genèse de la
Bible Hébraïque. Ensuite viennent les quatre autres livres du Pentateuque (qui veut
littéralement dire Penta – Cinq et Teucos – rouleaux) soit les Livres de l'Exode,
le Lévitique, les Nombres et le Deutéronome. Puis finalement le Sefer Ha-Zohar.
Sefer en Hébreux veut dire livre, Ha veut dire : « de Vie » et Zohar
veut dire Splendeur. Donc le Sefer Ha-Zohar est le livre de la Splendeur de la Vie.
Ce livre aurait été écrit par un Rabbi du nom de Simon bar Yochaï ou, Simon fils de
Yochaï, qui aurait vécu entre l'an 100 et 199 de notre ère. D'autres attribuent la
paternité de ce document au Rabbin espagnol Moïse de Léon (1240-1305) qui l'a
diffusé.
Mais
peu importe qui l'a réellement écrit le texte. Dans sa traduction anglaise, à
partir de l'original Araméen, il fait 1982 pages répartit en 5 volumes. Et près de
la moitié de ce livre est consacré à des explications de la Genèse. L'autre moitié
du Zohar concerne les autres livres du Pentateuque. Le Zohar est un bijou de
sagesse et de finesse. Il est très difficile à lire et à comprendre, avec son lot
de jeux de mots et attrapes mais il vaut son pesant d'or. C'est à partir de ce
livre que les gens ont construit un schéma de l'Arbre des Vies. Pour ceux qui
connaissent un peu la Cabbale, vous vous demandez peut-être pourquoi je l'appelle
l'Arbre des Vies plutôt que l'Arbre de Vie au singulier ? La raison est
simple. Dans presque toutes les traductions de l'Ancien Testament et ce dans toutes
les langues, les noms au pluriels sont tous mis au singulier afin de justifier une
croyance en un Dieu unique. Il en va de même pour les mots hébreux
Hetz-HaHayyim. Tous les mots qui finissent par « ? IM » sont des mots masculins pluriels. Ces « erreurs » de traduction commencent dès le troisième mot qui est traduit par Dieu au singulier, mais qui est, en réalité, Dieux au pluriel. Mais j'aurai l'occasion de revenir sur ces « erreurs » et leurs importances dans un prochain texte.
Cet
arbre symbolique est formé de 10 sphères soit les 10 Sephirot. Chaque Sephirah est
une représentation d'une partie de l'Être Divin que nous sommes. Sephirah est un
nom féminin singulier et son pluriel est Sephirot.
L'Arbre
des Vies tel qu'il est généralement dessiné ressemble à ceci : Vous pouvez le
retrouver à l'adresse suivante :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Arbre_de_Vie_(Kabbale). Ou si vous faites une
recherche sur Google, vous en trouverez quelques centaines de modèles.
Les 10 Sephirot de l'Arbre des Vies sont répartis sur 7 étages, tout comme les 7
Chakras de l'Hindouisme. Ils sont aussi représentés sur 3 colonnes soit Boaz, Olam
et Yachin. Boaz représente l'aspect féminin, le côté négatif, le noir (bleu), le froid, la
lune ou le Yin du Tao. Yachin représente l'aspect masculin, le côté positif, le blanc
(rouge), la chaleur, le soleil ou le Yang du Tao. Olam qui veut dire : Monde, représente
l'équilibre.
La dixième Sephirah ou la Sephirah du bas se nomme Malkut et elle représente le
monde physique, soit le monde le plus bas et le plus dense. Elle est souvent
représenté divisée en quatre pointes qui représentent les symboles : Terre – Air – Eau
– Feu.
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