À Benjamin pour son anniversaire et aux êtres qui comme lui sont épris de
connaissances Un littoral de fossiles borde l'empire de ma pensée J'endure les ondes de choc d'un cataclysme gigantesque
Sous un ciel de cendres, la survie est une naissance constante Dans les forêts d'arbres pétrifiés, je gratte les vestiges desséchés de l'océan primitif
Je lèche les traces pour avaler la poussière évocatrice du premier monde Une lueur me féconde et je deviens la calme lagune d'un trésor d'envergure
Déferle soudain un orage dans une alternance de feux sur la terre craquelée J'inonde les stries de la pierre ancienne avec des larmes rouges et glaireuses Parmi les
morceaux d'ambre et les dépôts de calcaire apparaît l'enfant de la béatitude Les temps changeront et moi, privilégiée, j'observe le début de l'avènement |