Vous cherchez une auto familiale, une idée de décoration, de rénovation. un voyage vacance, un bijou, une banque, un produit naturel écologique, une vitamine santé, un restaurant, un vétérinaire.

Autres textes

 

Des noms et des inventions (1)

Normand Lebeau  

 Chaque jour nous utilisons de nombreux objets et appareils dont nous ne connaissons pas l'inventeur, mais seulement le nom. Je vous convie donc à un petit voyage dans le temps, question de retracer l'origine de quelques noms communs dérivés de noms d'inventeurs.  Volt : C'est au physicien italien Alessandro Volta que nous devons l'invention des piles électriques. Il fut le premier, en 1800, à générer un courant électrique et à stocker l'énergie dans l'appareil. Principalement constitué de zinc et de cuivre, la pile de Volta est l'ancêtre direct de la pile. Son nom a été donné à l'unité de force électromotrice. 

 Vespasiennes : L'expression l'argent n'a pas d'odeur, signifiant que pour s'enrichir, tous les moyens sont bons, vient de Rome. L'origine, connue mais contestée, de cette locution remonte à l'empereur Vespasien qui avait établi un impôt sur les écrivains publics. Un jour, son fils Titus lui rapporta les plaisanteries douteuses des Romains et Vespasien, lui faisant sentir une pièce de monnaie, lui dit :  " L'argent n'a pas d'odeur ". L'expression est restée et les urinoirs ont pris le nom de vespasiennes (terme vieilli, mais qu'on retrouve encore aujourd'hui dans les dictionnaires). Précisons que l'avarice légendaire  de l'empereur romain Vespasien lui fit multiplier les taxes, notamment l'impôt sur l'urine, c'est-à-dire sur l'usage des latrines publiques. Inutile d'ajouter que le peuple riait jaune!

 Poubelle : Dans les villes du Moyen-Âge, on jetait tous les détritus dans la rue. Si François 1er créa le premier panier à ordures en 1531, c'est Eugène Poubelle, préfet de Paris, qui imposa, à la fin du XIXème siècle, le ramassage systématique des ordures. En 1884, il décréta la généralisation des " boîtes à ordures ", ce qui lui valut d'être associé définitivement à l'objet…

 Guillotine : Le Code pénal français de 1791 précisait que tout condamné à mort aurait la tête tranchée. Cet instrument charmant a aussi été connu sous les appellations suivantes sous la Révolution : Louisette ou Louison : (dérivés de Louis Guillotin, un professeur d'anatomie et député aux États généraux qui demanda, pour l'exécution des condamnés à mort, la création d'une machine, à laquelle, en dépit de ses protestations, on donna son nom), Mirabelle (dérivé de Mirabeau), rasoir national, monte-à-regret, vasistas et veuve. Au XIXe siècle, elle était surnommée la lucarne et au XXe siècle, la bécane ou le massicot (nom que porte d'ailleurs un instrument familièrement appelé tranche, servant à couper le papier).   À suivre…