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L'amour fait mal

par Josée Papineau  

Combien de fois l'avons-nous entendue celle-là? Vous vous souvenez de « Love hurts » de Nazareth? Je me remémore les paroles de cette chanson et j'arrive même à me voir au moment exact, dans la pièce distincte où je me trouvais lorsque je l'ai entendue à la radio.

Lors de ma première peine d'amour d'adolescente, j'en ai le souffle coupé de douleur en ressentant l'abandon, la trahison. La douleur était si vive que j'aurais souhaité disparaître pour ne plus la ressentir. Pourtant, ce n'était qu'un premier jet.

En tant qu'adulte, je me suis même promise de ne plus jamais aimer en me relevant d'une peine d'amour très douloureuse.

Aujourd'hui, je suis celle qui conseille aux gens de ne pas se retenir d'aimer. Que rien n'est plus salvateur que ce sentiment.

En fait, on plaque sur le dos de l'amour beaucoup de fautes qui en fait, ne lui sied pas du tout.

Ce qui fait mal, c'est la rupture, l'abandon, la trahison, se sentir seul, se sentir rejeté, la coupure.
C'est le deuil du sentiment d'amour qui s'est évanoui. Ce qui fait mal, c'est la fin du doux sentiment et du rêve.

Ce qui fait mal, c'est le manque d'amour.
Ce qui fait mal, c'est l'absence d'amour sous toutes ses formes.

L'expérience d'une vie nous démontre bien que l'on n'aime jamais deux fois de la même façon.

Éric Lapointe le chante si bien. On ne peut jamais recommencer, deux fois la même histoire.

Qu'en est-il des blessures d'une vie qui nous marquent? Il en résulte la peur de se laisser aller et de s'ouvrir aux autres pour ne pas souffrir. Et pourtant, si chacun d'entre nous pouvait réaliser que d'agir de la sorte nous transforme en bêtes qui ne voient, qui ne sentent, qui n'entendent plus rien.

J'ai vécu en tant que femme qui s'est culpabilisée et s'est même punie, comme tant d'autres l'ont fait comme moi. Je vous explique.

Un jour, un ami m'a écrit :

Tout est une question de choix et de permission. Tu as le droit de choisir quelqu'un de bien au lieu de prendre les pômées qui restent.

Sur le coup, j'ai cru y comprendre que le problème venait du fait que je faisais des mauvais choix et ne pouvait faire une nette distinction entre un bon gars ou un mauvais choix. J'ai cru comprendre que mon jugement n'était pas sûr.

Des mois plus tard, j'ai fini par comprendre le réel sens des mots de mon ami.

Tout est une question de choix et de permission.
Pourquoi ne pas choisir quelqu'un de bien et permettre a un mauvais choix de me blesser?
La réponse est très claire.
Je doutais de moi. J'avais peur d'être rejetée par quelqu'un que je considère être une bonne personne. Voilà pourquoi, inconsciemment, je choisissais le « pômé » au lieu de quelqu'un de bien pour moi.

Pourquoi agir de la sorte et faire ce choix? Une punition infligée inconsciente? De quoi voulais-je me punir, au juste?

Je crois qu'il faut simplement comprendre que l'on peut se pardonner pour avoir agi comme on l'a fait. C'est humain. On peut se pardonner d'avoir douté, d'avoir échoué, de ne pas avoir été au bout d'un rêve ou d'un projet. On peut se pardonner d'avoir eu du mal à guérir d'un chagrin et d'avoir flippé. On peut se pardonner d'avoir voulu faire mal, même s'il ne nous incombait pas de le faire. On peut se pardonner d'être tout simplement un humain en apprentissage de ses capacités face aux changements.

Le fait de se pardonner est un acte qui résulte d'une compréhension de nous même et des autres. Du moins, une acceptation des faits contrôlables ou non de nos expériences de vie. C'est un pas vers l'avant et une promesse d'un futur plus clair. La possibilité de vivre un jour une nouvelle histoire qui nous donnera des ailes et on réalisera à nouveau que ce sentiment guérit tous les bobos. Le passé en sera du coup, transformé.

C'est se permettre de s'aimer soi-même avant tout pour avoir la capacité d'aimer vraiment l'autre mais surtout, c'est d'apprécier l'amour que les autres ont pour nous et comprendre que c'est ainsi et seulement ainsi que cela doit être et rien de moins.

L'amour fait mal?  Oh que non!
 

Josée Papineau
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