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Voyageur occasionnel

Normand Lebeau  

De retour d'un voyage en France en décembre 2006

Je n'ai pas sévi sur Norja depuis un bon moment. En ce jour le plus ennuyant (le fameux 25 décembre) de l'année, j'ai entrepris de partager avec vous quelques-unes de mes expériences de voyage.  Bien qu'il ne s'agissait pas de mon baptême de l'air, je n'avais pas pris l'avion depuis 15 ans lorsque je me suis envolé vers Paris le 30 novembre dernier.  Comme je suis arrivé tôt à l'aéroPET de Dorval, j'ai eu le loisir de choisir ma place et j'ai été assez concombre pour opter pour le hublot.  Au retour, j'ai opté pour l'allée, car on peut s'étirer un peu les jambes et il n'est pas nécessaire de déranger tout le monde pour aller siéger au cabinet odorant. Ainsi, plus de sept heures après le décollage, lorsque vient le temps de se décoller de notre siège, on a l'impression d'être un accordéon. Encore beau que je sois plutôt du type nabot, car le trajet n'a beau que durer sept heures et quelques poches d'air, si on mesure six pieds et plus, que faire de ses jambes? Toujours est-il qu'une fois sorti de l'avion, il me restait deux correspondances avant d'atteindre ma destination finale : Lyon et Digoin en Bourgogne. Invité à assister à la présentation d'un recueil formé de poèmes créés dans le cadre d'un concours annuel, je me suis décidé à partir cinq jours avant l'événement, ce qui suppose une certaine dose d'improvisation.  Après quelques mésaventures, notamment avoir raté le TGV vers Lyon, j'ai pu apprécier l'efficacité du train grande vitesse (on ne remarque sa vélocité qu'au moment de croiser un autre bolide du même type) et rendu à la gare de Lyon, nommée Part-Dieu, je suis allé prendre une bière et j'ai constaté avec plaisir que les gens qui venaient se restaurer à la gare étaient souriants et communicatifs et j'ai entamé la conversation avec quelques personnes. Ensuite, ce fut le trajet en car de la SNCF de Lyon à Digoin (personne ne semblait connaître cette ville sauf un client du comptoir-resto-bistro de la gare de Lyon qui m'a dit qu'il s'agissait du sud profond!).  Si le TGV est confortable, le car, lui, se rapproche dangereusement du wagon à bestiaux, encore que le trajet vers Digoin fut de loin plus confortable que celui du retour. Avec un peu de chance, on parvient à s'asseoir sur un strapontin. Toujours est-il que malgré la noirceur et une absence presque complète d'indications, je suis finalement arrivé à la gare de Digoin, située tout près de mon hôtel qui, à ma grande surprise, s'est avéré confortable et moderne. Toutefois, j'avais l'estomac dans les talons et comme le restaurant de l'hôtel affichait complet, je suis allé faire une marche, espérant trouver un resto ouvert quelque part, mais en vain, car seuls quelques bars continuaient de servir une maigre clientèle.  En dernier ressort, je suis allé voir si le restaurant de l'Hôtel de la gare, situé en face du mien, servait des repas légers, mais après m'avoir toisé comme si je sortais d'une soucoupe volante, on m'a informé il n'y avait qu'une option, soit le menu du jour à 28 euros, ce qui me semblait un peu cher.  J'ai pris une bière dans un petit salon privé, quelque peu miteux et une fois ma bière terminée, j'ai constaté que le restaurant fermait ses portes. Il ne me restait plus qu'à aller me coucher. Toutefois, en rentrant à l'hôtel une surprise m'attendait…

Suite le mois prochain! (Je suis un émule du bon vieux capitaine Bonhomme, Nicolas de son prénom).